Journal d’un CUTien à Cannes (saison 5, ép.5)

21 Mai

Bon, et là tu m’entends ?

Il faut bien se rendre à l’évidence, il est impossible de tout faire à Cannes. Pourtant, ma nature optimiste me dit que je peux festoyer jusqu’à 5h du matin et aller voir Amour (photo) de Michael Haneke à 8h30. Ma nature optimiste n’a qu’à moitié raison, malheureusement, car je manque une partie du dernier film de l’auteur de Caché. J’en vois assez pour admirer la performance magistrale de Jean-Louis Trintignant et admirer les superbes plans de Haneke, parfois rythmés par une bande son de Schubert, mais je réserverai mon jugement définitif après une potentielle séance de rattrapage dimanche.

Pas de rattrapage possible en revanche pour Dracula 3D de Dario Argento, découvert en séance presse. Tout ce que laissaient présager les précédents films du réalisateur et la bande annonce de cet opus se concrétisent à l’écran. Entre retranscription maladroite de l’oeuvre de Bram Stoker et idées saugrenues (Dracula se transforme à un moment en mante religieuse géante, pour la grande joie des amateurs de bis), le film d’Argento est enfoncé entre autres par des effets spéciaux en images de synthèses très laids et l’interprétation catastrophique de Thomas Kretschmann (le reste du cast n’est pas bien meilleur). Alors que le film semble avoir été accueilli avec une certaine bienveillance lors de sa projection officielle, ça ricane beaucoup en séance de presse. Tout cela est assez triste.

Pour me changer les idées, je vais au Marché découvrir Dead Before Dawn, comédie estudiantine canadienne avec des zombies. Malheureusement, en plus d’être très faible, le film est également en 3D. Je ressors de la projection avec le nez douloureux.

J’oublie vite ce désagrément en faisant une heure et demie de queue pour rien sous une pluie ininterrompue pour voir Like Someone in Love d’Abbas Kiarostami, présenté en Compétition. Qu’importe, je retente ma chance à 22h15 et je peux enfin voir le dernier opus du réalisateur de Copie conforme. Cette comédie plutôt légère (pour du Kiarostami, bien sûr), ne convainc pas totalement. Et si son art de la mise en scène est confirmé à chaque séquence, le cinéaste se complait dans des plans séquences (en voiture, sa marque de fabrique) parfois un peu vains, qui laissent l’impression d’une certaine désinvolture.

Demain, c’est (relativement) frais et dispos que je tenterai de parler de Vous n’avez encore rien vu, d’Alain Resnais, et de In Another Country, de Hong Sang-soo.

François-Xavier Taboni

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Une Réponse to “Journal d’un CUTien à Cannes (saison 5, ép.5)”

  1. Greg LAUERT lundi 21 mai 2012 à 150301 #

    Continue, mon ami. Je suis de retour à Strasbourg, et je vis le festival par procuration.
    Tu peux imaginer à quel point je regrette de ne plus être à Cannes.
    Bonne continuation …..

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