[cinéphilie :] Marie Raynal et José Alcala

27 Avr

Marie Raynal (comédienne) et José Alcala (réalisateur) étaient à Strasbourg pour présenter Coup d’éclat (sortie le 27 avril 2011), film dans lequel une Catherine Frot policière aux antipodes de La dilettante et autres fofolles cherche l’enfant d’une prostituée « suicidée »… Une première partie sèche et bien menée, un second acte plus convenu où, bien que beaucoup de choses restent dans l’ombre, on en dévoile trop. Ou bien ? Cet « ou bien » fera éventuellement l’objet d’un débat lors de la prochaine émission de Cutlaradio (en ligne le 7 mai 2011), en attendant, Marie Raynal et José Alcala nous livrent leurs souvenirs et impressions des films suivants.

LA DILETTANTE (Pascal Thomas)

Marie Raynal : Pas vu.

José Alcala : La dilettante c’est un personnage fragile, suspendu, lunaire. Belle interprétation. Evidemment.

LE PETIT LIEUTENANT (Xavier Beauvois)

M.R. : Ah je l’ai vu récemment : je ne voulais pas le voir ce film, ça ne me disait rien, et en fait je l’ai vu très récemment et j’ai trouvé Nathalie Baye sublime… Un beau portrait de femme, qui, d’après moi, n’a rien à voir avec le personnage qu’incarne Catherine Frot dans Coup d’éclat.

J.A. : J’aime beaucoup Beauvois, j’aime tous ses films. J’aime tout particulièrement son premier film, Nord, et Le petit lieutenant vient en troisième position, après Selon Mathieu que j’aime beaucoup aussi. Voilà… Le petit lieutenant, ça n’est pas du tout la même histoire que Coup d’éclat, ça n’a pas grand chose à voir si ce n’est qu’effectivement, le personnage qu’incarne Nathalie Baye picole pas mal et Fabienne Bourrier, c’est-à-dire Catherine Frot dans Coup d’éclat, picole pas mal. C’est une autre vision de la police que je trouve vraiment passionnante.

CETTE FEMME-LA (Guillaume Nicloux)

M.R. : Vous n’avez pas des titres de BD plutôt ? Non, je ne l’ai pas vu !!!

J.A. : Merveilleuse Josiane Balasko. Magnifique, vraiment. Vraiment. Les moments les plus réussis du film, je trouve, sont les moments de solitude, de recherche. Quand elle trouve, je suis un peu déçu en fait, pour être tout à fait sincère. Quand elle découvre le pot aux roses, je suis déçu par ce qu’elle trouve : des petites frappes ridicules et sans intérêt. Mais son parcours pour en arriver là… Voilà : Josiane Balasko est magnifique.

L’ENFANT (Luc et Jean-Pierre Dardenne)

M.R. : Ah le micro ne se tourne même plus vers moi parce que je n’ai pas vu les films !!! Allez : vas-y José, réponds…

J.A. : Dans L’enfant, les frères Dardenne poussent le bouchon, encore une fois, le plus loin possible. Il y a un moment que j’adore, c’est quand Régnier amène l’enfant dans l’appartement vide, à la fin du premier tiers du film –pour être précis : c’est un moment à vous déchirer le ventre. C’est terrible. Et voilà, encore une très belle chose des frères Dardenne, même si ce n’est pas le film que je préfère, parce que j’ai une grande préférence pour leur premier film, La promesse, et pour Le fils… Pour lequel Olivier Gourmet a eu le prix d’interprétation à Cannes et je pense qu’il ne l’a pas volé, même si, comme il a dit quand il a reçu le prix : on ne me filme que de dos. C’est le premier dos qui est primé à Cannes, je crois !

ILLEGAL (Olivier Masset-Depasse)

J.A. : Je ne l’ai pas vu.

M.R. : Incroyable ! Tu as ta carte de réalisateur ?

J.A. : Ben oui ! Je vais la déchirer, là, pour le coup !

VERSAILLES (Pierre Schoeller)

M.R. : Eh bien moi, je… Je ne l’ai pas vu, tiens !

J.A. : Guillaume Depardieu, émouvant, le petit enfant, magique. J’aurais bien aimé avoir… Enfin, je ne sais pas : le personnage de l’enfant est un personnage qui est aussi fort que les personnages adultes et ça, c’est extrêmement rare.

36, QUAI DES ORFEVRES (Olivier Marchal)

J.A. : J’adore ce que fait Olivier Marchal, je ne fais pas le malin en disant ça. Même en tant que comédien, quand il joue dans des films, je l’aime bien, même si certaines fois il est un peu à côté : cette espèce de fragilité et de dureté à la fois, je trouve que c’est un vrai personnage à lui tout seul. Et puis ses films sont intéressants, même si en tant que réalisateur, il est aux antipodes de ce que j’aime faire. Mais voilà, en tant que spectateur, c’est nickel.

Propos recueillis par Jenny Ulrich

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