cinéphilie : Vladimir Perisic

26 Août

Vladimir Perisic Cut

Vladimir Perisic (réalisateur) était à Strasbourg pour présenter Ordinary People (sortie le 26 août 2009). Dans ce film court, aux partis pris radicaux, nous suivons quelques soldats, êtres humains ordinaires, qui au sein de leur abrutissante routine journalière se retrouvent à obéir passivement à des ordres qui nécessiteraient pourtant d’être fortement remis en question.
Nous parlerons de Ordinary People dans la prochaine émission de Cut la radio (en ligne ce samedi 29 août) et si vous le souhaitez, vous pouvez en écouter l’entretien « minuté » sur le site des cinémas Star.
En attendant Vladimir Perisic nous livre ses souvenirs et impressions des films suivants.

LE SANG DES BÊTES (Georges Franju) :
« Je te frapperai, comme un bourreau, sans haine et sans passion »… Je paraphrase le vers de Baudelaire que le film cite à la fin… C’est un film auquel j’ai beaucoup pensé en travaillant sur Ordinary People.

BLUE VELVET (David Lynch) :
Je l’ai vu il y a très longtemps. C’est un des premiers Lynch que j’ai vu. J’aime beaucoup Lynch. Celui-là m’est resté de façon très obscure. Je me rappelle d’une scène où un homme est caché dans une armoire et il y a un jeu de voix qui est très angoissant, je crois… Mais c’est tout ce qui me reste. Je ne l’ai pas revu pour comprendre ce qui m’avait travaillé dans cette image.

NOTRE MUSIQUE (Jean-Luc Godard) :
Ce que j’aime beaucoup dans ce film, c’est qu’il finit sur ce paradis artificiel gardé par des soldats Américains. Quand je l’ai vu, je n’avais pas réalisé à quel point c’était juste. Godard l’a vu avant nous, qu’on vit dans un paradis artificiel sous surveillance de l’armée américaine.

SALO OU LES 120 JOURNEES DE SODOME (Pier Paolo Pasolini) :
C’est un autre film auquel j’ai beaucoup pensé en faisant Ordinary People. Je l’ai vu à 17 ans, il m’avait énormément troublé. Je pense que c’était une des grandes expériences de ce que peut le cinéma. La part de liberté, de révolte. L’expérience de l’extrême. L’épreuve à laquelle un film peut nous soumettre, ce qui n’est pas souvent le cas au cinéma -c’est quelque chose que je trouve plus souvent dans la littérature. J’aime beaucoup ce film.

Propos recueillis par Jenny Ulrich

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