[dvd :] LE CHÂTEAU DES MORTS-VIVANTS – Luciano Ricci et/ou Lorenzo Sabatini

2 Juin

Ed. Artus films

Afin d’être plus exact, le titre de ce film aurait dû inverser l’apposition finale : dans le château où se déroule la majeure partie de l’action, ce sont des vivants-morts qui occupent l’esprit et l’espace de l’esthète Comte Drago (interprété par un Christopher Lee au regard on ne peut plus cerné). Pour le maître des lieux, en effet, laisser la beauté se flétrir est inacceptable et il a trouvé le moyen d’y remédier. Une solution qui place Drago dans la droite lignée de L’homme au masque de cire (André De Toth, 1953) ou du simplet d’Un baquet de sang (Roger Corman, 1959) ou de Norman Bates dans Psychose (Alfred Hitchcock, 1960)… Pour ceux qui souhaiteraient approfondir ce thème. Liste non exhaustive, cela va de soi. Mais l’embaumement n’est finalement pas l’élément le plus saillant du film.

Des saltimbanques ont mis au point un numéro de pendaison bien rigolo et c’est ce qui leur vaut une invitation au fameux château du Comte Drago. En chemin une « petite » vieille interprétée par le grand Donald Sutherland –dont c’est le premier rôle d’importance, un rôle double d’ailleurs puisqu’il joue aussi un carabinier hilare et complaisant-, cette « petite » vieille, donc, les averti qu’ils vont en baver, mais qu’elle sera là en cas de besoin. Seul le nain de la troupe y prête attention. Ensuite, d’aventures en romances (Philippe Leroy et Gaïa Germani sont appelés à se peloter dans les coins avant la fin du film) en rebondissements, le récit va plaisamment son petit bonhomme de chemin.

C’est sympathique. Du coup, on s’étonne que Le château des morts-vivants (1964) ait eu une carrière si contrariée, surtout avec un Christopher Lee alors en pleine gloire au casting. Alain Petit, l’indispensable spécialiste régulièrement sollicité par l’équipe d’Artus films pour enrichir ses éditions, nous en dit un peu (BEAUCOUP) plus. Il détaille les interrogations qui demeurent quant au réalisateur effectif de cette oeuvre, il commente la carrière des principaux acteurs, replace le film dans son époque. Et surtout, il nous édifie sur les lieux du tournage, dont l’extraordinaire Parc des monstres de Bomarzo, dont il nous indique au passage les apparitions au cinéma. La liste se termine sur The tree of life de Terrence Malick. Ah ?

Jenny Ulrich

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