Le crocodile de la mort

24 Sep

Robert Englund aux prises avec un maître nageur peu patient

Robert Englund aux prises avec un maître nageur peu patient

de Tobe Hooper

Qu’est-ce qui cloche donc avec ce crocodile ? Tourné trois ans après Massacre à la tronçonneuse, il en retrouve le sens du cadre, la photo granuleuse, la folie « palpable » des personnages, l’ambiance glauque et poisseuse.

Pourtant il tire un peu la gueule. Il part un peu dans toutes les directions. Les dialogues sonnent pas toujours très bien, la musique non plus. On sent un peu Hooper perdu dans le bayou. Faut dire qu’il a paraît-il eu maille à partir avec des producteurs maffieux qui n’en carraient rien du cinéma et de l’intégrité artistique des auteurs.

Et pourtant – encore – on a toujours plaisir à le revoir. Et on se sent prêt à veiller jusqu’au milieu de la nuit pour le revoir sur grand écran. Étrange paradoxe. On est toujours un peu gêné devant, mais quand on s’en souvient, il n’en reste que les qualités.

Pour ce qui de l’histoire: un propriétaire d’hôtel fou (génial Neville Brand) massacre à tour de bras les infortunés pensionnaires de son cloaque, avant d’en jeter les restes à son crocodile. Je simplifie, y’a plein de sous-intrigues en fait. Et tout plein de beau linge pour occuper les piaules de l’auberge: Mel Ferrer, Marylin Burns (la survivante de Massacre à la tronçonneuse), William Phantom of the Paradise Finley, l’affreux Stuart Whitman, un tout jeune Robert Englund, qui n’était pas encore Freddy Krueger. Et un figurant timide, le crocodile du titre français (en anglais, ça s’appelle Eaten alive, Death trap, ou Horror hotel, selon le temps qu’y fait et l’humeur des distributeurs).

Mais sans rire, pour les courageux et même si c’est inégal, ça vaut bien le coup d’attendre 2h du matin, en plus y’aura le très attendu Solitaire de Greg McLean pour nous faire patienter.

Ça passe donc dans la nuit de samedi à dimanche à deux heures du matin au cinéma Star dans le cadre du FEFFS. Début de cette séance « Midnight croco » à minuit avec Solitaire.

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Une Réponse to “Le crocodile de la mort”

  1. mathias dimanche 28 septembre 2008 à 150350 #

    Je raconte n’importe quoi: la musique est très bien!

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