DVD Comédies polissonnes italiennes (4/4)

18 Fév

L’INFIRMIERE DE NUIT / L’INFIRMIERE DU REGIMENT, de Mariano Laurenti (Bac Vidéo)

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En Orient, la sexualité est un réservoir d’énergie, en Occident, un formidable potentiel de culpabilité. Est-ce pour cette raison que Mariano Laurenti, le réalisateur de L’infirmière de nuit et L’infirmière du régiment a constellé ses films de gags au mieux burlesques, au pire navrants. On doit au moins au cinéaste une fidélité absolue au cahier des charges de ces farces dénudées. Le terme polisson leur convient d’ailleurs tout à fait. Il s’agit bien de gaudriole potache.
Dans cette veine dévalorisée, Laurenti a pourtant un vrai talent de metteur en scène. Ses films se tiennent, ne sont pas si mal cadrés, surtout L’infirmière de nuit avec la belle (évidemment) Gloria Guida. Le montage est honnête. Faites avec assez peu de moyens et très certainement improvisées pour une part, ces fantaisies légères ne déshonorent pas un écran. Certes, les gags, sont vraiment (vraiment… mais vraiment) au dessous de tout, mais le spectateur est prévenu dès le départ. Détail intéressant, il ne faut pas chercher l’ombre d’un soldat ou d’une caserne dans L’infirmière du régiment. Tout se passe dans une clinique psychiatrique. Les annonceurs ont simplement voulu profiter du succès des films de bidasses des 70’s pour appâter le spectateur.
On y voit l’acteur-star des comédies polissonnes, Lino Banfi, s’exhiber en string (vue de devant) ou fesses à l’air (impayable vue arrière, d’autant plus quand on sait que Banfi est aujourd’hui la valeur morale du Paf italien : entre Jacques Martin et Gérard Klein pour situer). On notera également la participation de Karin Schubert au générique (très connue pour avoir interprété le rôle de la reine dans La Folie des grandeurs avec de Funès et Montand), ici dans un rôle mutin. Banfi figure également dans L’infirmière de nuit où il fait ce qu’il sait faire le mieux : s’énerver et distribuer des baffes à Alvaro Vitali, son éternel souffre-douleur.
Les présentations des deux dvd par Christophe Lemaire sont savoureuses. Le journaliste oscille toujours entre consternation et critique intelligente : malgré le genre un peu olé-olé, on parle bien de cinéma. Ouf…

Franck Mannoni

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