[à l’affiche :] THE AMAZING SPIDERMAN – Marc Webb

7 Juil

Encore cette envie de tisser…

On avait laissé Andrew Garfield à deux doigts de dominer le Monde aux côtés de Mark Zuckerberg dans The Social Network ; il s’était finalement fait virer comme un malpropre… Mais ne vous inquiétez pas, ce garçon a de la ressource : car ne le répétez pas, mais en fait, Andrew Garfield, eh ben c’est Spiderman !

Oui, moi aussi je croyais que c’était Tobey Maguire dans des films réalisés par Sam Raimi, mais c’est la crise, ma bonne dame ! Et puisque Raimi et Sony ne seraient, d’après mes sources, pas parvenus à tomber d’accord, ces petits malins de producteurs ont décidé, plutôt que de nous concocter un Spiderman 4, de nous pondre un « reboot » ! Soit un retour à la case départ (en touchant, espèrent-ils, beaucoup plus que 20 000…).

Nous voilà donc repartis dans cette histoire de jeune homme nommé Peter Parker, qui vit chez son oncle Ben et sa tante May.

On commence cette fois par nous expliquer pourquoi le pauvre Peter est orphelin (il se trouve que j’ai un jour lu les planches originales du « comic » de Stan Lee de 1952, et ça n’y était pas expliqué ; ce doit être comme pour savoir pourquoi Riri, Fifi et Loulou vivent chez leur Oncle Donald : il faut sûrement avoir lu un hors-série de Picsou Magazine spécial origines…)

Cela dit, jusqu’ici, tout va bien. Quand soudain… Voilà que Peter Parker alias bientôt Spiderman, n’est plus amoureux d’une Mary-Jane, mais d’une Gwen Stacy ! (Quel nom ridicule !) (Alors ça, dans le comic originel, ça ne se passait pas du tout comme ça ! Le Spiderman premier du nom, réalisé par Sam Raimi, était bien plus fidèle !) Ainsi, rapidement, c’est l’impression étrange de se retrouver dans une réalité parallèle qui prévaut ; une impression d’ailleurs amplifiée par la photographie ultra-terne de John Schwartzmann.

Ensuite, évidemment, voilà que débarque un gros méchant. Ce dernier ressemble parfois à un Godzilla enfant, et justement, on remarque de nombreuses références au mythique monstre nippon ; cela dit, était-ce bien nécessaire de littéralement voler quelques scènes au Godzilla de Roland Emmerich ?…

Andrew Garfield s’en sort plutôt pas trop mal en ado timide, Emma Stone fait très bien la jolie jeune fille, Rhys Ifans est méchant comme il faut, et l’on est bien content de retrouver Sally Field et Martin – le papa de Charlie – Sheen. Mais comme c’était à prévoir, le film est – à l’image de cette chanson de Coldplay présente sur la BO – un peu fade : il ne suffit pas de choisir un réalisateur nommé Marc Webb, et penser qu’il fera forcément l’affaire pour tourner un film à propos d’un homme-araignée lançant des toiles (vous l’avez ?…).

Car lorsque Christopher Nolan a réalisé Batman Begins en 2005, au moins avait-il tenté d’innover, et Bruce Wayne s’y retrouvait par exemple à apprendre le kung-fu dans je ne sais plus quel pays d’Asie. Là, on ne relève qu’un Peter Parker désormais adepte du skateboard… Pour le reste, on a parfois l’impression de revoir les mêmes scènes que chez Raimi, avec les mêmes postures de Spidey parcourant New-York de toile en toile.

On se dit que Stan Lee n’a pu approuver un tel gâchis, mais… Ah, ben si : on le retrouve comme à chaque fois devant la caméra, subrepticement, et en plein coeur d’une scène d’action assez bien vue pour le coup…

Au final, on ne s’est, certes, guère ennuyé, mais il fallait bien plus que cela pas pour ne serait-ce qu’égaler Sam Raimi, qui avait en son temps réussit l’exploit de proposer une sorte de blockbuster d’auteur !

Marcel Ramirez

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