Journal d’un CUTien au FEFFS (saison 3, ép.1)

15 Sep

"T'inquiète pas, tu vas t'en tirer !"

Après une Zombie Walk au succès non négligeable (près de mille cramés de la tête présents), l’association Les Films du Spectre ouvre les portes de la 3ème édition de son festival à un public assez enthousiaste. La salle étant bondée, l’espoir de trouver une place convenable exige un brin de patience et une petite dose de courage. L’ombre de Philippe Nahon passe sous mon nez, c’est dans une certaine inquiétude que je m’assois (les cauchemars suscités par Haute Tension ayant refait surface). La cérémonie d’ouverture démarre, Daniel Cohen présente le contenu du festival, remercie les personnes ayant permis sa continuité, fait venir le président du jury à ses côtés, le sympathique Brian Yuzna, et nous propose ensuite de découvrir en avant-première le film The Last Exorcism de Daniel Stamm.

Le révérend Cotton Marcus a pour habitude de réaliser des exorcismes bidon et veut faire un documentaire sur lui-même à l’aide d’une petite équipe de tournage. Il se rend dans la ferme de la famille Sweetzer dans le but d’aider une adolescente, Nell, possédée par un démon, parait-il. Le révérend et son équipe se rendent rapidement compte qu’ils n’ont pas affaire à un simple exorcisme…

Produit par Eli Roth (qui n’est pas là pour nous rassurer), tourné à la première personne comme l’avait déjà fait The Blair Witch Project, Cloverfield, Rec ou autre Paranormal Activity, la réalisation de The Last Exorcism est pourtant bien plus proche du foireux Diary of the Dead de papy Romero. Utilisant de la musique et des jumpscares inutiles, un montage incohérent laissant croire à la présence d’environ trois caméras par séquence alors qu’il n’y a qu’un seul caméraman, le film de Daniel Stamm vire très vite dans le grotesque après un début pourtant enthousiasmant. Le personnage du révérend étant drôle et intéressant et se retrouvant malgré lui devant le véritable intérêt de son métier. The Last Exorcism prend son temps pour nous le présenter et mettre en place la situation qu’il s’apprête à nous faire suivre.

Mais, handicapé par des références trop évidente (nous passons par l’inévitable Exorcist de Friedkin, Rosemary’s Baby de Polanski et un best of mal branlé des mockumentary cités plus haut), le film ne parvient pas à proposer quoi que ce soit d’un tant soit peu risqué et reste, au final, une œuvre bordélique très anecdotique suivant une tendance actuelle et qui a le gros défaut de ne pas s’assumer complètement. L’interdiction en salles aux moins de 16 ans est peut-être l’élément le plus terrifiant du film : avec une telle sévérité, autant brûler les copies du chef d’œuvre de Friedkin.

Demain, c’est Marcel Ramirez qui contera ses grandes aventures au FEFFS et partagera ses impressions des premiers films en compétitions.

Rock Brenner

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