(DVD:) Collection Lon Chaney: Victoire – Flesh and blood – Notre-Dame de Paris

30 Août

VictoireNotre-Dame

Collection Lon Chaney (Éd. Bach films)

Avec au moins 160 films au compteur, il est toujours un plaisir de se balader dans la filmographie du grand Lon Chaney, acteur de cinéma de 1912 à 1930. Tourné un cheveux avant les années de vedettariat, l’excellent Victoire (1919 – Maurice Tourneur) le présente en homme de main patibulaire, un emploi qu’il aura sans doute rempli des dizaines de fois. Le film est adapté d’un roman éponyme de Joseph Conrad et voit la tranquille existence d’un homme retiré sur une île déserte bouleversée lorsqu’il donne refuge à une jeune violoniste, qui entraîne dans son sillage un amant jaloux et surtout des chasseurs de trésors peu recommandables. Un grand souffle d’aventures romanesques balaye cette île très très fréquentable – pour le cinéphile, s’entend – qui nous permet aussi de redécouvrir un peu le travail de Maurice Tourneur, papa de Jacques et par ailleurs auteur d’un classique du fantastique à la française: La main de diable (1943).

Victoire 1Victoire 2

Dans le plus classique Flesh and blood (1922 – Irving Cummings), Chaney interprète un bagnard en fuite qui va tenter de confondre l’odieux policier corrompu qui l’a fait enfermé alors qu’il était innocent. Grimé en mendiant infirme, appuyé sur ses béquilles, une jambe recroquevillée, l’acteur nous offre un numéro dans lequel il excelle. Le film repose surtout sur lui parce que question scénario, ça manque pas mal de subtilité.

Flesh and blood 1

Le bien connu Notre-Dame de Paris (1923 – Wallace Worsley) est l’une des productions les plus pharaoniques à avoir vue le jour du temps du muet. La façade de Notre-Dame reconstruite en studio, des milliers de figurants, un bataillon d’assistants et de techniciens divers… Et surtout, Lon Chaney – Quasimodo idéal, le corps courbé, noueux, la bosse lourde et le visage tuméfié – se balançant entre les gargouilles et justifiant à lui-seul l’argent dépensé. L’oeuvre reste immortelle ne serait-ce que pour ses plans où on le voit évoluer sur les parois de la cathédrale. On est loin, très loin devant la delannoiserie avec Quinn et Lollobrigida.

Notre-Dame 1Notre-Dame 2

Chacun des films se voit présenté par l’historien du cinéma Roland Lacourbe. Comme Bach films a vraiment gâté son public sur ce coup-là, on trouve encore en bonus des courts-métrages avec Chaney en vedette, une interview de Patsy Ruth Miller – la Esmeralda de Notre-Dame de Paris, des images de l’homme aux mille visages sur le plateau du même film ou un extrait du Club des trois (1930 – Jack Conway), unique film parlant de la star. Les copies sont plutôt en bon état vu l’âge des films et l’encodage des DVD d’un niveau tout à fait correct. Aucune raison de se priver donc, vu le prix de vente des titres de l’éditeur.

Mathias Ulrich

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