(dvd:) Collection Sexploitation – Malibu high

12 Août
 Malibu high de Irvin Berwick (éd. Bach films)

Malibu high de Irvin Berwick (éd. Bach films)

À partir du début des années 60 (le coup de sifflet est donné par Russ Meyer et son nudie The Immoral Mr Teas en 1959), les producteurs indépendants américains se lancent dans la confection en série de bandes érotiques tournées à moindre frais, rapidement rentabilisées et, de ce fait, destinées à une carrière éclair en double programme avec une autre oeuvre du même acabit.

En toute logique, on aurait pu supposer que ces films soft, conçus pour un public exclusivement masculin, disparaîtraient avec l’avènement du cinéma porno. Si le nudie dans sa forme primitive (suite de séances de strip-tease ou reportage éducatif sur les camps de nudistes) disparut pour de bon, le cinéma softcore perdura malgré la dure concurrence. Pour proposer malgré tout quelque chose de nouveau, il s’accoupla avec les genres en vogue du moment (horreur, polar, social, films de bikers, de gangs, etc.) donnant des déclinaisons érotiques de tous succès qui se respectent.

En toute justice, on aurait pu supposer que ces films cheap, le plus souvent dénués de qualités réelles disparaissent en même temps que les drive-inn et autres cinémas permanents qui les programmaient. C’était compter sans certains vidéo-éditeurs fétichistes (en tête desquelles on trouve le mythique Something weird video, au catalogue ahurissant) qui se mirent dès les années 80 à rechercher et diffuser ces petites productions grindhouse déglinguées. Le DVD n’a point freiné leur enthousiasme et, outre-atlantique, les sorties continuent à se multiplier depuis maintenant trois décennies. En France, ce travail de mémoire n’a été que peu relayé (une tentative d’Haxan films au milieu des années 90 avec deux productions Harry Novak, La vie sexuelle de Roméo et Juliette et La plante qui aimait les femmes), de même que pour les oeuvres de notre propre patrimoine (quels éditeurs DVD se souviennent de Max Pécas, Pierre Chevalier et Claude Mulot ?).

Les films de sexploitation ont désormais leur collection chez nous aussi, baptisée Sexploitation justement, histoire d’être facilement identifiable. C’est chez nos amis de chez Bach films – grands dépoussiéreurs d’oeuvres rares et mal aimées – que ça se passe.

Kim, une adolescente en proie aux démons de l'âge ingrat

Kim, une adolescente en proie aux démons de l'âge ingrat

Pour ce qui est de Malibu high, qui nous intéresse ici, c’est une production tardive (1979) qui surfe sur les modes des films de campus, d’adolescents à problèmes et de mafia. On y suit Kim, une adolescente perturbée et sur une pente dangereusement glissante, qui vient de se faire larguer par son petit copain. Elle fume au réveil, est en train de rater lamentablement ses études et perturbe ses camarades en s’habillant en mini jupe. Pour remonter ses notes, elle se met dans l’idée de compromettre tous ses professeurs mâles. Bientôt, elle sera recrutée par l’affreux Tony, dealer et proxénète, qui la monnaiera à l’arrière de sa camionnette miteuse, puis par un prédateur bien plus dangereux qui la transformera en call-girl de luxe et en tueuse en gages ! Le tout sur fond d’intrigues amoureuses contrariées et de jalousie. Ouf !

L'affreux Tony, dealer et proxénète

L'affreux Tony, dealer et proxénète

La forme est pauvre mais est contrebalancée par le délire du scénario. C’est évidemment de préférence à voir en groupe, avec de la bière, des chips et un solide sens du second degré. En complément de programme: deux séances d’effeuillage datant des années 50. Regrettons que le film soit encodé en 4/3, rendant la qualité d’image assez piètre si vous possédez un téléviseur 16/9.

Opération séduction

Opération séduction

Attention: bientôt, elle tuera de sang froid !

Attention: bientôt, elle tuera de sang froid !

On peut commander à prix modique – ainsi que les autres titres de la collection – sur le site de Bach films.

Mathias Ulrich

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3 Réponses to “(dvd:) Collection Sexploitation – Malibu high”

  1. Greg LAUERT jeudi 13 août 2009 à 90946 #

    J’attendais que tu ouvres les hostilités.
    Maintenant, on va tous pouvoir chroniquer nos Sexploitation sans repasser par l’historique du genre.

  2. mathias samedi 15 août 2009 à 121256 #

    Vous allez être obligé de parler des films, du coup…

  3. rock samedi 15 août 2009 à 130111 #

    Les mecs de Bach Films seront contents… ^^

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