Journal d’un CUTien au FEFFS (saison 2, ép.2)

17 Sep

SDC10622 ….. Marcel Ramirez, déguisé en festivalier

Mercredi, 16 septembre 2009, 9h35 : Culpabilisant à outrance d’avoir manqué la cérémonie d’ouverture de ce deuxième FEFFS, et dans un souci de professionnalisme, je décide de me rendre à TOUTES les séances de la journée.
9h37 : Je me rends compte qu’à moins de posséder le don d’ubiquité, ce sera impossible, plusieurs séances débutant en même temps dans la soirée. Argh…

11h10 : Même si j’ai vu de nombreux épisodes de Star Trek, je ne maîtrise pas non plus la téléportation, c’est donc tout naturellement que j’arrive au cinéma Star bien en retard.
Coup de chance, le film vient à peine de débuter. C’est La chambre des tortures, projeté  dans le cadre de la rétrospective Roger Corman (le Président du jury, dois-je le rappeler). La copie n’est pas exceptionnelle, mais ce n’est pas grave, c’est comme écouter un vieux vinyle…
Et quel plaisir de retrouver le légendaire Vincent Price, très théâtral certes, mais inquiétant à souhait. Il est fantastique dans le rôle de Don Medina, tout retourné après la mort de sa femme (Barbara Steele), dans des conditions mystérieuses.
Dans cette adaptation de Poe, située au XVe siècle en Espagne, Corman profite à merveille des joies du Technicolor, particulièrement dans les superbes scènes de flashback teintées de rouge, de bleu ou de vert. De nombreux retournements de situation et beaucoup de suspense, pour ce classique, que Tim Burton, grand fan de Vincent Price, a largement pillé (revoyez Sleepy Hollow…).

12h57 : Même si je viens tout juste d’apprendre la mort de Filip des 2be3, dans un souci de déontologie et de professionnalisme là-encore, je continue de déambuler à travers les couloirs obscurs des cinémas Star, tel Vincent Price dans son château en Espagne.

14h00 : Incroyable, je suis à l’heure pour un deuxième film de la rétro Roger Corman : Machine-Gun Kelly. Bonne copie, pour cette histoire de gangsters foireux. On notera surtout la présence, dans le rôle principal, de Charles Bronson jeune (quoique même jeune, il semble déjà d’âge mûr…).

16h00 : Encore à l’heure, pour cette fois, une séance spéciale : Les yeux sans visage de Georges Franju. Comme sur le programme il est écrit : « en présence de l’équipe du film », un spectateur demande a un autre : « Y aura le réalisateur alors ?! ». Non mon vieux, il ne sera pas présent, car comme nous le rappellera, en présentation du film, la bénévole de l’association des Films du Spectre (association à qui l’on doit ce festival), le pauvre Georges Franju est mort en 1987.
Un film magnifique, à l’ambiance parfois glauque, qui montre qu’en France aussi, on peut faire du fantastique. Avis aux âmes sensibles : les scènes de chirurgie n’ont rien à envier à celles de Nip/Tuck. Un regret tout de même : l’absence d’Edith Scob (la fille sans visage), qui sera sûrement présente à la projection de 20h d’aujourd’hui (jeudi).

17h47 : Petit tour à l’exposition d’affiches – splendides – rue Hannong (au CAUE), où je décide d’interviewer un spectateur (choisi au hasard), qui se prénomme Willy.
J’en oublie bêtement de passer dans la pièce adjacente pour zyeuter l’expo de dessins d’Alien, d’autant que je risque de manquer la séance suivante.

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18h02 : Ouf, tout juste dans les temps pour La petite boutique des horreurs, toujours dans la rétro Roger Corman. Cette comédie culte et loufoque en diable, qui a fait l’objet d’une comédie musicale, et d’un remake avec Rick Moranis en 1987, a tout de même pris un petit coup de vieux (la copie, elle, par contre, est bonne, comme le souligne Willy, qui s’y connait).
Moi, qui en acceptant de faire ce compte-rendu, pensait réaliser un gros coup, et traquer les scoops du genre  du split d’oasis à Rock En Seine ; je dus me contenter du split de la pellicule à la 23e minute du film… Ce n’est pas grave, je milite depuis longtemps pour le retour des entractes au cinéma (avec vente de popcorn Baff et tout…), cette petite pause ne m’a donc pas contrarié.

20h15 : Le temps que tout le monde entre dans la grande salle du Star Saint-Exupéry, Daniel Cohen peut commencer sa présentation du premier film en compétition : Metropia, en présence de son réalisateur, Tarik Saleh.
Bien que Willy trouve ça « moche », on ne peut nier que ce film d’animation suédois bénéficie d’une esthétique assez impressionnante. Et même si les visages des personnages ressemblent à ceux de la série Les Têtes à Claques diffusée sur Canal +, on peut parler de prouesse technique.
Quel dommage cependant que le scénario ne soit pas à la hauteur de cette prouesse, dans ce film d’anticipation poussif, aux idées intéressantes, mais déjà rabâchées cent fois…

22h25 : Je reprends un café pour être sûr de ne pas m’endormir lors de l’ultime séance de la journée. Il s’agit de Bathory production internationale du tchèque Juraj Jakubisko, en compétition également.
Longue (138 minutes) fresque médiévale sur fond de sorcellerie, Bathory est plutôt réussi, et l’actrice principale, Anna Friel, est magnifique (elle est également bonne actrice, c’est vrai). Malgré la présence de Franco Nero, dont il se réjouissait, Willy s’échappe à la moitié du film, et me fait promettre de lui raconter la fin du film.
Je ne vous la dis pas, mais je vous donne juste une info teasante sur ce bon film : des moines y font du roller dans la neige (« True Story ! »).

Je passe le relais à Mathias, qui, lui non plus, j’en suis sûr, ne vous spoilera pas la fin du film…

Marcel Ramirez

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6 Réponses to “Journal d’un CUTien au FEFFS (saison 2, ép.2)”

  1. Nathalie jeudi 17 septembre 2009 à 200803 #

    Sacrées aventures! Si moi aussi je vais au FEFFS, je vivrai tout ça ?
    Très bon journal de festival… Après Cannes, le FEFFS, j’adore!

  2. Marcel RAMIREZ jeudi 17 septembre 2009 à 200826 #

    C’est gentil… Mais oui nathalie ! Le FEFFS, c’est la fête !

  3. Elodie jeudi 17 septembre 2009 à 200848 #

    Merci! j’adoooore!

  4. Nathalie jeudi 17 septembre 2009 à 210926 #

    J’irai ce week end! Par contre, pour Cannes, ça va être plus dur… Continuez CUT le site! Bien sûr, la revue c’était le must, mais le site c’est bien aussi… Longue vie à vous!

  5. MaNu vendredi 18 septembre 2009 à 210919 #

    Quelle plume, cher Marcel, quel plume !! Dommage que ce talent soit sans visage lui aussi… Sans mentir, si votre ramage
    se rapporte à votre plumage, hé bien… c’est juste trop bien quoi ! (NB : j’ai jamais su ce qu’est un « ramage »)

  6. Aq'Otédlaplaq' samedi 19 septembre 2009 à 90916 #

    unne rephérense aut roit mage peutettre ?

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