Journal d’un CUTien à Cannes (saison 3, ép.5)

17 Mai

Lambert Wilson, Président de la 63e édition de la Cantine de Cannes.

Comme chaque année, et ce, malgré une force de caractère exemplaire, les très courtes nuits se succèdent et il est difficile de ne pas sombrer quelques minutes devant La Princesse de Montpensier (en photo), présenté en Compétition à 8h30. Malgré le léger blackout, on ne peut passer à côté des qualités du nouveau film de Bertrand Tavernier : une belle direction artistique, des décors naturels splendides et surtout, une remarquable direction d’acteurs qui permet d’envisager d’un œil neuf le travail de Grégoire Leprince-Ringuet ou Gaspard Ulliel. Ce film en costumes, adapté de Madame de Lafayette, n’est probablement pas le meilleur de son réalisateur, mais celui-ci évite de nombreux pièges propres au genre.

Après quelques heures (méritées) de récupération et la rédaction du journal d’un Cutien, retour en salle Debussy à 19h30 pour assister à la projection de presse d’Outrage, de Takeshi Kitano, présenté en Compétition. Ca fait mal au cœur de continuer être critique avec la sélection 2010, mais le retour annoncé aux affaires du réalisateur de Sonatine reste somme toute décevant. Pourtant, Kitano endosse, après une longue absence dans le genre, le costume d’un yakusa, tourne son premier film en scope et s’offre à nouveau les services de Keiichi Suzuki, compositeur de la superbe musique de son Zatoichi. La beauté de la mise en scène, la cruauté des scènes de tortures et de diverses mutilations ainsi que l’humour à froid si particulier du cinéaste, n’empêchent pas de s’interroger sur l’utilité d’un projet qui semble un peu vain et surtout extrêmement prévisible.

Un passage nocturne au cinéma de la plage adoucit tout de même la journée. C’est protégé par un plaid que plusieurs centaines de spectateurs non badgés, non accrédités (une séance ouverte à tout le monde… ce qui est suffisamment rare pour être signalé) découvrent Hollywood don’t Surf !, documentaire sur… le surf et sa vision par Hollywood. Une bonne excuse en fait pour parler principalement du tournage d’un chef-d’œuvre méconnu du cinéma américain des années 70, Graffiti Party, de John Milius. On se réjouit de voir ces images d’époques du tournage, notamment celles spectaculaires de Milius sur une planche de surf, mais aussi d’interviews des protagonistes aujourd’hui ; ce document nous replonge dans l’histoire de ce qui restera comme le plus beau et le plus personnel des films du réalisateur de Conan le barbare.

Demain, davantage de films au programme avec entre autres : Biutiful d’Alejandro Gonzales Inarritu, Film Socialisme de Jean-Luc Godard, Carancho de Pablo Trapero et Copie conforme d’Abbas Kiarostami. Si tout se passe bien.

De notre envoyé spécial à Cannes : François-Xavier Taboni

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2 Réponses to “Journal d’un CUTien à Cannes (saison 3, ép.5)”

  1. Jer lundi 17 mai 2010 à 210958 #

    Gerry Lopez rules !

  2. FX mardi 18 mai 2010 à 160429 #

    C’est vrai. Même si on voit surtout Laird Hamilton, surfer et acteur vu dans Riding Giants de Stacy Peralta.

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