[cinéphilie :] Geoffrey Enthoven

8 Mar

Geoffrey Enthoven était à Strasbourg pour présenter son nouveau long métrage, Hasta la Vista (sortie le 7 mars 2012). Dans ce film-ci, trois jeunes flamands lourdement handicapés décident de partir en vacances en Espagne où, ont-ils entendu dire, un bordel accepte les clients « comme eux ». A leurs parents inquiets qui voudraient les accompagner, ils racontent qu’ils veulent faire la route des vins entre copains et qu’ils vont engager un infirmier. Tout capote au dernier moment. Ils passent outre.

Geoffrey Enthoven s’est prêté au jeu de la Cinéphilie, il réagit aux films suivants –Intouchables y figure bien évidemment. Russ Meyer aussi, mais il s’avère que c’est une impasse. Quoique.

SUPERVIXENS (Russ Meyer) :

Geoffrey Enthoven : Je ne connais pas… C’était il y a longtemps ?

CUT : C’était ce réalisateur qui filmait des femmes à très grosses poitrines. Je pensais à lui à cause de la façon dont vous ouvrez votre film. J’ai pensé à Pamela Anderson aussi…

Geoffrey Enthoven : Ah oui-oui. Ça c’est vraiment une scène du réalisateur, ce n’était pas dans le scénario. Il y avait bien deux nanas qui couraient, mais on a décidé de faire ça en slow-motion, pendant tout le générique. Dans les salles les hommes sont tous en train de rigoler et les femmes se disent : bon, c’est quoi ça ?

SIDEWAYS (Alexander Payne) :

Oui, voilà, moi Sideways je ne l’ai pas encore vu en entier, mais j’ai vu About Schmidt (Monsieur Schmidt), ce qui m’a inspiré pour mon deuxième film. Sideways c’est le film qu’on me cite toujours à côté de Little Miss Sunshine : que notre film est un mélange des deux. Mais celui dont je me suis vraiment inspiré, c’est l’autre, pour une tout autre histoire. Et je pense qu’Alexander Payne est fantastique.

AALTRA (Gustave Kervern et Benoît Delépine) :

Oui, j’ai vu ce film aussi. Il y avait des gens en chaises roulantes dans la salle et c’étaient eux qui rigolaient le plus fort. Ça m’a impressionné. Et quelques années plus tard, ça m’a aidé à faire ce film, naturellement.

EX-DRUMMER (Koen Mortier) :

C’est un film avec beaucoup de couilles. J’aime le film plus que le livre, parce que le livre, ce n’est pas vraiment mon style –c’est très populaire en Flandres. Mais, oui, le film a vraiment des couilles. Pour moi, l’histoire est un peu trop nihiliste, ça je n’aime pas trop. J’ai vraiment des problèmes avec une génération qui à : « pourquoi » dit : « parce que c’est comme ça ». Je trouve qu’en tout, il y a une morale. Dans cette histoire il n’y en a pas. Mais la manière dont c’est raconté… Et aussi : j’aime bien que ce film n’aie pas de complexes. Je pense qu’on retrouve ça dans Hasta la Vista : ça parle des complexes, mais ça n’a pas de complexes.

INTOUCHABLES (Eric Toledano et Olivier Nakache) :

J’ai entendu parler de ce film pour la première fois à une convention de l’ARP, à Dijon. La première soirée, il y avait deux films en même temps qui étaient projetés, c’était Intouchables et c’était Hasta la Vista. Et j’ai dit : ah bon, il y a encore un film qui démarre du même sujet ? –mais qui est une histoire complètement différente. Au mois de décembre, pour la première fois, j’ai eu la chance de le voir. J’ai bien rigolé, je trouve que c’est un film très bien fait et j’espère, au minimum, avoir la moitié du succès de ce film, ce serait fantastique !

Propos recueillis par Jenny Ulrich

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s