Journal d’un CUTien à Cannes (saison 1, ép.3)

17 Mai

Dernier maquis (de Rabah Ameur-Zaïmeche)

La fête pour le film Bashir s’étant très agréablement terminée vers 5h du matin, sur une terrasse donnant sur la croisette, autour d’une bière belge et d’excellents sushis, cette nouvelle journée commence un petit peu plus tard que prévu. Tant pis pour la projection de presse du Conte de Noël de Desplechin à 8h30, les hostilités débutent avec le film Soi Cowboy de Thomas Clay, déjà responsable du perturbant The Great Ecstasy of Robert Carmichael. L’histoire de ce couple, située en Thaïlande ne ressemble pas à grand chose de classique. On pourrait plutôt la situer à un croisement entre les cinémas de David Lynch et d’Apichatpong Weerasethakul. Pas sérieux, ou trop sérieux, s’abstenir.
Après la vision tant attendue d’Un conte de Noël, on est partagé entre l’excitation devant les audaces formelles et narratives du cinéaste Arnaud Desplechin et le trop plein de sentiments, de situations et de personnages contenus dans l’œuvre. A laisser mûrir, donc.

Le reste de la journée est conditionné par la vision, ou la non vision du nouveau Woody Allen, projeté hors compétition. Entre les deux séances presse et le temps d’attente devant la salle Debussy, il faut bien calculer si on veut être certain d’assouvir ses pulsions de cinéphile compulsif. Manqué pour la première séance. On se rabat sur Dernier maquis, le nouveau film de Rabah Ameur-Zaimeche (attention la phrase à venir pourrait bien déclencher la fureur de notre pourtant si calme rédacteur en chef) ; le sommeil ayant gagné sur une partie du film, il est difficile de juger une œuvre qu’on devine pourtant attachante et singulière. A revoir.
Woody Allen n’ayant pas voulu de nous, on laisse provisoirement tomber Vicky Christina Barcelona pour découvrir Tyson, le documentaire signé par James Toback sur la star controversée de la boxe américaine. Le film, inégal, tient tout entier sur son sujet passionnant. Et puis, notre cœur de midinette est comblé par la présence dans la salle du réalisateur, à qui l’on doit le très beau Mélodie pour un tueur (projeté dans quelques jours dans la section Cannes Classic) et bien sûr par celle de l’imposant et intimidé Mike Tyson.

Pour finir la soirée dans de bonnes conditions, un tour rapide au petit Majestic, incontournable bar cannois ou tout se passe dans la rue. L’occasion de croiser quelques amis bisseux qui se demandent tous pourquoi on passe son temps à aller voir des films de la sélection officielle alors qu’il y a la première mondiale de No Man’s Land : The Rise of Reeker (Reeker 2 pour les intimes) au marché du film. On oublie très vite ces critiques – bien compréhensibles – quand on croise, sans évidemment oser l’aborder, l’équipe de Leonera (dont Martina Gusman, futur prix d’interprétation – (re)lire l’épisode 2 de ce journal) et la très belle Alice Braga, l’un des éléments les plus positifs de Blindness (de Fernando Meirelles). Cœur de midinette…

De notre exilé spécial au festival de Cannes : François-Xavier Taboni

Liste des films de la Sélection officielle – en compétition : cliquez ici

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Une Réponse to “Journal d’un CUTien à Cannes (saison 1, ép.3)”

  1. Charline samedi 17 mai 2008 à 140203 #

    Je suis tentée par « Conte de Noël » de Desplechin mais 2H30mn…j’hésite, en même temps quand on aime le roubaisien Desplechin, un p’tit gars de chez moi…on compte pas les minutes. Et puis la Sentinelle, c’était pas mal, n’est-il pas F.X?
    Salut bonnes vacances à Cannes ;o)))))

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