[dvd :] NOT QUITE HOLLYWOOD

29 Juin

ed. mk2

Mark Hartley est un documentariste Australien épris de cinéma d’exploitation, notamment celui qui a fleuri dans son pays à la fin des années 60 avant d’exploser dans les années 70 et 80 : cet amour et cette connaissance du genre font la force de son Not quite Hollywood (2008). Mais Mark Hartley est apparemment aussi un réalisateur de vidéo-clips adepte du montage survolté et ça, c’est un peu plus compliqué à gérer pour le spectateur avide de tout bien suivre du premier coup… De l’avantage de posséder le dvd afin de pouvoir voir et revoir, s’arrêter et noter…

Car Not quite Hollywood, en racontant l’émergence de l’Ozsploitation à grand renfort d’extraits de films et d’interviews de réalisateurs, producteurs, acteurs, cascadeurs, donne fortement envie (surtout si on a un penchant marqué pour le craspec, le olé-olé, le n’importe quoi sublime, le très maîtrisé méchant) de s’immerger sérieusement dans ce continent cinématographique généralement mal connu.

On retient en vrac : la meilleure recette pour faire du vomi convaincant, les démêlées avec la censure, la présence parfois contestée d’acteurs Américains en têtes d’affiches, Denis Hopper (récemment décédé, c’est bien triste) qui, très assagi, se souvient du tournage de Mad dog Morgan (où il était particulièrement déchaîné), George Lazenby enflammé (ce n’est pas une métaphore) par Brian Trenchard-Smith dans The man from Hong kong et l’unanime très mauvais souvenir laissé par Jimmy Wang Yu lors de ce même tournage, l’enthousiasme habituel de Quentin Tarantino invité à livrer ses souvenirs de spectateur… Et surtout une longue liste de films à découvrir dans un avenir proche !

Dans les suppléments, Brian Trenchard-Smith (les fidèles de l’Etrange Festival ont eu le plaisir de voir son fameux Les traqués de l’an 2000 lors de l’édition 2009) poursuit la discussion entamée avec Quentin Tarantino dans Not quite Hollywood et le cascadeur Grant Page est mis à l’honneur dans un document d’une quinzaine de minutes (en fait principalement un bout à bout de ce qu’on voit déjà dans le film)… Ce qui me fait penser qu’à Cut aussi on peut fournir ce genre de bonus : ici le lien vers le site australien consacré à Not quite Hollywood.

Et pour finir cette succincte chronique, une info « et après ? » : Mark Hartley, depuis, s’est intéressé au cinéma d’exploitation made in Philippines (il y a de la matière, c’est sûr), il met la dernière main au documentaire intitulé Machete Maidens Unleashed ! qu’on ne demande bien évidemment qu’à voir aussi…

Jenny Ulrich

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