[dvd :] LE VILLAGE DES OMBRES – Fouad Benhammou

22 Avr

Ed. Distrib Films

Un groupe de potes veut passer le week-end dans un village appelé Ruiflec, mais arrivé là-bas (en pleine nuit sous une pluie battante), certains disparaissent mystérieusement et les autres vont essayer de les retrouver dans ce village (abandonné, soit dit en passant) cachant une macabre histoire.

Le Village des ombres est une épreuve douloureuse. Pas du tout comme Martyrs pouvait l’être à un autre niveau, ici il s’agit d’une lutte incessante contre le démon de l’inconscient, le grand manitou du sommeil.

Fouad Benhammou est très franc quand il aborde ses influences : ayant toujours affectionné le cinéma fantastique espagnol, avec ce premier long-métrage le réalisateur a voulu en quelque sorte offrir un hommage. Techniquement parlant, nous sommes encore très loin du compte, et l’histoire proposée dans ce village imaginaire dont le choix du nom relève du mystère n’est guère captivante. Avec Le Village des ombres, nous abordons L’Orphelinat du pauvre, L’Echine du Diable des poubelles, Les Autres version couillon, ce qui rappel à quel point le Saint Ange de Pascal Laugier était une tentative grandement sous-estimée. Bien que la réalisation ne soit pas honteuse, elle reste désincarnée et complaisante, presque digne d’un téléfilm qui serait tourné en scope. L’ennui se fait ressentir cruellement de bout en bout, le film devient presque une punition.

Les acteurs, loin d’être mauvais (à part Barbara Goenaga qui prête un peu à sourire), mais handicapés par des dialogues ringards, tentent de donner le meilleur et le plus simple d’eux-mêmes sans parvenir à un résultat réellement convaincant et tirer le spectateur d’un sommeil profond.

Contrairement à ce qui peut être pensé, il est toujours douloureux d’enfoncer un film de genre français et peut-être qu’on en attend parfois trop de la part de jeunes premiers. Mais le résultat n’offre aucune autre option : Le Village des ombres est à ranger dans votre dvdthèque « pourquoi j’ai ça chez moi ? » aux côtés des tentatives les plus médiocres du cinéma de genre français, à placer juste entre Brocéliande et Dante 01.

Le DVD édité par Distrib Films n’est pas trop mal fourni côté bonus : un commentaire audio du réalisateur et du scénariste et le making of de 24 minutes viennent donner la raison de vivre de cette galette car Fouad Benhammou aborde ici les différentes difficultés techniques qu’il a pu rencontrer et parle avec sincérité de ses influences.

Rock Brenner

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