Journal d’un CUTien à l’Etrange (saison 3, ép.2)

31 Oct

Olivier "Hasselhoff" Gourmet dans K250.

En précisant hier que cette édition 2010 de l’Etrange Festival ne se concentrait que sur le long métrage, j’occultais bien innocemment l’After de ce soir, à savoir un concert des Screaming Kids. Dans les faits, je zappe volontairement le concert en question, supposé commencer une heure avant le terme du nanar de 22 heures. Je me concentre donc exclusivement sur le grand écran.

18 heures. Rendez vous est pris avec Georges Lautner pour une curiosité totale : La route de Salina, avec Mimsy Farmer et une Rita Hayworth qui n’a plus grand chose de La dame de Shanghai. Lautner, alors réalisateur à succès, s’exile le temps d’un titre. Les décors et la superbe musique participent à la singularité de l’œuvre. On passera sur l’histoire, drame familial un rien convenu, et sur la naïveté des personnages. Le film ne bénéficie d’aucune édition DVD et le découvrir en 35 mm tient tout de même de l’évènement.

Après le patrimoine, on revient à l’avant première, avec Robert Mitchum est mort, présenté par l’un de ses réalisateurs, Olivier Babinet.

Le ton du road movie est très débonnaire, et le long métrage évoque à plusieurs reprises Kaurismaki et Wim Wenders. On s’attachera particulièrement à la partition originale d’Etienne Charry. Pour le reste, le film s’inscrit un peu trop dans une tradition égocentrée du cinéma français, et se révèle assez peu généreux.

Lors du débat qui suit la séance, l’auteur peine d’ailleurs à convaincre sur ses intentions.

Le temps d’une pause furtive (un chroniqueur chronique mieux le ventre plein), et on se raccroche au wagon pour L’infernale poursuite. Il n’y a bien sûr aucun lien avec La poursuite infernale de John Ford, ni même avec La poursuite impitoyable d’Arthur Penn. Il s’agit là d’un nanar à moustache seventies absolument splendide, avec la version française de rigueur, les comédiens à toison bouclée hyper affectés par chaque réplique et le montage catastrophique. Un grand bonheur, donc.

On peut légitimement se demander si le film provoquait les mêmes éclats de rire à sa sortie. Aujourd’hui, il a une place de choix dans la programmation de l’Etrange Festival. Il fait partie de ces films que l’on ne voudrait pas revoir seul chez soi, mais qui suscitent l’enthousiasme collectif dans une salle acquise à la grande cause du nanar.

Diversité, donc, et partage. Un bon festival, ca s’apparenterait presque à l’église du cinéphile.

Demain, promis, je ne noircirais plus les pages du site. Je laisse la place à mon camarade Marcel Ramirez, le temps de choisir un nouveau film dont on ne vous parle pas ….

Greg Lauert

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