[cinéphilie] : Robert Guédiguian

15 Sep

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Robert Guédiguian (réalisateur) était à Strasbourg pour présenter son film, L’armée du crime (sortie le 16 septembre 2009)… Pendant la seconde guerre mondiale, dans un Paris truffé d’Allemands bien heureux de pouvoir compter sur l’aide active de la police et d’une partie de la population française, des hommes et des femmes d’origines diverses (Arméniens, Italiens, Espagnols, Hongrois, etc.) s’organisent pour lutter contre l’occupant. De ce fait historique, Robert Guédiguian a tiré un film fort bien dosé en action, humour et tragédie sèche. A noter aussi le casting très intéressant, mêlant plusieurs nationalités ; un casting où les salauds -personnages à part entière- sont campés avec autant de conviction que les rôles plus valorisants.
Mais de tout cela et du reste, nous en parlerons bien sûr lors de la prochaine émission de Cutlaradio (en ligne le 26 septembre) et si vous le souhaitez, vous pouvez écouter l’entretien « minuté » du film sur le site des cinémas Star.
En attendant Robert Guédiguian nous livre ses souvenirs et impressions des films suivants.

LE DERNIER METRO (François Truffaut) :
Je ne l’ai pas revu depuis longtemps. Au moment où je l’ai vu, j’ai pensé que c’était un film intéressant bien sûr, passionnant, mais aussi très académique… Je dis ça -avec tout le respect que je dois à Truffaut : ce n’est pas le film de Truffaut que je préfère.

LA ROSE BLANCHE (Michael Verhoeven) :
Le film sur la résistance Hollandaise et tout ça ? Pas mal du tout, bizarrement. Intéressant, très bien foutu, des moyens énormes… Un film à grand spectacle sur cette époque-là, mais assez beau, oui. J’avais aimé, je l’ai vu une fois, très vite.

RUE SANTA FE (Carmen Castillo) :
Un chef-d’œuvre. Un chef-d’œuvre. Magnifique, exceptionnel, bouleversant… En fait, j’ai vu le film et j’ai téléphoné à Carmen Castillo tout de suite, en lui disant : je vous aime. Je suis tombé amoureux, en plus, de cette femme qui est très très belle. Elle est magnifique jeune, elle est magnifique aujourd’hui. Et pour tout dire, je produis le prochain film de Carmen Castillo.

INGLOURIOUS BASTERDS (Quentin Tarantino) :
Je ne l’ai pas vu. Je ne suis pas un fou –je dis ça avec humour : je ne suis pas un fou de Tarantino. Il s’amuse avec le cinéma, il le fait bien, c’est vrai, et donc il y a des choses amusantes, mais je ne suis pas… J’ai quand même une vague tendance à m’y endormir au bout d’une demie heure. Ce qui l’amuse ne m’amuse pas forcément, je préfère les choses qui font un petit peu plus sens, qui m’émeuvent un peu plus, où j’adhère aux personnages, où je pleure, où je ris. Bon, là. Comment je pourrais dire ça ? Le rapport au gag, le jeu sans arrêt avec le cinéma, je ne sais pas : ce n’est pas mon truc, on va dire. Voilà.

LA QUESTION HUMAINE (Nicolas Klotz) :
Ah. Là par contre, c’est presque l’inverse, c’est probablement un cinéma qui se prend trop au sérieux. Je le dis, je connais Nicolas, il a travaillé avec moi d’ailleurs à Agat, on a produit des films à lui… C’est là, un excès de sérieux, je pense. Si l’on traite de choses aussi importantes que ça, il faut aussi se poser la question de qui va aller les regarder ces choses importantes qu’on a à dire. Voilà. Je dirais que je ne suis pas d’accord formellement. Je suis d’accord sur le fond peut-être, mais je ne suis pas d’accord sur la forme utilisée.

Propos recueillis par Jenny Ulrich

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