[cinéphilie :] Kamen Kalev

10 Mar

Kamen Kalev (réalisateur) était à Strasbourg pour présenter son film, Eastern plays (sortie le 10 mars 2010). Bulgarie de nos jours. Un jeune homme –Georgi- se laisse embrigader par un groupe néo-nazi. Son grand frère –Christo- se fait bousculer par ce groupe en intervenant lors de l’agression de trois touristes Turques (père, mère, fille). C’est l’occasion pour Christo, artiste coincé entre un boulot peu rémunérateur, une cure de désintoxication laborieuse et une petite amie collante, de renouer les liens fraternels ; l’occasion aussi de faire plus ample connaissance avec Isil, la jeune fille dont il a sauvé la famille. Sous ce résumé quasi hollywoodien, il y a un film au plus près du réel, presque documentaire, empathique, pas glamour –même si la lumineuse Isil est à tomber par terre.

Nous parlerons peut-être de Eastern plays dans la prochaine émission de Cutlaradio (en ligne le samedi 19 mars) et si vous le souhaitez vous pouvez en écouter l’entretien minuté sur le site des cinémas Star. En attendant Kamen Kalev nous livre ses souvenirs et impressions des films suivants –choisis dans une certaine précipitation, donc moins pensés qu’à l’accoutumé…

CROSSING THE BRIDGE (Fatih Akin) :

C’est un film que j’adore. C’est un film, pour moi, sur l’amour montré avec beaucoup de passion. Parce qu’il n’y a peut-être que la musique qui peut décrire ce qu’est l’amour. Tout le reste ce sont des paroles mornes, des interprétations un peu intellectuelles à la con. Et là, quand tu es en train de regarder, d’écouter quelqu’un qui brûle, qui vibre, c’est… C’est beau.

ROSETTA (Jean-Pierre et Luc Dardenne) :

J’aime bien la façon dont ils tournent, cette énergie qui leur est très spécifique, mais après, je ne suis pas sensible aux sujets qui sont trop dramatiques, toujours trop dans un sens. J’aime bien quand ça bouge, quand c’est contrasté, quand on peut retrouver le sourire d’une manière surprenante. Comme dans la vie. Pour moi, c’est un peu trop noir et ce n’est pas comme ça que je vois la vie.

IRREVERSIBLE (Gaspar Noé) :

Ah. Je n’ai pu voir qu’une partie du film. Pareil : je ne crois pas à ces films qui montrent juste une partie, enfin, ça ne peut jamais être la totalité de la réalité, mais ces films qui sont tellement fabriqués dans un sens, j’ai du mal à les suivre. Comme les films de Lars von Trier où tu te retrouves otage : quand tu n’as pas le choix, que tu es là et que tu dois suivre quelque chose qui t’est imposé.

LUMIERE SILENCIEUSE (Carlos Reygadas) :

Ah je ne l’ai pas vu et je cherche cette occasion depuis un moment ! Mais j’aime beaucoup (NDLR : le cinéma de Reygadas).

Propos recueillis par Jenny Ulrich.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s