Journal d’un CUTien à Cannes (saison 3, ép.8)

20 Mai

Jackie Chan s’est laissé pousser les cheveux.

Une nouvelle courte nuit n’aide pas beaucoup quand il s’agit de découvrir à 8h30 le nouveau film de la Compétition, le très calme Poetry (en photo) de Lee Chang-dong, d’une durée de 2h19. Ce drame, qui comporte pas mal de points communs avec Mother de Bong Joon-ho, donne l’occasion au cinéaste de Peppermint Candy de suivre une fois de plus des personnages complexes. Il prouve, s’il en était encore besoin, son grand talent de directeur d’acteurs.

Comme il me fallait vraiment récupérer de mes déambulations nocturnes (fête MK2, Petit Majestic…), je file au marché découvrir Space Girls in Beverly Hills, mélange de comédie et de science-fiction, au budget inférieur à une production standard Marc Dorcel et dont la réussite peut se mesurer à la somme d’argent investie dans le projet. Je parviens heureusement à dormir discrètement une demi-heure, assis à quelques sièges de trois actrices du film.

Une autre séance du marché, dont il est impossible de révéler le contenu après avoir passé un pacte de confidentialité avec les vendeuses du film, offre quelques minutes de repos en plus.

Les batteries rechargées, retour à la Compétition avec le seul film italien de la sélection, La nostra vita de Daniele Luchetti. Comme Pablo Trapero avec Carancho, le réalisateur de Mon frère est fils unique, acclimate les codes narratifs du film noir à l’histoire contemporaine de son pays. Mais si l’histoire de cet ambitieux ouvrier du bâtiment qui transige sans arrêt avec la morale offre un regard intéressant sur l’Italie, l’absence de point de vue de Luchetti, au départ intrigante, finit par desservir une oeuvre qui se repose avant tout sur le talent de ses acteurs et en particulier sur l’énergie du comédien principal, Elio Germano, qui porte le film à bout de bras.

Enfin, pour (presque) terminer la journée sur un film, un petit arrêt à la Quinzaine des Réalisateurs s’impose. On y découvre All Good Children, premier film d’Alicia Duffy qui tente sur 1h20 de filmer les tribulations d’enfants un peu bizarres dans un coin de nature perdu. Rien de vraiment raté dans ce film à l’atmosphère réussie, mais rien d’original non plus, tant les situations semblent avoir été piochées dans un catalogue de films sur les troubles du passage à l’adolescence. Du coup, le mystère qu’on pouvait espérer en début de film est peu à peu évacué par les conventions.

Demain, en fonction des humeurs, des activités sociales et des horaires des films, on tente de parler notamment de Fair Game de Doug Liman et de Route Irish de Ken Loach.

De notre envoyé spécial à Cannes : François-Xavier Taboni

Publicités

2 Réponses to “Journal d’un CUTien à Cannes (saison 3, ép.8)”

  1. Anonyme vendredi 21 mai 2010 à 121235 #

    Drôles de légendes… très drôles!

  2. FX vendredi 21 mai 2010 à 200830 #

    Elles ne sont pas de moi.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s