Journal d’un CUTien à Cannes (saison 1, ép.12)

26 Mai

Gueule de bois pour Valse avec Bashir (de Ari Folman), le grand absent du palmarès 2008 du festival de Cannes.

Après plusieurs heures de train et divers retards pour diverses raisons qu’on ne développera pas ici, on peut tranquillement (pas tranquillement en fait) regarder la remise des prix sur son poste récepteur de télévision.
Le palmarès de cette année, parfois surprenant, contient son lot de joies et de déceptions. La Palme d’Or pour le film de Laurent Cantet semble avoir soufflé la concurrence sur son passage. Pourtant, Entre les murs revient de loin : dernier film français sélectionné après, on imagine, de longues négociations, il est aussi le dernier film montré en compétition (on exclut le Wim Wenders d’office, sa sélection relevant sûrement de la mauvaise blague).

Juste après sur le podium, Gomorra, dont on a dit tout le bien qu’on pensait et qui console les amis du Pacte de l’absence totale du palmarès de Valse avec Bashir, longtemps donné favori. Côté déceptions, ont peut également regretter les oublis fâcheux de trois habitués cannois, qui rentrent régulièrement bredouilles de la compétition : James Gray, Arnaud Desplechin et Clint Eastwood, même si ces deux derniers partagent une forme de prix de consolation (via Catherine Deneuve pour Un Conte de Noël).

On est du coup injustement énervé quand on voit que les Dardenne, déjà multi-récompensés, reçoivent cette fois le prix du scénario. Et pourtant, cette récompense est tout à fait justifiée, comme celle du prix de la mise en scène pour Les Trois Singes de Nuri Bilge Ceylan. Plus surprenant le prix décerné à Benicio Del Toro pour son interprétation du Che, qui semblait calibrée pour les Oscars, dans le sillage desquels Sean Penn ne voulait pas se placer. Mais l’incertitude concernant la sortie du film (financé par la France et l’Espagne, on le rappelle) ne possédant toujours pas officiellement de distributeur américain et la position de la presse professionnelle américaine (et surtout Variety) qui a ouvertement étrillé le film, affirmant qu’il ne pourrait jamais être distribué en l’état, ont probablement agacé le président du jury. Celui-ci n’a pas caché au cours d’une récente interview au Monde, le peu de sympathie qu’il avait pour cette presse qui se place sur le terrain financier avant d’aborder celui de l’art. Enfin, un dernier mot pour évoquer une dernière fois Serbis, qu’on continuera à défendre lors de sa sortie en salles.

Et maintenant, on essaie de se coucher avant 3 heures du matin et on ne part pas demain matin comme un zombie avec son badge pour faire la queue une heure pour acheter ses croissants. Le festival, c’est fini.

De notre exilé spécial au festival de Cannes : François-Xavier Taboni

Pour lire l’intégralité du palmarès 2008, cliquez ici

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4 Réponses to “Journal d’un CUTien à Cannes (saison 1, ép.12)”

  1. Fouzi lundi 26 mai 2008 à 101055 #

    Bravo F.X très belle performance, je regretterais ces passionnantes chroniques

  2. Ak Otéd'laplaq' lundi 26 mai 2008 à 200822 #

    ils était meilleurs qu’qu’a strasbourg a cannes ? les croissants ?

  3. Philou mardi 27 mai 2008 à 101047 #

    Cannes, c`est fini. Ce journal de Cannes aussi. Y`a plus d`saison!

  4. Hervé mardi 27 mai 2008 à 101047 #

    Ouais, très bonne chronique !!!

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