Dernières séances… Kinatay

13 Fév

Attention ! Kinatay, le nouveau film de Brillante Mendoza (John John, Serbis) sort à nouveau en catimini (malgré son prix de la mise en scène à Cannes) et ne restera cette fois encore pas longtemps en salle –il quitte même l’affiche dès ce mercredi 17 février- alors si vous ne voulez pas louper le coche, c’est à 22h20 au cinéma Star (à Strasbourg).

Dans ce nouveau film caméra au poing, Brillante Mendoza nous invite à partager une journée (il me semble du moins que tout se passe en une journée, mais finalement c’est peut-être deux jours) dans la vie de Peping, un jeune Philippin de 20 ans, déjà père d’un enfant.

Pourquoi une journée qui commence comme ça...

Le matin, Peping traverse la ville chaotique en compagnie de sa compagne, ils ont rendez-vous avec leurs proches au bureau d’état civil pour un mariage éclair (la cérémonie est… exotique disons), puis le parrain de Peping invite tout le monde à manger dans un self-service et chacun retourne à ses occupations.

Ensuite Peping va à son cours : il veut devenir policier. Mais par ailleurs, Peping arrondit un peu ses fins de mois en participant au racket de petits commerçants et ce soir là, alors qu’il collecte, un de ses comparses lui propose (impose) un coup juteux. La promesse de lune de miel tourne au vinaigre, la nuit de Peping va être loooooooongue.

...se termine-t-elle comme ça ?

L’insouciance, l’énergie du début se nécrosent et le spectateur, comme Peping, se retrouve englué dans un cauchemar fort bien orchestré –tout en attente angoissée plutôt qu’en passages à l’actes frénétiques. En chemin, on s’interroge sur les notions de libre-arbitre, de décence humaine, de lâcheté ordinaire.

Publicités

Une Réponse to “Dernières séances… Kinatay”

  1. Simon samedi 13 février 2010 à 200816 #

    A chacun de ses films, Mendoza pose problème. il divise, à l’instar de Lars von Trier par exemple. Je dois avouer que le cinéma, lorsqu’il a des désirs de provocations, n’est pas celui qui m’intéresse le plus. Mais Mendoza (et c’était fortement le cas avec Serbis) arrive à donner plus d’ampleur à ses films que la seule provocation. Il en fait un sujet sous-jacent.
    Mais son dernier film, Kinatay, est une nouvelle interrogation : Mendoza s’est-il perdu dans sa frénésie (un film tous les ans) ou touche-t-il à la grâce ? Personnellement, je n’ai toujours pas de réponse. Sinon que Kinatay ne laisse pas indifférent. Comme Lars von Trier.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s