C’est cool d’aller au cinéma, surtout quand le premier printemps de l’Ère du Réchauffement Climatique est bien installé comme maintenant. Ça me permet de me détacher de mon écran d’ordi la conscience tranquille : je FAIS quelque chose, ergo je ne suis pas un parasite de la societé qui profite indûment de son RMI; mais bon, je digresse …
Ce soir je suis donc allé voir des courts métrages de Maya Deren, des années 40, projetés par l’association Burstscratch au cinéma Star, que les cinéphiles starsbourgeois connaissent bien. J’étais tombé sur une photo il y a de ça quelques mois, qui m’avait accroché; on ne sait jamais vraiment pourquoi ces choses là arrivent, aléa poétique sûrement. J’étais vite allé faire un tour sur IMDB ou Wikipedia pour découvrir qui est Maya Deren, et j’avais été trés interessé de voir que son travail était qualifié d’onirique (j’aime bien ce qui est onirique).
Coup de bol, ce lundi donc, Burscratch programme 5 ou 6 films. Je n’ai pas le programme, je ne me rappelle donc pas forcément de tous les titres, mais il y avait au moins Meshes of the afternoon (des ombres, de l’étrangeté surréaliste), Ritual in transfigured time (un danseur qui suit une jeune femme en faisant des bonds de cabri assez convaincants), At land, Meditation on violence (une super démo de Kung-Fu d’un disciple de l’école Wutang), plus The very eye of night, une trés chouette rêverie astrologique avec des danseurs de lumière (en négatif) incrustés sur un ciel étoilé.
J’aime bien comment elle utilise le mouvement de sa caméra pour évoquer un espace. J’aime aussi cet esprit d’expérimentation brut de décoffrage et sophistiqué à la fois.
