Retour sur Entre les murs

14 Oct

Sylvain n’était pas à Cannes cette année. Il a donc vu Entre les murs après tout le monde et livre ici quelques-unes de ses réflexions. Elles sont divisées en trois parties, Grand A, Grand B et Grand C, alors sortez vos cahiers et prenez des notes, parce qu’il y aura une interro avant la fin de l’heure !

«L’important, c’est pas ce que tu dis. C’est comment que tu le dis»

Fiction ou documentaire ?

Dans l’excellent entretien de Laurent Cantet avec notre ami François-Xavier Taboni, le réalisateur d’Entre les mursse demande comment le public cannois a pu prendre son film pour un documentaire. Il s’agit d’une «fiction documentée», précise-t-il. C’est jouer au naïf, car il ne peut ignorer l’impact des images – y compris des images de fiction – sur l’idée que le public se fait de la réalité. C’est même le principe fondateur du cinéma : faire croire que ce qu’on voit à l’écran est vrai. Certes, le spectateur n’est dupe que le temps du film. Mais que dire lorsque la mise en scène elle-même adopte un style documentaire très appuyé ? Autant dans sa réalisation (style caméra à l’épaule, gros plans, zooms) que dans sa structure narrative (suivre le quotidien d’une classe de 4e le temps d’une année scolaire) ou ses choix artistiques (acteurs non professionnels, chacun conservant son véritable prénom et incarnant ce qu’il est réellement dans la vie), Entre les murs imite à la perfection ce style documentaire. Un exercice dans lequel Laurent Cantet est passé maître depuis Ressources humaines. «Il est évident qu’une telle densité d’événements dans une scène implique une construction», se défend-il. Mais ce qui est évident pour un cinéaste ne l’est pas forcément pour son public, qui a bel et bien été dupé. Ce qui prouve la qualité de l’imitation.

Alors pourquoi s’étonner que chacun ait cru voir un documentaire lorsque tous les efforts du réalisateur allaient dans ce sens ? Il s’agit probablement d’une façon polie d’esquiver la critique de ceux qui, justement, n’ont pas été «dupes» : les enseignants. Certains d’entre eux n’ont pas manqué de relever les multiples «erreurs» contenues dans le film. Bien sûr, dans la «vraie vie», aucune classe de 4e ne dispose d’une salle de classe fixe pour le cours de français. Evidemment, les élèves changent de look régulièrement en cours d’année, ce qui n’est pas le cas dans le film. On l’a compris, la polémique est assez vaine, et les arguments de cette poignée d’enseignants mécontents ne volent pas haut. Peut-être faut-il y voir une sourde jalousie vis-à-vis de leur collègue François Bégaudeau, qui, contrairement à eux, a su tirer profit des difficultés de son métier. C’est là que la notion de «fiction documentée», proposée par Laurent Cantet, prend tout son sens.

Ce qui frappe en premier, dans Entre les murs, c’est ce souci très net de dresser un tableau objectif d’une réalité précise. C’est en cela que le film se rapproche plus du travail de journaliste que de celui de cinéaste. Laurent Cantet et à travers lui François Bégaudeau se livrent à un examen clinique de la situation dans une classe « difficile ». Tout se passe comme si, sans commentaire, la caméra se contentait de capter les moments forts, les échanges, les répliques. Or chacun sait que ce «no comment» est un commentaire en soi et laisse le champ libre à toutes les interprétations. On pourrait ainsi penser qu’Entre les murs a été conçu dans un but d’édification : il suffirait simplement de montrer ce qui se passe dans une classe pour condamner les égarements du système éducatif dans son ensemble. A l’inverse, d’autres y verront un film plus optimiste. Il semble que la perspective de François Bégaudeau ait été dès le départ la seconde. Sans cacher les difficultés, il préfère mettre en avant le moindre aspect positif – un sourire, un espoir naissant, une initiative payante -, la patience et la persévérance du prof étant alors perçues comme la première pierre à l’édifice d’une solution à long terme du problème. Pourtant, cette louable intention de décrire les choses telles qu’elles sont apporte en définitive de l’eau au moulin des plus pessimistes. Car il semble bien que ce que notre ami prenne pour une solution soit en fait l’un des composants du problème. Autrement dit, si Entre les murs en dit long, c’est surtout sur l’état d’esprit de son auteur, un état d’esprit qui n’a rien de nouveau ni d’original et auquel l’éducation doit pour une très large part d’être ce qu’elle est aujourd’hui. Il ne s’agit pas ici d’accabler le prof, qui ne ménage pas de sincères efforts, ni ses collègues désabusés, ni les dysfonctionnements de l’administration, ni même les élèves. Tout nous ramène à cet état d’esprit, si profondément ancré qu’il finit par rendre aveugles ceux qui, de par leur position au sein du système éducatif, devrait y voir le plus clair.

Politique et éducation

La première illusion consiste à croire que la préparation à une vie publique démocratique, une vie de citoyen, doit elle-même se dérouler dans un contexte démocratique. C’est dire si les notions d’éducation et de politique se confondent dans les esprits. On le constate quotidiennement : politiciens, journalistes et experts de tous poils se retrouvent dans une belle unanimité lorsqu’il s’agit d’expliquer pourquoi les citoyens ne partagent pas leurs brillantes analyses. C’est que les citoyens n’ont rien compris ! Il faut donc «plus de pédagogie». Ce qui revient à éduquer des adultes, à les ramener à l’état infantile, à exercer sur eux une sorte de tutelle «positive». Dans ce cas, pourquoi se donner encore la peine de solliciter leurs suffrages ? A l’inverse, on se rend compte dans le film à quel point le prof, François Marin, se montre toujours soucieux d’associer les élèves à l’élaboration du savoir, comme s’il s’agissait d’une opinion, et à celle de la norme, comme s’ils étaient déjà des adultes. Il s’ensuit que le prof et ses élèves se retrouvent dans une dangereuse position d’égalité. On a affaire là à l’une des plus tenaces théories de la pédagogie moderne. Selon elle, les enfants sont une «minorité opprimée». L’enseignant doit donc laisser «s’épanouir» l’élève. Il doit apprendre en même temps que lui – sinon il transmettrait un «savoir mort» -, tout en laissant sa classe se gérer elle-même.

C’est ce qui motive François Marin à faire deviner aux élèves la signification des mots «difficiles» d’un texte plutôt que de leur expliquer. A solliciter constamment leur opinion sur leurs propres interrogations. «Si je savais, je ne demanderais pas», rétorque alors justement l’un d’eux. Bégaudeau se donne le beau rôle sans cacher que son personnage commet des erreurs. Mais il ne met jamais un seul instant sa méthode d’enseignement au nombre de celles-ci. François Marin ne comprend pas qu’une règle de grammaire ne s’apprend pas par induction. Feindre de croire, comme Socrate, que les élèves renferment déjà tout le savoir en eux, qu’il suffit d’ «accoucher leurs esprits», amène à dépenser des trésors d’énergie et de temps sur les sujets les plus simples. L’enseignant finit par s’épuiser, l’élève par s’ennuyer, car en l’obligeant à tout réapprendre par lui-même, on lui impose de se positionner au stade le plus primitif de l’évolution humaine.

C’est aussi ce qui explique la passivité de François lors du pic dramatique du film, (lorsque Souleymane quitte violemment le cours). Les élèves débattent entre eux, s’insultent. L’adulte laisse faire et n’intervient qu’en dernier recours, pour empêcher le pire d’arriver. C’est l’aspect le plus meurtrier de cette théorie pédagogique. Comme toute intervention d’adulte est perçue comme une intrusion dans le monde encore pur de l’enfance, non encore corrompu par la civilisation, il devient impératif de laisser l’enfant livré à lui-même, c’est à dire à une tyrannie encore plus terrible que celle qu’on croyait éviter : celle de la majorité des autres enfants.

Pourtant, de cette égalité entre le prof et les élèves, il faut bien, à un moment, que l’enseignant puisse s’extraire, ne serait-ce que pour faire son métier. François Marin n’y parvient que parce que, du fait de son âge, c’est lui qui, du groupe, est doté du sens de la répartie le plus développé. Si les élèves l’écoutent lui, ce n’est pas parce qu’il est le prof, c’est parce qu’il a su se rendre populaire auprès d’eux, à force de plaisanteries, de bons mots et de moqueries… souvent, d’ailleurs, aux dépens de l’un d’eux, auquel il fait invariablement perdre la face. C’est le cas lorsqu’il raille bêtement la notion de « respect » développée par Boubacar.

Les élèves perçoivent très bien la position égalitaire qu’ils partagent avec leur prof. Leur exigence de réciprocité en est l’illustration. Dès lors, toute tentative, par le professeur, d’imposer une norme ne peut être vécue que comme un manque de respect de sa part. Lorsque le prof demande aux élèves de révéler leur intimité dans une autobiographie, il ne faut pas s’étonner que ces derniers se sentent alors autorisés à l’interroger, lui, sur sa propre sexualité (sans parler du fait qu’exiger de se dévoiler ainsi met l’élève mal à l’aise, et n’a de toute façon rien à voir avec un cours de français). Lorsqu’une des élèves est sommée de présenter ses excuses à François, elle ne peut que les cracher du bout des lèvres. De son point de vue, la situation aurait été la même si l’un de ses camarades avait été à la place du prof. C’est une vexation. Et entre égaux, une vexation mérite réparation. C’est ce qui explique la charge des déléguées de classe contre leur prof par la suite. Le débat dans la cour après que François a traité de « pétasses » les deux chipies montre également cette exigence de réciprocité. Les élèves, toujours soucieux de ne pas perdre la face, se placent dans une logique de code d’honneur quand leur prof tente seulement de leur inculquer une règle. S’il rame à ce point, c’est parce qu’il s’est replacé, mais trop tard, dans son rôle de prof. Guidé par cette folle dialectique égalitaire, il a passé toute l’année scolaire à saper sa propre autorité, et le voilà qui s’accroche vainement au dernier lambeau d’autorité qui lui reste : c’est la séquence où il fait preuve d’une intransigeance inaccoutumée quant au tutoiement du prof.

«Vas-y, m’sieur, moi je sais c’est quoi l’imparfait du subjonctif !»

Autorité et responsabilité

Autorité : le mot est lâché. Si, les uns après les autres, les pédagogues, la confondant avec la violence, se sont succédés pour la condamner, François, sans même s’en rendre compte, découvre à quel point elle lui serait précieuse dans l’exercice de ses fonctions. Mais d’où vient-elle ? Et pourquoi l’a-t-on perdue ? Là encore, Entre les murs nous fournit toutes les réponses, à l’insu de son auteur.

Si l’autorité ne tient pas sa source dans la violence du fort contre le faible, elle ne la tient pas non plus dans la persuasion entre égaux. Penser l’autorité ainsi obligerait le prof à négocier en permanence le contenu de son cours avec ses élèves. C’est effectivement ce qui se produit à plusieurs reprises dans le film, par exemple lorsque Khoumba refuse de lire. L’autorité tient en réalité dans le seul rapport hiérarchique entre le prof et les élèves. L’ennui, c’est que ce rapport n’est plus une évidence de nos jours. L’enseignant devrait d’abord être celui qui sait, or il arrive fréquemment qu’il n’en sache pas beaucoup plus que ses élèves (Souvenons-nous : le prof doit apprendre en même temps qu’eux). On le voit dans le film. François multiplie les approximations, il se fait même reprendre par Boubacar sur le théorème de Pythagore. Plus grave, il n’hésite pas à afficher son mépris envers certaines connaissances, comme s’il s’excusait par avance de devoir gaver sa classe d’un savoir inutile (L’Autriche ? Ce n’est pas «très important», car c’est un «petit pays».) Cette attitude ne lui est pas imputable. Tout le cursus de la formation des maîtres est organisé dans cette perspective. L’enseignant n’est plus formé à la maîtrise d’un sujet en particulier, mais à une «science» de l’enseignement abstraite. Le bon prof sera donc celui qui tient sa classe, qui fait cracher les chewing-gum et retirer les couvre-chef. Mais si toute la pédagogie est perçue comme une science indépendante de la matière à enseigner, alors la source d’autorité que représente le savoir est perdue.

Pour autant, même si la transmission du savoir représente un élément essentiel de l’éducation, elle n’est pas le seul. Si éduquer revenait simplement à transmettre un bagage suffisant pour se «débrouiller», alors rien ne nous distinguerait du monde animal. Le fait est que chacun d’entre nous, où qu’il vive sur Terre, naît au sein d’une civilisation qui lui préexiste et qui est destinée à lui survivre. Or cette appartenance à une civilisation n’est pas innée. Elle aussi s’acquiert. C’est le temps de l’éducation. Une fois acquise, l’enfant devient un adulte et y prend part à son tour. C’est le temps de la politique. C’est le rôle de l’adulte d’introduire l’enfant dans ce monde nouveau où il naît en étranger. Lui apprendre la langue, l’habituer à ses coutumes, lui enseigner ses normes. L’aider à s’insérer dans la société telle qu’elle est. Là réside la seconde source d’autorité du prof : la responsabilité du monde. Si, par lâcheté, ou parce que cette société-là ne lui plaît pas, notre enseignant refuse d’assumer cette responsabilité auprès de ses élèves, alors il anéantit mécaniquement et automatiquement l’autorité qui en découle. C’est exactement ce que fait François Marin dans un passage furtif, au début du film, d’autant plus édifiant que l’auteur n’a absolument pas conscience de sa portée. Lorsqu’une élève lui dit qu’elle n’est «pas fière d’être française», le prof lui répond, toujours dans cette idée de surprendre les élèves pour capter leur attention : «moi non plus, je ne suis pas fier d’être français». Si le fait d’être français est si fâcheux, alors il n’y a rien de désirable à adopter les odieuses coutumes locales (comme l’Inquisition, l’Ancien Régime, l’esclavage, l’impérialisme, la collaboration, etc.). Dès lors, le prof peut dépenser toute l’énergie qu’il voudra, il ne pourra plus rien enseigner du monde dans lequel il vit, puisqu’il est le premier à le discréditer.

Le problème est plus aigu encore dans un contexte de forte immigration. Pour un enfant né de parents français, l’éducation – cette introduction dans la société dans laquelle il vit – est partagée entre les parents et l’institution scolaire. Pour les immigrés, l’institution se retrouve seule à en assumer le poids. Ce ne sont pas des parents étrangers qui vont pouvoir enseigner les us et coutumes de la société française à leurs enfants. Or, comme l’institution elle-même refuse d’assumer cette responsabilité du monde, elle ne parvient plus à garantir l’intégration des nouveaux venus. Les nouveaux venus par la naissance réussiront peut-être à s’intégrer malgré tout, parce que leurs parents assument une part de cette responsabilité. Les nouveaux venus par les flux migratoires, eux, n’ont aucune chance. Au contraire, on les rejette dans leur culture d’origine. Le film souligne à quel point la conscience de race est exacerbée parmi les élèves étrangers, provoquant un degré de violence xénophobe dont personne, pourtant, ne semble s’alarmer. Plus grave, même des Français d’origine finissent par être rejetés dans une origine plus ancienne encore. C’est le cas lorsque Souleymane le Malien refuse la qualité de Français à Carl l’Antillais («Toi ? tu soutiens l’équipe de France de foot ?»). Ce que nous nommons processus d’« intégration » a vécu. Les raisons de ce naufrage dépassent de loin le cadre de l’éducation nationale. Le relativisme culturel en vigueur n’est pas le fait de l’école. Mais ce relativisme interdit à l’école d’introduire les nouveaux venus à la culture française, puisqu’elle n’a plus aucune légitimité à privilégier cette culture plutôt qu’une autre. Elle ne peut que se borner à proclamer l’égalité de toutes les cultures. Chacun est donc libre de choisir, à la carte, ses normes de jugement, ses « valeurs ». Le langage « banlieue » des élèves n’est donc pas moins légitime que celui que s’échine à leur enseigner François. Il s’ensuit d’interminables négociations, de vaines arguties au sujet de n’importe quoi. Finalement, en deux heures de film, François passe plus de temps à tenter de justifier l’enseignement du français qu’à l’enseigner effectivement.

Par ailleurs, si chacun est légitimé à choisir ses propres normes, alors elles cessent d’exister en tant que telles. La contagion s’étend jusqu’aux enseignants, comme le montre, une fois de plus, le film. En réunion, en salle des profs, en conseil de classe, chaque membre de l’institution scolaire développe sa propre conception de son métier. On peut imaginer que chacun l’applique aussi dans sa classe. Il en résulte que l’école ne parle jamais d’une seule et même voix. Lorsqu’un des profs craque et exprime enfin sa frustration, les autres le regardent comme un extraterrestre. Lorsqu’on vient à savoir que François a insulté deux élèves, aussitôt ses collègues en profitent pour le charger. Ce qui est juste dans une classe devient injuste dans l’autre. Dans ces conditions, l’autorité ne peut même plus se concevoir. Pour être applicable, la norme a besoin d’une certaine permanence. Mais dans un monde en perpétuel changement, on peut être tenté de faire évoluer cette norme avec lui. C’est l’objet de ces revendications, entendues mille fois : «il faut vivre avec son temps», «la loi doit s’adapter aux mœurs de son époque», etc. Mais si la norme de jugement suit le fait qu’elle veut juger, si elle devient fluctuante en fonction des contingences du moment, ou des besoins de tel ou tel groupe, alors par définition, elle cesse d’être une norme et il ne nous est plus possible de rien juger. Tout revient, en somme, à une affaire de goûts.

Ce qui est inquiétant, c’est que François Bégaudeau ne se rende absolument pas compte de la gravité de ces problèmes. Il n’a donc aucune raison de les masquer. Peut-être représentent-ils même à ses yeux les aspects les plus positifs de son métier. De ce point de vue, le film de Laurent Cantet reconstitue fidèlement ce à quoi pourrait ressembler une année scolaire ordinaire. Un simple documentaire, même bien réalisé, n’aurait jamais pu être aussi éclairant, ni capter cet «état d’esprit» avec une telle densité. C’est pourquoi Entre les murs mérite sa palme. C’est un chef-d’œuvre à son insu, comme ces nanars qui font rire aux larmes sans le vouloir. Il séduit par son incroyable naïveté, et instruit par son insoupçonnable exhaustivité. Tout y est. Y compris l’idée de la salle de classe comme lieu clos, « entre quatre murs ». Le seul problème, c’est que, de mur, il n’y en a qu’un, et que nous allons droit dedans.

Sylvain Mazars

Egalement disponible sur Cinéthiques.

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3 Réponses to “Retour sur Entre les murs”

  1. Boyan samedi 18 octobre 2008 à 121233 #

    Superbe petit essai Sylvain. Très bien argumenté je trouve, et convaincant.
    À quand le bouquin ?
    Je trouve curieux qu’il n’ait pas suscité plus de réaction, car ce pavé dans un plat de nouilles (trop bouillies) a aussi la qualité d’être provocant.
    Ceci étant dit, je n’ai pas (encore) vu le film…

  2. mathias dimanche 19 octobre 2008 à 01244 #

    Beaucoup ont sans doute peur de la longueur du texte. Et s’ils finissent par le lire, ils se disent comme ça qu’ils peuvent pas poster un message maintenant: cinq jours pour lire un texte, c’est vraiment pas glorieux (d’ailleurs, Boyan…).
    Mais c’est vrai que c’est une belle démonstration, plusieurs éléments que Sylvain souligne m’avait frappés sur le moment, mais je les avait oublié au sortir de la projo (le film ne m’a pas emballé plus que ça). Ils sont ici joliment décortiqués.

  3. Marie dimanche 19 octobre 2008 à 180623 #

    Je dois le dire, l’avouer, j’ai longtemps hésité avant de lire ce texte (on nous habitue tellement au format court que les textes longs, désormais, font peur!)
    C’est effectivement très bien argumenté et très fourni. Et provocant. D’ailleurs, je ne suis pas d’accord avec tout, surtout avec l’idée que vous semblez sous-entendre et qui dit que, grosso modo, un professeur ne doit pas tout se permettre (je schématise, désolé) car il s’inscrit dans le projet de l’entité « école ». Je pense que si, il peut et doit tout se permettre! C’est d’ailleurs à ce prix qu’il peut espérer stimuler ses élèves. La question est de définir ses limites, celles qu’on est capable de tenir. Et c’est en cela que l’école ne peut pas et ne doit pas parler d’une seule voix.
    Vraiment bravo pour ce texte stimulant et riche. Je vais le relire pour parfaire mon analyse.

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