Journal d’un CUTien à l’Etrange (saison 4, ép.1)

7 Avr

Loïck Peyron et son équipage vainqueurs de la Barcelona world race.

A peine remis de l’excellent Etrange Festival 2010, que revoilà déjà une nouvelle édition, et tout plein de films bizarres à s’en gaver les mirettes. Youpi !

En cette soirée d’ouverture, je débarque au cinéma Star Saint-Exupéry comme me l’avait préconisé le fringant CUTien FX : avec élégance et discrétion. Il salue une nouvelle fois ma régularité constante en terme de ponctualité, et nous nous ruons tous deux dans la salle 1 remplie de cinéphages Etrangeophiles, pour ne rien manquer de cette première soirée de L’Etrange 2011.

Mon assistant Guillaume et moi-même sommes quelque peu troublés de trouver juste devant nous dans la salle, le sosie de l’écrivain américain James Ellroy (ou James Ellroy lui-même, qui sait…). Cela ne nous empêche pas cependant, d’applaudir à tout rompre l’excellent duo comique Stéphane Libs/Philippe Lux (le programmateur des cinémas Star et le président du Mad Ciné Club), venus chauffer la salle.

Après la présentation du festival, et l’arrivée des membres du Mad Ciné Club au complet, nous voilà gâtés, puisque nous est offert en guise d’hors-d’oeuvres, la projection du court-métrage Il était une fois l’huile, réalisé par l’un des génies actuels de la bande dessinée : Winshluss (lisez son fantastique Pinocchio, c’est un ordre !). L’Histoire de l’huile Meroll, et de son créateur Michel-Edouard, y est conté avec un humour des plus corrosif, et c’est avec joie, que Guillaume et moi dansons et chantons au son du prochain tube de l’été : La Merolla (« Aaaaaaaah la Merolla !… »). La note pour ce film court : Vachement bien !

Arrive ensuite le film phare de la soirée : Detective Dee (en photo) de Tsui Hark. Dans la série encore-un-film-que-je-n’ai-pas-vu-et-je-sais-c’est-une-honte, je citerai cette fois tous ceux de Tsui Hark. Vous imaginez donc mon embarras face à ce nouvel hommage au Wu Xia Pian (je rappelle que le Wu Xia Pian est à peu près l’équivalent du film de cape et d’épée français, mais sans Bourvil et Jean Marais en collants ridicules, et avec des messieurs-dames qui s’agitent dans des bambous, suspendus à des fils que tout le monde fait semblant de ne pas voir)…

Sur le point de célébrer son couronnement, l’impératrice Wu Zetian est contrainte de faire appel au fameux Détective Dee, autrefois banni, pour résoudre une sombre histoire de personnes ayant la fâcheuse tendance à littéralement s’enflammer… Voilà pour le pitch. Je ne sais que trop penser de ce film plutôt plaisant mais à l’intrigue complexe, et qui a cependant le mérite de traiter de thèmes ambitieux tels que la place de la femme dans la société, le retour de Bambi 30 ans après, et la combustion spontanée, ce danger dont on parle si peu.

Le film terminé, je m’enquiers de l’avis de cinéphile averti du truculent FX : « Ah mais oui y a des défauts, mais pleins d’idées, j’ai adoré ! » Mon assistant tranchera lui, par un « bof… ». Je fais la moyenne de ces avis et du mien, tous arrachés sur le vif, pour vous livrer la note (roulements de tambours…) : Moyen + !

Enfin, après un intermède divertissant de jetage de fascicules à travers la salle, toujours animé par Philippe Lux, nous voilà face au dernier film de la soirée : Dream Home de Pang Ho-Cheung. Le président du Mad Ciné Club a prévenu la foule : « C’est un film classé en catégorie 3 à Hong-Kong. » Même si j’ai pensé « Pfff même pas peur ! », je change rapidement d’avis.

Le film, qui traite du sujet ô combien actuel de la Crise, et plus particulièrement de la crise de l’immobilier, suit une jeune femme plutôt jolie, mais prête à TOUT pour enfin s’offrir l’appartement de ses rêves, avec de préférence, vue sur la mer. Je ne vous conterai pas en détail les sommets de glauquitudes atteints dans le film, comme cette scène où un jeune homme tente de fumer une cigarette de l’espace alors que ses intestins traînent par terre, ou cette scène de sexe se terminant sur le découpage d’un pénis, mais vous l’aurez compris, la note est : Gore +++

Même si je n’ai pas super-bien dormi après cela, très bonne première soirée de ce nouveau Festival de l’Etrange ! Je vous laisse pour la chronique de demain avec… oh tiens, encore moi !

A demain donc !

Marcel Ramirez

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2 Réponses to “Journal d’un CUTien à l’Etrange (saison 4, ép.1)”

  1. Greg LAUERT jeudi 7 avril 2011 à 130135 #

    Avec les cannibales mexicains au programme à 22h, tu vas encore passer une mauvaise nuit, mon cher Marcel.
    La prochaine fois, il serait raisonnable de chroniquer le dimanche, la journée des enfants. De toute façon, Rock va finir par perdre son statut d’adolescent de l’équipe.

  2. rock jeudi 7 avril 2011 à 221039 #

    Marcel, tu n’as même pas vu cette œuvre d’art qu’est « Double Team » (le truc avec Van Damme et Dennis Rodman, réalisé par Tsui Hark) ?

    Un jour, Greg, un jour…

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