Journal d’un CUTien au FEFFS (saison 3, ép.3)

17 Sep

Un stand du Village. Un stand quoi.

Un festival, vous en conviendrez, c’est aussi une atmosphère, une ambiance. Et pour soigner celle-ci, les organisateurs ont eu l’excellente idée de proposer pour la première fois au Fèfeuss : un Village du Festival ! Non sans une joie immense mais contenue, je déambule à travers les ruelles pittoresques du centre-ville strasbourgeois, à la recherche du Village en question.

Non loin des cinémas Star, et aux portes de la légendaire Petite France, j’arrive enfin à destination. Au beau milieu de stands accueillants, et prêchant la bonne parole du cinéma fantastique, des êtres curieux, aux visages maculés de faux sang, m’accueillent et tentent le contact : « Bonjour, vous voulez combien de poulpes ? ». Préférant ne pas les contrarier, et les entendant prononcer le mot « bière », je décide de leur obéir, et échange donc des euros contre des « poulpes », puis des « poulpes » contre une délicieuse bière ambrée, que j’accompagne d’une Knack.

Ces créatures paraissant totalement inoffensives, et même plutôt sympathiques, je reste quelques temps en leur compagnie. Puis, je me rappelle tout à coup que je suis censé voir des films ; n’écoutant que mon courage, je parviens, sans même avoir besoin de crier que je suis un homme libre et certainement pas un numéro, à m’échapper du Village.

J’arrive à la séance du film Satanik, avec 10 minutes de retard (le Village serait-il dans un fuseau horaire autre ?). Quelque peu perturbé de ne pas assister à la projection de Diabolik, chaudement recommandé par mon compère Willy, je médite sur ma méprise, en me disant qu’après tout, j’avais bon sur deux lettres…

Projeté dans le cadre de la rétrospective Italian Pop, Satanik, réalisé par Piero Vivarelli, décrit les mésaventures d’une jeune femme défigurée, et donc plutôt laide. N’en pouvant plus de cette mauvaise réaction au Biactol, elle décide d’ingurgiter un élixir miracle, qui la transformera aussitôt en un mix d’Adriana Karembeu et d’Ursula Andres, ma foi plutôt réussi. Mais la médaille a un revers, et voilà notre héroïne en proie à des pulsions meurtrières. Ce thriller de série (y a quelque chose après Z ?), est de ceux qui font sourire, mais pas forcément pour les bonnes raisons. Une curiosité à découvrir, si vraiment vous n’avez pas grand chose d’autre à faire…

Je retrouve le fameux Willy et sa compagne, pour le premier film en compétition du jour : Tannöd. Il s’agit d’un film suisse, ce qui fait craindre le pire à Willy ; je tente de le raisonner en lui rappelant que la Suisse produit quelquefois de bonnes choses, comme par exemple Roger Federer. Le film est un thriller moyennement fantastique, situé dans les années 50, en Suisse donc. Un massacre commis dans un village de fermiers 2 ans auparavant a bouleversé les autochtones. Le retour d’une jeune fille originaire du village, va remémorer à tous ce pénible souvenir…

Plutôt bien fichu, Tannöd est intéressant, mais extrêmement lent, et peu fourni en rebondissements. Ainsi, Willy peut me demander ce que j’ai pensé des derniers albums des Klaxons ou d’Arcade Fire, sans manquer grand chose de l’intrigue de cette oeuvre hèlvète (je les trouve « moyens plus » tous les deux).

Puis vient le deuxième et dernier film en compétition du jour : Zwart Water. Ce film néérlandais projeté en première française, et en présence de son réalisateur Elbert Van Strien, est comme le précisera le très adulé Daniel Cohen : « un film de fantômes ». On s’attend donc à avoir peur, très peur même, d’autant qu’Elbert Van Strien fait son entrée dans la salle principale du Star Saint-Exupéry, vêtu de… Oh mon dieu ! : LA CHEMISE LA PLUS EFFRAYANTE DE L’HISTOIRE DES CHEMISES !!!!!!! (Je n’ai malheureusement aucune photo pour appuyer mes dires, terrassé que j’étais fasse à une telle vision d’horreur… Mais il y a des témoins !). Dans la salle, c’est la panique, et il faut un Daniel Cohen au sang-froid impressionnant pour parvenir à faire revenir le calme…

Un jeune couple hérite d’une maison apparemment hantée, et dont le fantôme parvient à manipuler leur fille. Voilà pour le pitch d’un film dont l’un des principaux atouts est d’avoir pour actrice principale, le quasi-sosie de Ninon dans Plus Belle La Vie (décidément, on y reviens toujours…). Un film malheureusement éclipsé, vous l’aurez compris, par l’accoutrement horrifique de son réalisateur ; Willy et sa compagne préfèreront d’ailleurs s’échapper avant le retour d’Elbert Van Strien.

C’est donc une poignée de courageux dont votre serviteur, qui assisteront, terrifiés, à la traditionnelle séance de questions-réponses avec ledit réalisateur. Dans ce climat des plus pesant, Daniel Cohen eut la bonne idée d’écourter la séance. Un trop plein d’émotions, ajouté à la peur d’une attaque de fans hardcores de vampires métallos-glams, achevèrent de me convaincre de faire une croix sur la séance spéciale de Suck. Je ne suis qu’un homme après tout.

Avec le peu de forces qu’il me reste, je passe le relais à l’excellent Greg, qui vous contera la journée de demain…

Marcel Ramirez

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