Journal d’un CUTien au FEFFS (saison 4, ép.7)

19 Sep

Pour le dernier Twix, cet homme est prêt à tout.

Il y a quelque chose de funeste dans le démontage du Village Fantastique. Dès 17 heures, on peut prendre la mesure de cette petite mort du Festival. La fête touche à sa fin.

Kalevet, survival israélien, est annoncé comme le dernier film en compétition. Last and least, donc. Pendant toute la projection, j’ai une furieuse envie de rappeler aux cinéastes que le fondement de tout récit consiste à poser des enjeux. Les personnages sont lâchés dans les bois, disparaissent vingt minutes, réapparaissent derrière un pin pour mourir une scène plus loin. Sans enjeu, j’ai la conviction qu’il est impossible de susciter le moindre intérêt du spectateur.

Je ne réviserais donc plus mon jugement. The Woman. The Woman. The Woman. Lucky McKee a survolé les débats. La cérémonie de clôture n’a plus rien à envier à celle de Cannes, en durée tout du moins. Les prix s’enchainent jusqu’au triomphe de mon favori. Vampire (pour le meilleur) et Hideaways (pour le pire) sont également récompensés. Finalement, on a le sentiment que le grand vainqueur de cette soirée n’est autre que le festival lui-même. L’ampleur et l’évolution très positive de la manifestation sont largement saluées. Le FEFFS (pour les intimes) devient un rendez-vous européen conséquent.

Tucker and Dale versus evil, film de clôture assez jouissif, enthousiasme le public. C’est un très agréable et judicieux contre pied au film d’horreur classique. La première heure place peut-être la barre trop haut, et l’intérêt décroit légèrement dans la dernière partie du métrage. Qu’importe, les discussions menant au cocktail du Régent laissent à penser que le film n’a aucun détracteur.

La soirée se termine autour d’un verre, avec le jury, une poignée de cinéastes, le staff et les accrédités. Julien Maury me confirme que Livide sortira avec une interdiction aux moins de douze ans, puisqu’il s’est engagé contractuellement à effectuer les coupes éventuellement sollicitées par le CSA. Il me parait tout de même préjudiciable d’amputer au film un peu de cette générosité qui est son meilleur argument.

D’autres essayent encore une fois de percer la carapace de Marina de Van (ne voir aucun sous-entendu sexuel dans cette allégation).

La salle se vide peu à peu et on entame une séance de brainstorming pour suggérer à Daniel Cohen un prochain président du jury (Landis, Carpenter, Dante, Raimi … ). Il a placé la barre très haut pour cette édition et se refuse à évoquer la question pour l’instant. Sa réserve est pour le moins compréhensible. Il s’agit maintenant de profiter d’un repos amplement mérité. La cinquième édition du Festival suscite pourtant déjà beaucoup d’espoirs et d’attentes.

Rendez vous est pris pour septembre 2012.

Greg Lauert

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Une Réponse to “Journal d’un CUTien au FEFFS (saison 4, ép.7)”

  1. Mélanie S. dimanche 25 septembre 2011 à 200806 #

    J’ai assisté au FEFFS. Ce compte-rendu en 6 jours est assez fidèle à ce que j’y ai vécu. même si je trouve qu’il y avait beaucoup de films faiblards (The woman l’arbre qui cache la forêt ?)
    c’est un bon festival avec une belle énergie mais prisonnier d’un genre qui n’a plus beaucoup de souffle…

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