Jaime Rosales, réalisateur barbu de La Soledad.
Jaime Rosales (réalisateur) est venu présenter son film La Soledad (pour écouter l’entretien minuté : cliquez ici) à Strasbourg (sortie le 11 juin). Il y emploie sa propre grammaire cinématographique qui passe notamment par des dispositifs, des partis pris nécessitants un certain temps pour trouver leur pleine mesure : le film fait 2h10 et c’est une durée justifié.
Jaime Rosales nous livre ses souvenirs et impressions des films suivants.
Sarabande (Ingmar Bergman) : Réaction cinéphilique ? J’ai des sentiments opposés par rapport à ce film. Quand je l’ai vu, j’ai eu une émotion très très forte. J’étais avec ma femme, on pleurait tous les deux. C’est quand même un film extraordinaire. Avec le temps -ce qui m’arrive souvent si j’ai une grande émotion, si vraiment je pense que j’ai vu un chef-d’œuvre dans l’immédiat : avec le temps, c’est un film qui m’abandonne un petit peu. Ça a été le cas. Je pense que ça peut reprendre de la valeur en moi, mais… C’est un film très maîtrisé, d’une très grande qualité dans tous les sens, mais je ne sais pas, ce n’est pas la même chose que ses films en cinéma peut-être : il y avait quelque chose du digital qui me déplait. En général, je n’aime pas les films en digital.
Lumière silencieuse (Carlos Reygadas) : C’est un copain. J’ai vu le montage préliminaire, j’étais à Cannes et je l’ai vu aussi en salle. C’est un très beau film. J’aime beaucoup. Je pense que Japon et Lumière silencieuse sont les deux films… J’aime passionnément la scène où il y a toute la famille qui se baigne là, dans une espèce de piscine naturelle, avec tous les enfants : c’est extrêmement bien filmé. C’est un film très courageux, très épique.
Le fabuleux destin d’Amélie Poulain (Jean-Pierre Jeunet) : Ouh-la ! Ça c’est un film que je déteste. C’est une honte ce film. Non-non. C’est du faux… Tout est faux. Ça ne raconte rien, ça ne raconte pas la France, ça n’est pas une histoire d’amour ; on voit le truc, on voit le mensonge de partout. C’est comme des feux d’artifices : elle est très mignonne, lui aussi il est très beau, mais tout est… C’est une honte, non-non-non, il ne faut pas voir ce film-là… Ce qui n’est pas honnête c’est de faire passer quelque chose de très faux et de très inintéressant pour une œuvre artistique originale, ça c’est inacceptable. Faire une romantic comedie comme There’s something about Mary (Mary à tout prix des frères Farrelly), pourquoi pas, il n’y a aucun problème : c’est des gens qui ne se prennent pas pour des intellectuels, qui font des films comme ça pour gagner de l’argent. En plus avec des idées, bon un type d’humour un peu grossier, mais je ne trouve pas ça malhonnête alors que j’ai des problèmes avec le destin d’Amélie machin.
Vertigo (Alfred Hitchcock) : Vertigo. C’est un film troublant sans doute. Je ne sais pas pourquoi les critiques cinéma adorent tellement ce film d’Hitchcock alors que parmi ses films il y en a d’autre qui me semblent à la même hauteur ou supérieurs. C’est un de ces films très cinéphiles dont je ne partage pas tellement la cinéphilie.
Recueillis par Jenny Ulrich
Mercredi 11 juin 2008 à 21: 20
Yeaaah, fuck Amélie Poulain!!!!! Non, je déconne. Enfin, je reste d’accord avec ce qu’il dit et son film est une petite expérience intrigante…
Samedi 14 juin 2008 à 9: 26
il es drolemen babru le réalisateur.
son film es vachemen lon en tou cas.
en plus il y a deux image en meme temp !
il faut regardé partou ou on risque de passet a coté d’un truc importan.
Ameli poulain elle mimi quan meme !
je vou trouve salop.
mai bonC’est un de ces films très cinéphiles dont je ne partage pas tellement la cinéphilie.