Journal d’un CUTien à l’Etrange (saison 4, ép.3)

9 Avr

Quand Carlos "qu'est c'que tu bois doudou dis donc ?" joue Carlos "le chacal".

De l’avis de beaucoup, il fallait être masochiste pour s’enfermer dans une salle de cinéma en ce splendide après-midi d’avril. Mais le masochisme est quelque part inhérent au cinéphile en quête d’Etrange. Dès 14 heures, j’exhibe donc fièrement mon anat…. (non, le porno, c’est pour plus tard !), mon accréditation pour commencer ma journée avec Cimetière pour morts-vivants de Massimo Pupillo. La copie est fatiguée, très fatiguée, mais le film est intriguant. Il est présenté là dans une version courte, expurgée des scènes les plus gores tournées pour le marché américain. Le film s’avère ainsi plus suggestif, mais tout à fait agréable.

Il fait toujours aussi beau à 16 heures, mais je choisis le soleil mexicain de Tepepa pour poursuivre l’après midi. Le film de Giulio Petroni présente toutes les particularités des westerns tournés dans la foulée de Leone, à savoir le sentimentalisme exacerbé, le blond mutique, la dualité des personnages et une partition de Morricone en mode mineur. Il peut surtout se prévaloir de la participation d’Orson Welles. Le cinéaste légendaire cachetonne et exhibe une bedaine qui, contrairement à celle de La soif du mal, n’a rien d’un déguisement. C’est toujours un grand bonheur de découvrir un bout de pellicule avec Orson, même s’il n’est ici que comédien.

Pour finir ce cycle italien, j’enchaine avec Yor, le chasseur du futur, d’Antonio Margheriti. Très vite, je regrette de ne pas voir le film en séance de minuit, dans une salle pleine et totalement acquise à mon hilarité. Il faut être soutenu pour apprécier ce morceau de pellicule mettant en scène un simili Conan au corps huilé, coiffé comme Garth dans Wayne’s World, qui connait d’inextricables problèmes de polygamie. Sa compagne, sympathique Milf permanentée vêtue de peaux de bêtes, supporte mal qu’il couche avec la chanteuse Duffy ou qu’un sosie d’Antoine de Caunes lui offre toutes les pucelles à sa portée. La problématique faiblit un rien lorsqu’il rencontre des Stormtroopers ….

Déçu de ce virage qui nous fait quitter le drame conjugal, je quitte la salle pour manger un morceau avant les avant premières de 20 heures (enfin, 21 heures, c’est l’Etrange Festival, il y a un pacte de non-ponctualité). Je suis tiraillé, je l’avoue, mais entre les latins, je choisis l’espingouin (ouh, c’est vilain ce terme, on se croirait dans un métrage Mondo).

Si l’on excepte le Crime farpait (un film dont on ne vous parle pas tant que ça, tiens), je ne suis pas un grand fan du cinéma d’Alex de la Iglesia. Je ravale ma bile, pour confesser que j’ai vu ce soir un grand film. Balada triste de trompeta (en photo) est une œuvre puissante, radicale et désespérée. De la Iglesia se fait plus conséquent. Ses folies ont une portée toute neuve. Le cinéaste potache semble atteindre sa maturité et en inscrivant son histoire dans un contexte historique, il lui offre diverses interprétations. Je pourrais vous en parler très longuement, mais vous allez sauter le paragraphe puisqu’ensuite, ça parle de cul.

22 heures, donc. L’heure est à la luxure. Il y a de la bite à l’écran comme si Giscard n’avait jamais existé. Bon, j’exagère un peu mais c’est une accroche comme une autre. Le processus proposé par Philippe Lux et consorts est assez génial.

Dans une première salle, on nous propose des chocolats coquins et Flesh Gordon, comédie éroto-soft. Dans la seconde salle, on nous projette Derrière la porte verte , avec une Marylin Chambers complètement ouverte.

Il est possible de circuler d’une salle à l’autre et de boire un cocktail aphrodisiaque entre les deux. Je me délecte des bandes-annonces hilarantes qui précédent Flesh Gordon, mais je quitte la salle après quinze minutes de métrage. Il y fait très chaud, et je vois mes petits camarades, un verre à la main entre deux portes.

Je m’essaye au porno 70’s pendant un autre quart d’heure, le temps de constater que la moyenne d’âge est sensiblement plus élevée quand on entre dans le vif du sujet. L’ambiance reste toutefois très sage. On s’intéresse à ce qui se passe à l’écran, et je m’informe sur une époque où il n’était pas possible de descendre à la cave sans remonter avec des poils de cinq centimètres sur la langue.

La soirée se termine sur un quizz permettant de gagner des sex-toys. C’est décidé, je la range pour ce soir (mon accréditation), et je remets les festivités à demain. J’ai encore une chronique à écrire et une dizaine de séances à venir dans les prochaines 48 heures.

Je ne vous ferai plus l’article, par contre. Je passe la main au fringant Rock pour le week-end.

Greg Lauert

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Une Réponse to “Journal d’un CUTien à l’Etrange (saison 4, ép.3)”

  1. Reda dimanche 10 avril 2011 à 121210 #

    Le masturbateur que j’ai gagné s’est cassé dès la première utilisation : trop petit.
    Remboursez.

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