[cinéphilie] : Alain Tasma

29 Sep

Alain Tasma
Alain Tasma (réalisateur) était à Strasbourg pour présenter son film, Ultimatum (sortie le 30 septembre 2009). L’ultimatum en question est celui lancé par l’ONU à l’Irak, sommé d’évacuer le Koweït, à la fin de l’année 1990. Le spectre d’une troisième guerre mondiale est évoqué de ci de là, mais c’est surtout en Israël que la situation est dangereuse, Saddam Hussein menaçant de bombarder le pays avec des armes chimiques et bactériologiques… Le récit s’articule autour de la jeune Luisa (Jasmine Trinca), jeune franco-italienne venue faire ses études à Jérusalem ; son entourage proche ou lointain réagit plus ou moins bien à la pression –plutôt mal en ce qui concerne son petit ami, Nathanaël (Gaspar Ulliel).

Nous parlerons de Ultimatum dans la prochaine émission de Cutlaradio (en ligne le 10 octobre), et si vous le souhaitez, vous pouvez en écouter l’entretien « minuté » sur le site des cinémas Star. En attendant Alain Tasma nous livre ses souvenirs et impressions des films suivants.

LES SEPTS JOURS (Ronit et Shlomi Elkabetz) :
J’adore. J’adore cette réalisatrice, cette comédienne, j’ai adoré ce film. Mais j’ai été un peu surpris, parce que au moment où j’ai fait Ultimatum, je pensais être le premier à avoir mis en scène les masques à gaz (NDLR : dans ce contexte) et je me suis rendu compte qu’elle l’avait déjà fait –alors qu’on a tourné pratiquement au même moment. Je crois que j’avais une partie de mon équipe en commun avec celle de son film, et je me suis rendu compte qu’ils avaient omis de me le dire sachant que ça allait me contrarier. Nos scènes ne se ressemblent pas du tout, mais il y a un point commun, les masques à gaz.

THE BUBBLE (Eytan Fox) :
J’ai adoré Tu marcheras sur l’eau. Adoré. Et je n’ai pas aimé The bubble. Peut-être parce que –ce n’est pas un défaut et je ne suis absolument pas homophobe… Mais je trouvais que le film était trop lié à une problématique homosexuelle. J’étais moins sensible à ce film, peut-être pas pour cette raison-là.

L’AUBERGE ESPAGNOLE (Cédric Klapisch) :
Je suis très sensible au travail de Klapisch, je l’aime énormément. Évidemment (rires) : à travers les langues, à travers les étudiants, bien sûr… Je l’ai revu avant de tourner le mien. Il n’y a aucun point commun, mais il y a une parenté de respect –en tout cas venant de ma part. C’est un cinéaste que je respecte, Klapisch.

JE VAIS BIEN, NE T’EN FAIS PAS (Philippe Lioret) :
Même chose. C’est un cinéaste que j’aime beaucoup. Je préfère Welcome, simplement parce que je suis plus proche, par goût personnel et à travers les films que je fais moi, de films qui ont un regard plus direct sur la société dans laquelle on vit. Avec Welcome, Lioret fait un film que je trouve assez magistral. Il arrive à intéresser un public qui est le plus large possible avec un sujet qui, a priori, fait plutôt fuir les gens au cinéma. Ils sont prêts à le voir dans Envoyé spécial ou dans des émissions de reportages à la télé, mais ils vont rarement aller mettre 9€70 ou moins, mais bon… Lioret, il y arrive avec un grand talent.

Propos recueillis par Jenny Ulrich

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s