[cinéphilies :] Albert Dupontel

25 Nov

Albert Dupontel a rendez-vous avec son ami Laurent Bignolas.

Albert Dupontel était à Strasbourg pour présenter son quatrième film, Le Vilain (sortie en salles le 25 novembre). Un méchant garçon, devenu méchant homme, se retrouve en cavale. Pour se planquer, quoi de mieux que la maison de sa gentille maman ? Quand bien même il ne l’a plus vue depuis 20 ans… Après le cartoon social (Enfermé dehors), Albert Dupontel s’essaye au cartoon sentimental : ou comment une mère tente de remettre son fils sur le droit chemin alors que celui-ci est un vilain prêt à tout ? Un film forcément burlesque. Ce n’est pas le meilleur Dupontel, mais c’est peut-être le plus intéressant ; hésitant entre la voie de la Rédemption et la route pour l’Enfer.
En attendant que les intervenants de la prochaine émission de Cutlaradio (en ligne le samedi 28 novembre) livrent leur verdict, Albert Dupontel se prête au jeu de la cinéphilie et réagit à quelques titres de films.

LE FABULEUX DESTIN D’AMELIE POULAIN (Jean-Pierre Jeunet)
Très bonne nouvelle pour les cinéastes français puisque c’est le succès populaire d’un exercice original. Voilà.

TATIE DANIELLE (Etienne Chatilliez)
Ce n’est pas du tout une référence du Vilain. Je l’ai vu il y a très longtemps et je dirais que c’est une très bonne réussite de la comédie française. Sans que ce soit péjoratif.

LOUISE MICHEL (Gustave Kervern et Benoît Delépine)
C’est un excellent film de Gustave et Benoît. C’est un humoir noir dont ils sont familiers. Une très bonne interprétation de Bouli et Yolande. Avec un rire qui est peut-être plus palpable que dans les films précédentes. Et une critique virulente de la mondialisation, ce qu’ils savent très bien faire, mais qui dans ce film est peut-être encore plus clair et manifeste. J’attends avec impatience le suivant.

TEX AVERY
C’est le premier mec qui a fait des dessins animés pour adultes. Avec une vraie subversion.

ODETTE TOULEMONDE (Eric-Emmanuel Schmitt)
C’est une bleuette qui est loin d’être parfaite, mais qui m’a permis de rencontrer Catherine Frot. A ce niveau-là, c’est déjà très positif. Après, j’aime beaucoup Eric-Emmanuel Schmitt. Voilà, j’ai eu du plaisir à faire cette petite fable amoureuse.

LE CREATEUR (Albert Dupontel)
Ca reste aujourd’hui mon film préféré. Parce que, d’abord, il n’a pas marché et puis c’est certainement celui où j’ai parlé le plus de moi. De ce que je pouvais ressentir devant une page blanche. Ce n’est peut-être pas très malin de l’avoir fait juste après Bernie qui avait crée une attente à laquelle le Créateur ne pouvait pas répondre. Et puis, ce film a été vendu comme un pot de rillettes dans un rayon de chez Fauchon, donc forcément les gens ne l’ont pas acheté. J’en veux énormément aux gens  qui vendaient le film. Ils l’ont méprisé, ils ne l’aimaient pas, ils ne venaient même pas aux rushes. Quand les parents n’aiment pas leur enfant, il y a peu de chances pour que l’enfant s’en sorte. C’est ce qui s’est passé avec mon film. Mais j’ai appris récemment que 40 000 dvd du film ont été vendus ce qui est un gros score pour un film qui n’a même pas fait 200 000 entrées en salle.

Propos recueillis par Romain Sublon

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s