Compte-rendu CUTien du Festival international du film fantastique de Gérardmer (2/2)

8 Fév

Suite et fin de l’extraordinaire aventure de trois CUTiens dans les salles de Gérardmer…

FILMS EN COMPÉTITION

HIERRO (Gabe Ibanez)

Errance d’une femme dont l’enfant a disparu à bord d’un ferry. Hierro débute comme tant d’autres films, un drame, une remise en question du personnage principale puis son obstination  pour trouver la vérité. La première partie laisse présager une histoire complexe et inspirée mais progressivement, le réalisateur, qui semble se dire qu’il perd ses spectateurs, devient plus scolaire. L’idée la plus onirique, face à ce cauchemar de la perte d’un enfant, est liée à la présence de l’eau dans la majorité des plans et dans la vie de Maria, joué par Elena Anaya. D’abord nourrit de mystère et d’incompréhension, le film devient un simple jeu de piste pour finir sur un dénouement à grand renfort de flashs back (aucun indice distillé pendant le film ne nous est épargné) qui détruit tout le charme et l’horreur de cette vie, de cette femme qui s’accroche à l’espoir de retrouver son enfant vivant. (par David Erhard)

AMER (Hélène Cattet & Bruno Forzani)

L’enfance, l’adolescence et l’âge adulte, trois étapes d’une vie, trois partie d’un film au style peu fréquent en France.

Amer est découpé de façon très précise, tout est préparé, le cadre, la lumière, la mise en scène… Et la première partie est en ce sens parfaitement maîtrisée. L’enfance y est présentée dans un style qui rappelle les œuvres les plus intéressantes de Dario Argento, un mélange de fantastique et d’expérimentation nous offrant des images stylisées, reflets des ressentie du personnage principal.

La seconde partie est moins convaincante. Traitant la relation mère-fille, le choix ici de gros plan à répétition semble surfaits, un choix qui ne soutient pas aussi bien cette fois les sentiments des personnages. Exercice de style très vite lassant, j’avoue avoir fermé l’œil quelques instants.

Enfin, la troisième partie me sort de mon ennui et bizarrement, encore embrumé par ma sieste, les images qui suivent m’ont parues extrêmement folles. Je ne pourrais pas être plus précis, j’en ressors avec une impression de Giallo plutôt inspiré, un peu fouillis. Il y a pour finir, une chose qui me plaît à fantasmer : ces deux réalisateurs créant la seconde partie comme une hypnose, ou simplement un somnifère pour nous border et nous réveiller en nous étranglant de leurs mains gantées de noir, entre rêves et cauchemars éveillé. (par D.E.)

Ma culture au Giallo étant limitée, je n’ai sans doute pas pu tirer tout le jus de ce film, et s’il demeure le seul où je me sois (en partie) endormie, il reste aussi le seul dont j’attendrai la sortie en salle. Sensitif et surprenant, ce film se classe dans la catégorie de ceux qui se méritent, et ne se dévoile pas complètement à la première vision ; mais quel plaisir de cinéma que d’avoir ainsi tous nos sens en alerte (!).

Les moindres petits bruits sont amplifiés, on est au plus proche de chaque micro réaction, ne manquerait plus que l’odorat… de la peur au désir, du désir à la mort, entre projections et réalités, l’expérience fut pour moi inédite. (par Anne-Laure Tardy)

THE DOOR (Die Tür, Anno Saul)

Un homme culpabilise d’avoir laissé sa fille mourir, il découvre, quelques années de deuil plus tard, un passage vers le passé.

Une histoire basique, des personnages communs, rien dans le début de ce film ne laisse présager la richesse de cette réalisation sobre. Les thèmes utilisés (voyage dans le temps, perte d’un proche…) n’ont rien d’originaux, il était très facile de tomber dans les clichés et pourtant, Die Tür est des plus efficace, pas de « scène à suspense » en trop, ou de mélodrame arrache larme. Mads Mikkelsen joue un père dépassé par ses erreurs, passées et présentes, qu’il tente d‘effacer à défaut de les accepter et l’acteur correspond parfaitement à ce personnage fort mais impuissant. Un autre élément très appréciable, car souvent négligé par les réalisateurs, Anno Saul ne nous explique pas son histoire à grand renfort de flashs back ou monologues, que l’on suive ou non l’intrigue, les images touchent. (par D.E.)

5150 RUE DES ORMES (5150 Elm’s Way, Eric Tessier)

Quelque chose de fou. Telle fut ma première impression au sortir de 5150 rue des Ormes.

Timide mais enjoué, le réalisateur Eric Teissier, offre, dans un soucis de compréhension, un cours accéléré de l’art de l’insulte canadienne à la salle. Parce que si on ne sait pas qu’Ostie équivaut à notre « putain ! » , et tabernacle à quelque chose comme « merde ! », l’enjeu réellement dramatique de certaines scènes pourrait passer par la trappe du rire.

Ceci noté, la salle est parée, le film commence, et si l’image de qualité télé rebute un peu, elle se fait vite oublier. Un jeune québécois (oui , bon, normal) emménage dans une nouvelle ville où il va commencer une école de cinéma. Caméra à la main, il filme son nouvel environnement, explore, chute en vélo (rue des Ormes, en effet), sonne à la première porte… Et tout bascule.

Comment avancer sans en dire trop ? De l’infini possible (nouvelle vie, début de carrière), on passe au huit clos, avenir incertain, vie en sursis. Rien auquel on puisse s’attendre. Si la qualité de la plume de Patrice Senecal se laisse forcément sentir derrière cette histoire dérangeante (parce qu’elle brouille les repères, que les personnages partent dans des directions qu’on ne pouvait pas prévoir, qu’on se surprend à douter), Eric Teissier lui offre une narration pertinente, à l’exception peut être des scènes oniriques qui souffrent de leur coté « cheap », je le reconnais même si elles ne m’ont personnellement pas plus dérangées que ça, pour ce qu’elles apportaient au récit, mais sans doute le réalisateur aurait il pu trouver un autre moyen, s’appuyer plus sur le jeu même de ses acteurs, qui sait… le malaise étant déjà là, il n avait plus à le créer. (par A-L.T)

MOON (Duncan Jones)

Film de festival, sans doute : tout pour plaire et dont on imagine mal qu’il reparte bredouille (ce ne fut pas le cas).

Alors oui, performance d’acteur (Sam Rockwell dévoilant encore une couleur de sa palette d’artiste), histoire en huit clos qui laisse pourtant une sensation de « tout ouvert », voix de Kevin Spacey pour incarner un robot aux « émotions » traduites en smiley nous bordant bien confortablement dans notre fauteuil de spectateur…

Il faudrait absolument faire un laïus sur Clint Mansell pour bien parler de ce film. Clint Mansell est de ces compositeurs qui savent rendre la musique vivante, part réellement intégrante du film

Qui a vu Requiem for a Dream sans se souvenir encore à sa simple évocation des violons lents, du piano délicatement égrené, des staccatos emportés ?

Pour Moon, le compositeur fait des merveilles. La musique fait corps avec le film. Elle vous happe, vous entraîne. Quoi de mieux pour un voyage, dans l’espace de surcroît ? (par A-L.T)

LA HORDE (Yannick Dahan & Benjamin Rocher)

Les inconditionnels des critiques enragées de Yannick Dahan ont pu suivre sur Internet ou dans l’émission Frisson Break (sur CinéCinéma Frisson) quelques épisodes de la réalisation du film La Horde. Les images d’une bande de figurants (environ 300) bénévoles et azimutés maquillés en zomblard vouant un culte au cinéma de genre en hurlant le mot « Badaaaaass !!! » à tort et à travers, et de deux réalisateurs motivés par leur désir de rappeler au public qu’il y a une tradition de cinéma de genre en France depuis plus de cinquante ans, restent inconsciemment gravées chez beaucoup de cinévores. Avec un budget d’environ 3 millions d’euros, un casting d’acteurs peu connus, des lieux de tournages situés dans une cité HLM qui auraient pu s’avérer problématiques et surtout une volonté de faire vivre le cinéma d’action et d’horreur français, La Horde est sur une corde raide où le ratage au box-office serait dramatique pour ce genre connu pour être marginalisé dans notre pays. De plus, Yannick Dahan, critique grande gueule, magnifique et précieux, admiré par plein d’aficionados plaçant beaucoup d’espoir dans sa première réalisation a une réputation qui ferait mieux de ne pas attirer le scepticisme, voire la colère de ses fans au risque de se faire coller une étiquette de simple grande gueule qui ne parvient même pas à traduire à l’écran sa conception du « cinéma ». Dahan sait très bien qu’il va se faire défoncer par une horde de critiques rancuniers et répond que ce qui doit arriver arrivera et ne le découragera pas à continuer dans la réalisation et à utiliser son franc-parler qui l’a rendu célèbre (heureusement).

La Horde est l’exemple parfait du « scénario tout con » : une bande de flics qui veulent venger la mort d’un des leurs déboulent, armés jusqu’aux dents, dans l’immeuble habité par les gangsters responsables de sa mort. Rien ne se passe comme prévu, et en plus, il y a des zombies qui arrivent dehors. Les deux clans seront contraints de s’allier pour combattre cette horde d’affamés.

Le film commence assez mal : un jeu d’acteurs assez approximatif, une première baston montée avec un réel manque de précision (on a parfois du mal à saisir de qui proviennent certains coups) et le premier zombie, beaucoup trop démonstratif, est d’un cliché désespérant dont les cris de gorilles ne font que (trop) traduire ce que le public savait déjà : « Je suis un méchaaaaaant !!! ». Malgré ces défauts, ce début livre une rupture de ton assez intéressante très proche d’Une Nuit en Enfer (nous passons du polar au film d’action sanglant) et des plans sublimement réalisés et soignés (notamment celui du hall surveillé par deux gangsters témoins de l’arrivée des premiers zombies que le public découvre dans le reflet des portes vitrées) qui placent l’atmosphère Comic Book tant désiré par les deux réalisateurs. La raison de l’épidémie restera un mystère durant l’intégralité du film, ce qui sera sûrement souvent décrié comme une facilité alors qu’au contraire, la qualité est bien là : donner des informations aurait détruit la sensation d’emprisonnement et de pression dans laquelle se retrouvent les protagonistes complètement coupés du monde extérieur. La seule information donnée sera sur le toit de l’immeuble sur lequel un très beau panoramique sur Paris qui brûle dévoile des centaines d’ombres errants dans les rues et, pour la plupart, se dirigeants vers l’immeuble de nos protagonistes (le plan le plus Comic Book du film). S’en suit l’ébauche de la confrontation de deux classes sociales et le véritable point fort du film : ses personnages.

Une bande de malfrats radicaux (mené par un Eriq Ebouaney qui crève l’écran) et des flics à la gâchette facile, les personnages de La Horde ne sont pas dignes de confiance, n’inspirent jamais la notion d’équilibre, mais parviennent à gagner l’affection (mesurée) du public au fur et à mesure des différentes épreuves qu’ils doivent relever pour survivre. Ceci n’est pas sans rappeler The Devil’s Rejects de Rob Zombie et ses psychopathes traqués par un flic douteux, référence avouée par Dahan et Rocher, qui interrogeaient une notion de morale en chacun de nous. Même dans l’image, La Horde rappel l’instabilité et le réalisme terrifiant avec lesquels Rob Zombie filmait sa famille de meurtriers. Des personnages confrontés à une horreur les contraignant à user d’une violence qui les dépasse eux-mêmes et à s’allier avec leurs ennemis, mais en n’oubliant jamais la raison de leurs conflits. Il y a quelque chose de Nid de guêpes (réalisé en 2001 par Florent Emilio Siri) dans cette confrontation, et comme pour Nid de guêpes, il y a quelque chose d’Assaut de John Carpenter. L’ambition de Yannick Dahan et Benjamin Rocher à faire un film de personnages avant de faire un film dit de zombies est traduite avec une tension redoutable ; on ne sait jamais qui y passera d’une séquence à l’autre.

Les dialogues, parfois d’une vulgarité qui ne manquera pas de faire hurler de honte quelques sensibles, mais qui demeure complètement justifiée par son contexte, témoignent aussi de la volonté des réalisateurs de rappeler le cinéma qu’ils voudraient retrouver ; au-delà de leur amour envers le cinéma d’action américain (Die Hard en tête), Dahan et Rocher, malgré ce que l’on pourrait croire, sont loin d’être des réfractaires du cinéma français et ne cachent pas leur admiration pour les films d’Henri Verneuil, Georges Lautner ou Jean-Pierre Melville – dont ceux pour lesquels des acteurs charismatiques comme Lino Ventura, Jean-Paul Belmondo ou Jean Gabin prêtaient leur physique -, ce qui se ressent parfois énormément dans certains dialogues de La Horde, principalement dans la séquence de la rencontre avec le personnage de René (joué par Yves Pignot) où l’ombre de Michel Audiard n’est jamais très loin.

Si La Horde est un essai pas complètement réussit et loin d’être original, il demeure un film d’action et d’horreur diablement efficace et décomplexé, loin d’être débile, porté par des « gueules » charismatiques. Entre des films comme le trop facile Martyrs, l’ennuyeux A l’intérieur, l’inachevé Vertige et l’incohérent Frontière(s), et malgré le sympathique Maléfique et le joliment réalisé Saint Ange, La Horde est bel et bien le film de genre français le plus enthousiasment depuis l’électrochoc Haute Tension. Et ça, ça fait plaisir ! (par Rock Brenner)

POSSESSED (Bulshin Jioke, Lee Yong-ju)

Passé en présence du réalisateur et de sa traductrice qui reçut des applaudissements nourris pour sa dextérité à suivre les envolées inspirées du cinéaste, Possessed est le seul représentant du cinéma coreen cette année. Ce film tiraille entre film de fantôme, histoire de possession et réflexion sur les croyances ; le parti pris annoncé étant « peut on croire vraiment sans démesure, la croyance n’est elle pas déjà une démesure en soi ? ». Si l idée de départ était riche, et nous offre de très bonnes idées visuelles, le réalisateur se perd rapidement dans sa narration en essayant de jouer sur tous les tableaux. L’émotion, la peur, le rire, le beau, le dérangeant… Tout y est et parfois même dans une seule scène. Le scénario semble être écrit à plusieurs mains, on pourra ne pas être étonné de trouver le soleil en pleine nuit. De la poudre aux yeux, simplement basé sur de la symbolique coréenne pour laisser la place au « mais tu n’as rien compris » en guise d’argument. Il reste toutefois certaines scènes vraiment intéressantes, principalement celle où un choix a été fait dans le ton et l’émotion véhiculée. (par A-L.T. et D.E.)

LES TEMOINS DU MAL (No-do, Elio Quiroga)

Comme un mauvais remake de L’orphelinat (que je n’avais déjà pas aimé, c’est dire à quel point celui-ci apparaît comme un ersatz d’ersatz de film d’horreur), ce second film espagnol en compétition enfonce beaucoup de portes ouvertes. Les effets spéciaux font l’effet d’un enfant découvrant de nouvelles fonctionnalités sur Movie Maker (wah, une maison en flammes, ça rend bien ! wah, effet vieille pellicule, extra ! ) sans travail de fond sur l’image.

L’histoire, sans originalité (encore), nous raconte un couple emménageant dans une maison portant un lourd passé qui reviendra les hanter, Monsieur restant très rationnel, Madame passant pour hystérique jusqu’au jour où Monsieur se rend compte que… (par A-L.T.)

LES COURTS

Cette année, 6 réalisations sont présentées dans la séance réservée aux courts-métrages. Il est toujours intéressant de voir comment les réalisateurs, se présentant à tour de rôle, essaient de s’en sortir dans cet exercice préséance. Le premier peut dire ce qu’il veut, les suivants perdent certains mots, certaines expressions de secours dans la peur du « idem ».  Il faut dire que certains s’en sortent plutôt bien :

« Les personnes qui aimeront ou n’aimeront pas mon court peuvent toujours m’offrir un verre après la séance ; si le court métrage ne nourrit pas son homme, qu’au moins il le saoule. » Stefan La Lay, réalisateur de La carte.

On commence par un « entre deux » gavé de symboles souvent trop lourds, pour un twist final déjà vu et une métaphore de plus. Ensuite, La carte, comédie sympa mais oubliable qui pourrait faire plutôt le tour du net que des festivals. Pour apprécier l’humour Barbie girls, il vaut mieux aimer les petites « blagounettes». Comme La carte, ce film n’est, dans sa réalisation, pas très ambitieux et se voit comme un sketch télévisé (pour peu que les blagues du genre « la blonde, elle s’appelle Barbie-couche-toi-là », vous fasse rire, je ne suis pas très bon publique pour ça…).

Ces courts à la technique désuète me rappelle qu’il y a quelques années, j’ai passé une excellente soirée au Paradiso où étaient présentés des films fait par plaisir et/ou par passion. Je regrette cette séance avec autant de nostalgie que les mini-Bretzel qui étaient distribuées avec les glaces et qui accompagnaient bien mieux nos bières et nos heures sous la neige.

Les Naufragés est celui qui couve le plus d’originalités, mais le film est très amateur : long, mal monté, mal filmé… Sachant que c’est son premier film, Matthieu Frances pourra, je pense, apporter de bonnes histoires si son ambition ne dépasse plus ses compétences et s’il avance progressivement vers un film plus construit.

La morsure relève le niveau, jouant sur la profondeur de champ pour créer une ambiance et installer l’inconnu dans un simple parc de Paris, le film a quelque chose de déroutant et d’intriguant. La tension monte, notre désir d’en savoir plus devient palpable et… générique… Sachant que ce court sert d’amorce pour un long, ça donne envie, mais nous frustrer de la sorte… c’est vicieux. Sans cet effet « bande-annonce », le court aurait gagné en intérêt.

Enfin, le court le plus aboutit :  Toute ma vie, du rythme, pas de superflu, des acteurs justes et une lumière sobre. Le réalisateur Pierre Ferrière raconte une histoire simple et démontre son talent en sachant quand arrêter son film, et mine de rien très peu y arrivent, voulant faire durer le plaisir alors qu’on a passé « l’extase ». 5 minutes 55 , un crescendo précis qui ne retombe pas une seule fois, pas le temps de voir venir, on se laisse entraîner. (par D.E.)

PALMARES

Grand prix : The Door d’Anno Saul

Prix du jury : Moon de Duncan Jones

Prix de la critique : Moon de Duncan Jones, avec mension spéciale à Amer de Hélène Cattet et Bruno Forzani

Prix du public : 5150, rue des Ormes d’Eric Tessier

Prix du jury SyFy : La Horde de Yannick Dahan et Benjamin Rocher

Prix du jury jeunes : Possessed de Lee Yong-ju

Prix du court-métrage : La morsure de Joyce A. Nashawati

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Une Réponse to “Compte-rendu CUTien du Festival international du film fantastique de Gérardmer (2/2)”

  1. Reda lundi 8 février 2010 à 90953 #

    Je plussoie la critique de la Horde !
    De la pantalonnade gonzo bien comme il faut !

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