[dvd :] La République Marseille

19 Avr

Ed. Montparnasse

Marseille n’est pas seulement le berceau de Zinédine Zidane, de Plus Belle La Vie, ou du groupe IAM ; non, à Marseille, il y a aussi des gens comme vous et moi, qui ne réussiront peut-être jamais de roulettes entre trois défenseurs, ne se feront jamais enlever et/ou agresser toutes les deux semaines pour en rigoler le lendemain avec Roland au bar du Mistral, et ne savent pas danser le MIA… Le documentariste Denis Gheerbrant l’a bien compris, et c’est donc à ces gens-là, qu’il a décidé de donner la parole, dans La République Marseille.

En 7 films, il apporte une vision trop rare de la cosmopolite cité phocéenne. Ainsi, il montre le Marseille d’aujourd’hui, au travers du regard d’habitants des quartiers populaires ; du communiste militant et nostalgique, au père de cet adolescent assassiné, auteur d’un témoignage bouleversant. Il capte de beaux moments de cinéma, lorsque des débats imprévus s’organisent sous l’oeil de sa caméra, qui n’en perd pas une miette…

De ces morceaux de vie, entrecoupés de plans poétiques de la ville, on retiendra principalement Les Quais, où Rolf le docker, raconte l’amour qu’il éprouve pour son métier, et se lamente sur les décisions prises par la ville, de laisser plus de place au port de plaisance ; et Le Centre des Rosiers, tour d’horizon d’une cité, où les jeunes jouent au foot, et tentent de se construire un avenir, malgré les obstacles inhérents à cet environnement parfois hostile.

Loin du sensationnalisme que donnent à voir les reportages télévisés,  Denis Gheerbrant apporte ici un nouveau regard sur Marseille (que l’on a trop tendance à réduire à une ville attachée à son équipe de foot), nous apprend au passage que l’expression « y a pas d’arrangement », n’est pas l’invention du groupe Zebda, mais bien un gimmick dans la bouche des habitants des quartiers populaires Marseillais ; et nous en dit finalement long sur le fonctionnement de nos sociétés occidentales.

Bonus : Il n’y en a pas, mais ils sont remplacés par un livret de 20 pages, comprenant surtout une interview du réalisateur, et un poster géant du JPP de la grande époque (nan j’déconne).

Marcel Ramirez

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