[dvd :] Blanche-Neige, le Prince Noir et les sept nains & Le pirate des mers du sud

23 Déc

Petite maison d’édition indépendante au catalogue modeste mais pointu, Artus films est spécialisé dans la perle rare et le classique oublié, de préférence Européen et appartenant au cinéma dit « populaire ». L’éditeur a notamment exhumé des films d’horreur gothique italien (La sorcière sanglante, Le spectre du professeur Hichcock…), des bandes cultes yankee (les délirants Réducteur de têtes et Messiah of evil) et même de la série Z bien de chez nous (Helga, la louve de Stilberg, Nathalie dans l’enfer nazi…).

Artus profite de ces périodes de fêtes pour proposer deux nouveaux titres à découvrir en famille : Blanche-Neige, le Prince Noir et les sept nains (1951) de Paolo Tamburella et Le pirate des mers du sud (1954) de Byron Haskin. Deux films qui ont la particularité d’être des « suites » d’histoires bien connues.

Nicolas Sarkozy passe les fêtes de Noël avec ses cousins Hongrois.

Dans le premier, l’odieux Prince Noir profite de l’absence du Prince Charmant, parti guerroyer, pour kidnapper Blanche-Neige, à qui il aimerait compter fleurette. Heureusement, la belle saura résister à ses avances et les sept nains viendront lui prêter main forte.

Si le film a tout de même pris un bon coup de vieux (maquillages et postiches peu convaincants – mention spéciale à l’horrible coiffe de Georges Marchal), Prince Charmant falot, humour maladroit ; petits et grands devraient quand même pouvoir s’y retrouver. L’aventure est relativement animée, la jeune Rossana Podesta ne manque pas de charme, ni les décors de gigantisme. Et surtout, Georges Marchal, roulements d’yeux et affliction capillaire compris, s’en donne à cœur joie. Il est très drôle en tentateur zélé aux efforts malheureusement infructueux. Le bougre arrive même à garder une certaine prestance, ce qui n’était pas gagné.

Jean-Marie Le Pen hésite à se présenter aux présidentielles de 2012.

Le second film est quand à lui une suite à L’île au trésor. Long John Silver et Jim Hawkins  s’y retrouvent pour reprendre le chemin de la fameuse île. C’est tourné en Cinémascope Technicolor par Byron Haskins, habitué aux productions spectaculaires (La guerre des mondes, Quand la marabunta gronde…). Si l’ensemble est calibré avant tout pour plaire aux jeunes, avec personnages et situations « de circonstance », Le pirate des mers du sud devient soudainement beaucoup plus adulte lors du long affrontement entre Jim et le pirate qu’il a rendu aveugle, et qui est bien décidé à le lui faire payer. Au final, on se souvient d’un récit initiatique un peu trop bavard mais coloré et qui évite les pièges de l’infantilisme. Notons que la VF, avec son phrasé et ses intonations très titi parisien des années 50, est un peu vieillotte. La VO (un festival d’accents archaïques et incompréhensibles) est beaucoup plus savoureuse, mais plaira moins aux enfants…

Au niveau des bonus, les deux films (ainsi que leurs matériaux de base) sont longuement analysé par Pierre Dubois, un spécialiste des contes de fées et autres récits enfantins. Si ses interventions sont peut être un peu trop touffues, l’érudition du personnage force malgré tout le respect.

Mathias Ulrich

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s