On the road again ? Oui, le mois dernier, seulement trois jours après mon arrivée à Belfast, j’ai pu assister à mon premier film sur le sol irlandais (ou britannique ? choisissez votre camp !) au Queen’s Film Theatre (cf photo, oui c’est bien un cinéma!), le cinéma de l’université de Belfast, celui qui a la programmation la plus originale et la plus internationale de la ville. Et qu’ai-je vu ? « Where in the World is Osama Bin Laden ? » le nouveau documentaire de Morgan Spurlock, qui a eu son heure de gloire avec « Super Size Me ».
Spurlock est à Michael Moore ce que Quick est à McDonald : un digne émule, avec une image moins dégradée et écrasante, qui a adopté sa façon de se mettre en scène dans ses propres documentaires, mais qui a eu la bonne idée de ne pas tomber dans la propagande démagogique. Cependant, la réelle marque de fabrique de Spurlock, c’est de se mettre en danger, de jouer sa propre santé, sa propre vie, et ici évidemment l’intitulé du film laisse à penser qu’il va devoir payer de sa personne, physiquement parlant, tel le héros d’un bon film d’action hollywoodien où un homme, un vrai prend à bras le corps le destin du monde pour aller botter les fesses du méchant ! Et quel méchant en l’occurrence, l’ultimate bad guy en personne : Oussama Ben Laden !
Comme toujours Spurlock prend son sujet (et sa santé et sa sécurité) très au sérieux. Il commence donc par prendre des cours d’autodéfense, des vaccins, des leçons d’Arabes, et même apprendre à gérer les situations où il pourrait être pris en otage (Ingrid Betancourt appréciera…). Mieux vaut prévenir que guérir, n’est-ce pas ? Séquences amusantes, et ô combien futiles, puisqu’au bout d’une heure et demie, en sortant de la salle, on est sidéré de voir combien tout son périple se déroule de façon plutôt chaleureuse, amicale, à l’opposé de tous les préjugés américains (et occidentaux en général) sur les pays Arabes. Les gens d’Egypte, du Maroc, d’Afghanistan lui ouvrent leurs bras et leurs cœurs avec une franchise et un sourire qui font plaisir à voir !
En Arabie Saoudite, les choses sont plus tendues, la moindre interview est surveillée, mais au moins peut-il dialoguer, tandis qu’en Israel il manque de se faire lyncher par des Juifs Orthodoxes qui refusent la moindre de ses questions. Certainement la séquence la plus glaçante et la plus paradoxale, compte tenu des liens USA-Israël. Bien évidemment, on se doute qu’on n’en apprendra pas davantage sur Ben Laden à la fin. A vrai dire, on s’en fiche bien, de Ben Laden, et Spurlock le premier. Son film n’a rien de révolutionnaire, il vient sans doute trop tard pour être de première importance, et n’apporte rien à ce qu’on connaissait déjà sur la situation politique mondiale, et le double jeu de la diplomatie américaine de ces trente dernières années, mais il a cette qualité d’aller au devant de toute une galerie de gens et de les montrer sous un jour humain, souriant, positif, loin des poncifs, loin des peurs et des fictions hollywoodiennes. La bonne humeur qui s’en dégage est communicative et donne même à penser qu’il reste de l’espoir pour l’humanité. Et, dans le contexte actuel (tremblements de terre, inflation, prix de l’essence, guerres, famines, Domenech reconduit à la tête de l’équipe de France…) c’est déjà pas mal !
Tags : Belfast, Ben Laden, Documentaires, Spurlock


Mardi 22 juillet 2008 à 14: 45
Je sai pas ou est Ossama (lol), mais je sai que la réponss est 42 !!
:p
Mardi 22 juillet 2008 à 16: 14
T’es un grand malade Jéré…euh…Akotédlhaplack
Jeudi 24 juillet 2008 à 9: 01
Pardon ? Je ne kompren pas seuss ke vou voulé dirr.
Dimanche 27 juillet 2008 à 10: 28
;)
Lundi 28 juillet 2008 à 17: 31
On diré queue j’é un couzin !