[agitation :] DEFYING GRAVITY (saison 1)

8 Avr

L’acteur Ron Livingston présente quelques facettes de la série [en]

L’épisode commence dans le salon crasseux d’un vieil ivrogne aigri et avachi sur son canapé. Son fils lui fait ses adieux, il part pour un voyage de six années autour de sept planètes du Système solaire et il est loin d’être certain que son paternel soit là pour fêter son retour. L’entame de Defying gravity, un peu glauque, semble en porte-à-faux avec l’idée d’une série TV de SF mais distille avec efficacité une idée forte : il va y avoir de l’introspection à doses massives.

Et à cet égard, ce long voyage tient ses promesses. Les squelettes sortiront du placard, les faux-semblants se détricoteront… Toutefois, les mystères ne seront pas tous levés dans la première saison de cette série, qui d’après son créateur James D. Parriott aurait dû en compter pas mal, qui ne verront malheureusement jamais le jour.

Le récit se structure en deux : le présent – le voyage proprement dit, et le passé – des flashbacks qui apporteront différent éclairages sur les motivations et parcours de chacun des huit astronautes. Le fait qu’il y ait quatre hommes et quatre femmes va bien sûr entraîner des complications typiquement humaines. Et ce n’est pas cette daube de HALO (un patch inhibiteur sexuel) qui va peser grandement sur le jeu ici. Car, comme le fait remarquer le psychologue du groupe, il n’inhibe en rien la composante psychologique des relations humaines.

En arrière-plan, et cet aspect est beaucoup plus exploité dans les séquences au « présent », une mission internationale scientifique qui a coûté des dizaines de milliards de dollars, quand la planète Terre semble être au bord du gouffre écologique – si l’on en croit quelques répliques glanées ici où là. Une question en découle, pourquoi une mission habitée quand un vol automatique aurait suffi pour une fraction du coût ? Le mystère qui les dépasse tous émerge dans la question simple de connaître le véritable but de leur mission. Les amateurs de SF ne seront pas déçus par l’ambition et l’ampleur de la vision de Parriott.

Elle n’a pas été diffusée en France mais on peut en trouver une version DVD sous-titrée en français (merci la co-production canadienne). Pour les anglophones qui auront vu la série et qui souffriront le martyre de penser qu’il n’y aura pas de suite à cette excellente série tv, le site cliqueclack.com a eu la bonne idée d’assiéger Parriott pour lui soutirer la fin de l’histoire. Je rajoute un lien vers son texte (en anglais donc) en fin d’article.

Ça a un petit arrière-goût amer mais on peut s’amuser à lister les séries disparues « trop jeunes ». Pour moi : Carnivàle, Stargate Universe, John from Cincinnati, Do over, Day break, Journeyman, Traveler, Lost room. J’en trouverais probablement d’autres mais celles-ci me viennent spontanément à l’eprit.

b_d

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2 Réponses to “[agitation :] DEFYING GRAVITY (saison 1)”

  1. Fondeur Or vendredi 4 mai 2012 à 170507 #

    Est ce que cette série TV est sortie en France ?

  2. boyan_d dimanche 6 mai 2012 à 101006 #

    Elle n’a jamais été difusée en France et ne le sera probablement jamais (vu qu’elle a été abandonnée en cours de route) mais on la trouve en DVD (Defying gravity + Parriott pour la recherche).

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