Archive de la catégorie «Tops & Flops 2007»

Tops & Flops 2007 (3/3)

Mardi 8 janvier 2008

Chaque CUTien et CUTienne (comprenez les rédacteurs et illustrateurs, filles et garçons, de la revue CUT) livre ses 4 tops et ses 2 flops (maximum) pour l’année 2007. Et en bonus (selon le bon vouloir de chacun), ses tops & flops sont accompagnés d’un texte ou d’un dessin qui raconte son année de cinéma en 2007. Voici la troisième et dernière partie. Vous pouvez retrouver la 1ère et la 2eme partie des Tops & Flops 2007 en cliquant plus bas à droite, sur la catégorie… Tops & Flops 2007.

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ROMAIN SUBLON
TOPS
Tout est pardonné (Mia-Hansen Løve)
La graine et le mulet (Abdellatif Kechiche)
La nuit nous appartient (James Gray)
L’histoire de Richard O. (Damien Odoul)
FLOPS
Nos amis les Terriens (Bernard Werber)
L’homme sans âge (Francis Ford Coppola)

Cette année encore, j’ai souffert. Puis j’ai joui. A moins que je n’ai joui avant de souffrir.
Cette année encore, il a fallu se coltiner tous ces films nés de cerveaux trop sains. Pardon, trop propres. Ces films sans couleur, sans saveur ni odeur. Ces films sans rien. Je pense à Nos amis les terriens, Michou d’Auber, Le cœur des hommes 2. Ces films énervants, puants aussi, qui amochent le cinéma : Truands, Pur week-end, A l’intérieur.
Cette année encore, j’ai été déçu. Par Chabrol, qui paie le prix cher d’un rythme de production effréné (La fille coupée en deux). Par Coppola, qui a misé sur un cinéma de jeune premier (L’homme sans âge). Par Catherine Breillat (Une vieille maîtresse), qui est une déception permanente mais comment s’y résoudre ? Par Valérie Bruni-Tedeshi qui tend un piège aux acteurs et actrices de son film (Actrices).
Cette année encore, j’ai vibré. J’ai cru touché à la vérité des corps et des sentiments (Tout est pardonné, mais aussi Le dernier des fous), j’ai espéré que chacun ait encore le droit à la parole (La graine et le mulet, mais aussi Faut qu’ça danse), j’ai pensé que le cinéma classique n’est pas académique (La nuit nous appartient), j’ai joui de plaisir (L’histoire de Richard O., mais aussi Avant que j’oublie).
Enfin, cette année, pour la première fois, j’ai publié un livre sur le cinéma. Putain, le cinéma mec.

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AYMERIC JEAY
TOPS
Le metteur en scène de mariages (Marco Bellocchio)
Persepolis (Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud)
Notre Pain quotidien (Nikolaus Geyrhalter)
Les climats (Nuri Bilge Ceylan)
FLOPS
Bobby (Emilio Estevez)
Substitute (Fred Poulet et Vikash Dhorasoo)

Aymeric Jeay

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GUSTAVE KERVERN
TLOPS
Les promesses de l’ombre (David Cronenberg)
La nuit nous appartient (James Gray)
Control (Anton Corbijn)
Ratatouille (Bard Bird)
Paranoid park (Gus Van Sant)

Les seuls films que j’ai vus cette année je crois, ce sont des TLOPS. Ni TOPS, ni FLOPS.
Les promesses de l’ombre : bien mais dans quel but ?.. Félicitations au mec qui fait les faux doigts coupés, les fausses mains, les faux cous.
La nuit nous appartient : bien mais dans quel but ?.. Et je ne comprends pas les critiques qui disent que c’est un retour à l’ordre moral. Ces journalistes devraient être emprisonnés immédiatement et subir un contrôle fiscal.
Control : bien. Un film qui montre le peu de courage du chanteur du groupe car si on devait tous se suicider parce qu’on est devenu papa, on s’en sortirait pas.
Ratatouille : bien. Un peu cruel pour les ménagères puisque ca démontre qu’un rat peut mieux faire la cuisine qu’elles.
Paranoid park : bien. Un espoir pour nous car Gus Van Sant prouve qu’on peut encore faire du skate à 50 ans.
UN TOP quand même : Rainbow pour Raimbaud de Jean Teulé, vu à notre festival de Groland. Un film génial, ignoré à sa sortie malgré un prix à Cannes. Un film bourré d’idées, un film libre. Bref, un film.

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MAEIE
TOPS
Persepolis (Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud)
Inland empire (David Lynch)
Boulevard de la mort (Quentin Tarantino)
La graine et le mulet (Abdellatif Kechiche)
FLOPS
My Blueberry nights (Wong Kar Wai)
The Simpsons le film (Matt Groening)

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SYLVAIN MAZARS
TOPS
La nuit nous appartient (James Gray)
Vingt-huit semaines plus tard (Juan Carlos Fresnadillo)
Quatre Mois, 3 Semaines, 2 Jours (Cristian Mingiu)
A la recherche du bonheur (Gabriele Muccino)
FLOPS
Une vieille maîtresse (Catherine Breillat)
Lucky You (Curtis Hanson)

L‘année ciné 2007 s’est achevée pour moi comme elle avait débuté : par la fin du monde. La fin d’un monde en janvier dans Apocalypto, encore un excellent film signé Mel Gibson, cinéaste incompris parce que souvent jugé pour ce qu’il est - un catholique illuminé - et non sur ce qu’il fait. La fin de l’espèce humaine en décembre dans Je suis une légende, troisième adaptation, peut-être la meilleure, du classique de Richard Matheson.
Entre les deux : une mosaïque de cruelles déceptions, dont The Good German, de mon réalisateur (vivant) préféré Steven Soderbergh, n’est pas la moindre, et de bonnes surprises, comme le festival de science-fiction aux cinémas Star, avec la projection en 3D de L’Etrange Créature du lac noir.
Et, bien sûr, en mai, le vortex à films que représente le Festival de Cannes, dont le film d’ouverture, l’insupportable My Blueberry Nights, a bien failli se retrouver au panthéon de mes flops de l’année. A ce propos, Romain, deux flops seulement, c’est un peu juste.

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ENZO
Ni TOPS ni FLOPS

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FRANCK MANNONI
TOPS
L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford (Andrew Dominik)
Golden Door (Emanuel Crialese)
Lumière silencieuse (Carlos Reygadas)
Actrices (Valeria Bruni-Tedeschi)
FLOP
L’Heure Zéro (Pascal Thomas)

En faisant la promotion du film Le Deuxième Souffle d’Alain Corneau, Michel Blanc répétait à tout bout de micros qu’il ne s’agissait pas du remake du film de Melville (1964), mais bien d’une nouvelle adaptation du polar écrit par José Giovani. Voilà qui clôt idéalement une année (et plus…) consacrée aux aller-retours entre cinéma et littérature et toutes les questions-problèmes que cela suscite.
De la transposition de 300, par Jack Snyder à partir de la BD de Frank Miller, à Lady Chatterley de Pascale Ferran, adapté de D.H. Lawrence, il y a une communauté d’idée et d’action malgré les univers différents. Tout tend à magnifier une oeuvre écrite en ouvrant pour elle un espace esthétique, un axe temporel qui vont la sublimer dans un autre langage, quitte à rajouter du sens. Bon, il ne faut pas trop rêver non plus : nous parlons là de la crème et les déceptions sont fréquentes. L’Heure zéro repris d’Agatha Christie par Pascal Thomas, par exemple, ne sublime rien du tout.
Espérons que l’année 2008 commence sous de meilleurs auspices.

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BOYAN DRENEC
TOPS
Le violon (Francisco Vargas Quevedo)
Amer béton (Michael Arias)

Mon année ciné 2007

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TOPS / FLOPS : LE BILAN DE LA REDACTION
TOPS
La nuit nous appartient (7 voix)
Boulevard de la mort (6 voix)
Persepolis (4 voix)
La graine et mulet / Tout est pardonné / L’assassinat Jesse James par le lâche Robert Ford / Quatre mois, 3 semaines, 2 jours (3 voix)
FLOPS
Aucun film ne se détache. Plusieurs égalités à 2 voix.

Tops & Flops 2007 (2/3)

Samedi 5 janvier 2008

Chaque CUTien et CUTienne (comprenez les rédacteurs et illustrateurs, filles et garçons, de la revue CUT) livre ses 4 tops et ses 2 flops (maximum) pour l’année 2007. Et en bonus (selon le bon vouloir de chacun), ses tops & flops sont accompagnés d’un texte ou d’un dessin qui raconte son année de cinéma en 2007. Voici la deuxième partie (mardi: mise en ligne de la 3e et dernière partie). Vous pouvez retrouver la 1ère partie des Tops & Flops 2007 en cliquant plus bas à droite, sur la catégorie… Tops & Flops 2007.

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F.X
TOPS
La nuit nous appartient (James Gray)
Election 1 (Johnnie To)
Election 2 (Johnnie To)
4 mois, 3 semaines et 2 jours (Cristian Mungiu)
FLOPS
Invasion (Oliver Hirschbiegel)
L’heure zéro (Pascal Thomas)

Des chiffres.- En cette période rétrospective, voici deux chiffres (source IMDb) qui permettront de parler un peu plus des films aimés de l’année passée et de celle qui vient.
6 : c’est le nombre de projets auxquels Josh Brolin est associé en 2007. Certes, sont comptées sa participation à Chacun son cinéma (pour le plus beau segment, celui des frères Coen) et son apparition dans Grindhouse qui correspond également à celle de Planète terreur. Il est quand même amusant de voir que le vétéran has-been des Goonies se retrouve à l’affiche de nombreux films, dont un des plus passionnants de l’année à venir, No Country for Old Men. Nouvelle moustache, nouvelle carrière ?
5 : c’est le nombre de films sortis en France entre début janvier 2007 et fin janvier 2008, auxquels le nom de Johnnie To est associé, en tant que réalisateur, co-réalisateur ou producteur. Le stakhanovisme du personnage n’est plus un mystère, mais son implication dans les projets hongkongais les plus passionnants se confirme. Merci pour les Election, en attendant Filatures et Triangle.

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GREG LAUERT
TOPS
La nuit nous appartient (James Gray)
L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford (Andrew Dominik)
Zodiac (David Fincher)
Les promesses de l’ombre (David Cronenberg)
FLOPS
99F (Jan Kounen)
My Blueberry Nights (Wong Kar Wai)

Depuis quelques années, le cinéma est perpétuellement bousculé par l’expansion de la fiction télé. De nouvelles habitudes de visionnage poussent le spectateur vers d’autres formats. Il était logique de s’interroger sur la capacité de réaction et d’évolution de notre art. 2007 aura prouvé que le cinéma n’avait de meilleur atout que sa propre singularité. Avec les oeuvres de James Gray, Andrew Dominik, Florian Henckel von Donnersmarck, le cinéma a su retrouver son ambition.
Ces dernières années, les soubresauts venaient des derniers dinosaures, comme Terence Malick ou Clint Eastwood. 2007 aura signé l’avènement d’auteurs mariant classicisme et renouveau. La nuit nous appartient puise ses inspirations tragédiennes chez le grand Coppola. L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford explore les fondements moraux de l’Amérique comme aucun autre film depuis ceux de Cimino. Zodiac exhume le film d’investigation façon A.J Pakula.
2007 sonne comme une mise au point, démontrant que le grand cinéma est unique, poétique, politique, graphique, et lyrique.

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AURORE PETIT
TOPS
Nous, les vivants (Roy Andersson)
Persepolis (Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud)
4 mois, 3 semaine, 2 jours (Cristian Mungiu)
FLOP
Les promesses de l’ombre (David Cronenberg)

Aurore Petit

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STEF
TOPS
Tout est pardonné (Mia-Hansen Løve)
Lettres d’Iwo Jima (Clint Eastwood)
Amer béton (Michael Arias)
Secret sunshine (Lee Chang-Dong)
FLOPS
Dialogues avec mon jardinier (Jean Becker)
Nos amis les terriens (Bernard Werber)

Le général Kuribayashi marche seul sur la plage noire et comprends vite que cette bataille est perdue d’avance ; mais la dignité du soldat inonde. On suivrait l’homme jusqu’en enfer. L’enfer, Lazarius en est revenu. Alors il joue du blues dans les rades du coin : « Black Snake Moan… ». Samuel L. Jackson, qui connaît les serpents, armé de sa Gibson ES-335 , expulse ses peines perdues et force le destin à lui donner une seconde chance. Celle que la Môme n’aura pas, pourtant Marcel était encore là, dans son lit, il y a si peu. « Laissez le moi encore un peu, mon amoureux ».
Année des morts foudroyantes donc, Julie dans Les chansons d’amour elle qui a déjà aimé pour la beauté du geste, Victor dans Tout est pardonné, mais il aura pu croiser une dernière fois les yeux de Pamela et… tout est dit dans le titre, le petit garçon de Shin-ae dans Secret Sunshine. Mais peut-être joue-t-il une dernière fois à cache-cache ?
Alors on retient ces trop pleins d’émotion. Le héros de Still Life, tout petit bonhomme perdu au milieu de nulle part, Malo dans la scène des enchères de La Maison ou l’impénétrable Alex qui aura vu le sang et préfère balancer accompagné d’Elliot Smith, sur son skate. Les deux amis de Supergrave auront aussi vu le sang, cette petite tâche sur un pantalon, d’une fille qui s’est frottée d’un peu trop près dans une danse endiablée. Celle qui ne s’arrêtera jamais à la fin de La graine et le mulet, scène de sexe, scène de sauvetage, scène où le cinéma est bien vivant et il le dit haut et fort.

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MARCEL RAMIREZ
TOPS
We own the night (James Gray)
Joe Strummer, the future is unwritten (Julien Temple)
Boulevard de la mort (Quentin Tarantino)
Bug (William Friedkin)
FLOPS
Ocean’s 13 (Steven Soderbergh)
La nuit au musée (Shawn Levy)

Alors, être rock en 2007, c’était… Merde ! J’me suis planté de revue !
Je reprends : être ciné en 2007, c’était d’acheter des dizaines de DVD, et n’en regarder que la moitié (ben ouais j’ai pas l’temps, faut qu’j'aille au ciné !) ; c’était aussi s’émouvoir des aventures de Marjane dans Persepolis, ou kiffer les gonzesses dans le dernier Tarantino ; c’était retenir son souffle durant l’hallucinante poursuite de La Nuit Nous Appartient, ou la baston sanglante du dernier Cronenberg ; pleurer devant Joe Strummer : The Future Is Unwritten (parce que quand même, il était cool, Joe). Etre ciné en 2007, c’était encore (mais là vous pouvez pas comprendre) ; rejouer Vacances Romaines avec sa petite amie (c’est moi qui faisait Gregory Peck…), mais aussi, et ce n’est pas rien, écrire dans CUT
P.S. Je sais, c’est de la télé, mais je me demande si le meilleur moment de cinéma de 2007, n’était pas la fin géniale de la saison 3 de Lost. Respect les gars… Et longue vie à CUT !

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NIKOSAN
FLOP
Boulevard de la mort (Quentin Tarantino)

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FANNY LÉPINE
TOPS
Les chansons d’amour (Christophe Honoré)
Tout est pardonné (Mia-Hansen Løve)
La graine et le mulet (Abdellatif Kechiche)
Actrices (Valeria Bruni-Tedeshi)
FLOPS
L’homme sans âge (Francis Ford Coppola)
La chambre des morts (Alfred Lot)

Que dire sur cette année ciné 2007… Comme ça de prime abord, rien à signaler. Ah si, je suis devenue critique ciné. Dans CUT. Ça c’est nouveau. Et grâce à cette entrée dans ce qu’on appelle ici la fine équipe (je vous passe les détails de mon intégration), je me suis retrouvée contrainte à participer à cette grande farce que sont les tops et les flops. En tant que lectrice assidue de cette sympathique chronique, j’étais plutôt flattée.
Mais attention cher lecteur à ne pas te laisser berner par cette énorme farce. Comment, mais COMMENT, peut-on demander à des gens consciencieux, de choisir en leur âme et conscience quatre tops et deux flops. Quatre et deux. Pas moins. En ce qui me concerne, ça aurait été six tops et zéro flop. J’ai donc arbitrairement tranché pour ces quatre tops. Je tiens d’avance à m’excuser auprès de Florian Henckel von Donnersmarck et Claude Chabrol (que je salue au passage). J’aurais bien aimé rajouter La vie des autres et La fille coupée en deux. Désolé aussi à Francis Ford Coppola et Alfred Lot, mais je me suis tellement ennuyée pendant vos films que c’est tombé sur vous. Voilà.

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SATURNIN LACERTI
Voilà quelques temps déjà, depuis mars dernier plus précisément, que je subis vos affronts. Un individu a spolié mon nom dans vos colonnes, me rendant responsable en moins d’une saison de moult péripéties.
Je vis depuis un martyr, Monsieur Sublon. Cet homme a fait de moi une attraction, si bien que je ne peux plus me rendre librement dans les salles obscures. Certains m’ont même jeté des cacahouètes à la figure, oui Monsieur, des cacahouètes enrobées de plus de chocolat, pour espérer figurer dans cette néfaste rubrique.
J’ai touché le fond ce jour d’été où je voulais me rendre paisiblement à la Fête du cinéma. Voulant descendre du tram, j’ai été submergé par une foule disparate. Je m’en suis coincé le pied sous un des fauteuils de la rame. Deux allers-retours j’ai dû faire pour me décoincer. Deux, Monsieur !
Alors j’espère que cette mascarade cessera, je ne peux plus Monsieur subir ces incessants quolibets. Mes voisins me regardent drôlement…
Je vous salue tout de même.

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La suite et fin, mardi…

Tops & Flops 2007 (1/3)

Mercredi 2 janvier 2008

Chaque CUTien et CUTienne livre ses 4 tops et ses 2 flops (maximum) pour l’année 2007. Et en bonus (selon le bon vouloir de chacun), ses tops & flops sont accompagnés d’un texte ou d’un dessin qui raconte son année de cinéma en 2007. Voici la première partie (samedi: mise en ligne de la 2ème partie. Mardi: mise en ligne de la 3ème et dernière partie).

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MATHIAS ULRICH
TOPS
La nuit nous appartient (James Gray)
Apocalypto (Mel Gibson)
Hostel 2 (Eli Roth)
Loft (Kiyoshi Kurosawa)
FLOPS
Truands (Frédéric Schoendoerffer)
La cité interdite (Zhang Yimou)

Bon ben, le moins qu’on puisse dire, c’est que l’année cinéma 2007 aura été chiche en grands moments. On dégagera deux tendances. La première étant la surprenante domination des américains pour les films de qualité. Pas de chefs-d’oeuvres (à part peut être La nuit nous appartient) mais beaucoup de bonnes petites surprises : Apocalypto, Hyper tension, Hostel 2, Boulevard de la mort et Planète terreur, L’homme sans âge, American gangster… Les cinéastes institutionnalisés comme les jeunes talents perpétuent une certaine idée d’un cinéma de genre efficace et pas idiot. Ne nous en plaignons pas, même si certains ont déjà été plus inspirés.
Et pour le prestige de la France, l’invraisemblable nombre de navets bien de chez nous : Truands, Taxi 4, L’histoire de Richard O, Chrysalis… (n’ayant pas osé L’auberge rouge, je passe le film sous silence). Un vrai chapelet d’atrocités sur celluloïd, chez les auteurs comme les commerciaux. Jean-Jacques Annaud tire son épingle du jeu avec un film annoncé catastrophique, Sa majesté Minor, mais qui vaut en fait beaucoup mieux que le passage au pilori que la presse lui a infligé. Tachons aussi de sortir des oubliettes - où le peu d’intérêt du public l’a injustement envoyé - le beau film de Florent-Emilio Siri, L’ennemi intime.
La présence asiatique était quand à elle, totalement anecdotique, même si les vieux de la vielle, Johnnie To et Kiyoshi Kurosawa, ont livrés deux bandes originales, à la fois arty et populaires avec Exilés et Loft.

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MISTER ORANGE
TOPS
La Traversée du temps (Mamoru Hosoda )
Ratatouille (Brad Bird)
Boulevard de la mort (Quentin Tarantino)
Exilé (Johnnie To)
FLOP
Les Contes de Terremer (Goro Miyazaki)
Ocean’s 13 (Steven Soderbergh)

2007, ou comment reproduire le même schéma cinématographique que 2006, 2005 et 2004, c’est-à-dire celui qui s’est imposé à moi depuis que je ne suis plus étudiant et maître de mon temps. Je ne prends rendez-vous avec la toile que lorsque je suis certain de conclure. Plutôt que de prendre le risque de découvrir des auteurs, de me faire bousculer ou d’être déçu.
Donc, comme en 2006, je n’ai vu en 2007 que de très bons films. Tarantino et Johnnie To sont pour moi des valeurs plus que sûr, tout comme Soderbergh, même si il rate complètement son Ocean’s 13. Ce que fabriquent les studios Pixar n’a pas encore la qualité de ce qu’accomplissent les studios Ghibi même si cette année, j’ai été surpris par Ratatouille et déçu par ce que j’appelle la première réalisation moyenne du dernier studio cité. Seul La Traversée du temps aura été réellement inattendu. On devine mes bonnes résolutions pour 2008…

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ALU
TOPS
La vie des autres (Florian Henckel von Donnersmarck)
Le dernier roi d’Ecosse (Kévin Macdonald)
Les promesses de l’ombre (David Cronenberg)
Persepolis (Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud)
FLOPS
300 (Zack Snyder)
99F (Jan Kounen)

2007 nous a tenus en haleine… Avec La Môme d’abord. Avant sa sortie, feu L’hebdo ciné diffusait en exclusivité 7min15 du film tant attendu. De quoi me mettre l’eau à la bouche. Le souci, c’est que l’attente fait naître beaucoup d’espoirs, parfois trop. La Môme m’a déçue. Certes, il y a ce plan séquence inoubliable, mais je n’ai pas réussi pour autant à « entrer » dans le film comme je l’aurais voulu. Moi, je fonctionne à l’empathie, et là, ça n’a pas pris. Idem avec Les Chansons d’amour. En même temps, c’est pas toujours facile de se mettre à la place d’un « pauvre imbécile secrétaire »…
2007, l’année des blockbusters, et des bouses aussi. Comment ne pas évoquer l’inénarrable 300 ? Et cette fameuse critique de Libé qui suscita l’ire des internautes… Pourtant, il avait vu juste, ce monsieur de Libé : « This is merdaaaaa ! ». Des ratages, il y en a eu d’autres : Harry Potter, La disparue de Deauville (rien à voir si ce n’est que c’était très mauvais)…. Mais s’il ne fallait se souvenir que d’un film, ce serait La vie des autres. Mon coup de cœur, ma claque.

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MAHON
TOPS
300 (Zack Snyder)
Sunshine (Danny Boyle)
Boulevard de la mort (Quentin Tarantino)
Lettres d’Iwo Jima (Clint Eastwood)
FLOPS
Zodiac (David Fincher)
Abandonée (Nacho Cerdà)

Mahon

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JENNY ULRICH
TOPS
L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford (Andrew Dominik)
Hyper tension (Mark Neveldine, Brian Taylor)

2007… Mouais. J’ai vu plein de films en 2007. Probablement encore plus que les autres années puisque pour Cut la radio, je me suis mise au défi d’aller TOUT voir (sauf Le cœur des hommes 2). Mais au moment de faire mes tops et flops, curieusement il y a peu d’évidences.
Côté flops, j’ai eu à subir un certain nombre de comédies-hihi sentimentales-sniff poussives-zzz à la française, seulement impossible de départager ces bouts de néant. Côté Top, c’est mieux, j’en tiens deux de solides (cf. ci-dessus) : le premier, je le considère sérieusement comme un grand film et le deuxième peut-être pas mais quel pied !!! Et voilà. Ma liste s’arrête là car si j’ai évidemment vu beaucoup d’autres bons films, pourquoi distinguer l’un plutôt que l’autre s’il ne s’impose pas tout seul ?
Allez quand même, il y a les heureuses surprises qu’il faut citer. Hop, comme ça me vient : 2 days in Paris (Julie Delpy), Hostel 2 (Elie Roth), Bug (William Friedkin), Apocalypto (Mel Gibson), Regarde moi (Audrey Estrougo), Golden door (Emanuele Crialese), Zodiac (David Fincher), Amer Béton (Michael Arias), etc.

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RV (l’ex-expatrié en Tchéquie)
TOPS
Boulevard de la Mort (Quentin Tarantino)
La nuit nous appartient (James Gray)
Sunshine (Danny Boyle)
Planète Terreur (Robert Rodriguez)
FLOPS
La dernière légion (Doug Lefler)
Eragon (Stefen Fangmeier)

Une année-ciné loin des salles de cinémas. Une année-ciné à rattraper !

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RINO
TOPS
Inland Empire (David Lynch)
300 (Zack Snyder)
Zodiac (David Fincher)
Boulevard de la mort (Quentin Tarantino)

Je n’ai pas vu La vie des autres, je n’ai pas vu La graine et le mulet, je n’ai pas vu la palme d’or, je n’ai pas vu Ratatouille ni Persepolis, je n’ai pas vu Bug et encore moins les derniers Van Sant et Cronenberg. Je n’ai vu ni le Chabrol ni le Rohmer. Je n’ai même pas vu Control, et pourtant en fan de Joy Division je voulais. Je n’étais pas aux séances d’ I’m not there ni à celles du film de James Gray que j’aime beaucoup par ailleurs. Je n’ai pas entendu Les Chansons d’amour… Bref, je n’ai pas vu grand chose… Pourtant je me suis toujours considéré comme cinéphile… Alors quoi ?
Ben voilà, avec les années qui passent un sentiment pernicieux de lassitude s’installe, comme dans un vieux couple. Les films me surprennent de moins en moins alors que j’espère à chaque fois être transporté, me prendre une claque. Mais à la place, dans la grande majorité des cas, les images défilent faciles, prévisibles, « mouais, ca va, c’était pas mal »…. puis oublié. Alors je m’interroge, ne suis-je plus en phase avec le cinéma, ou bien le cinéma ne l’est-il plus avec son époque ? Il l’est certainement dans sa logique de rentabilité et encore… celle-ci n’est pas réciproque, car en tant que spectateur payer 9 euros pour se faire prendre pour con, c’est pas très rentable!
J’ai simplement envie de demander - j’aime bien les débats d’idées, et ça tombe bien CUT est là pour ça - Quel est le cinéma des années 2000 ? Quelles en sont les formes nouvelles ?
Malgré tout, la rupture n’est pas totale, peut-être comme dans ces vieux couples on doit faire une pause, aller voir ailleurs. Ce que j’ai fait cette année. J’ai trouvé des idées de cinéma plus belles dans les séries, les jeux video et même à la télévision… Cependant je ne désespère pas, j’attends que le cinéma me rappelle… Fera-t-il le premier pas ?

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La suite, samedi…