Journal d’un CUTien au FEFFS (saison 5, ép.5)

22 Sep

Un Daft Punk qui se prend pour Dark Vador dans un film de nazis sur la lune… Même Tarantino n’y avait jamais pensé.

La cinéphilie, c’est une compulsion dénuée de logique. Oui, j’ai vu New York 1997 plusieurs fois. Oui, je l’ai vu en salle. Oui, je l’ai vu au FEFFS (deuxième édition ?) en 35 mm et en version originale. Et non, je ne resterai pas au village fantastique pour boire des bières. Carpenter m’appelle. Malgré la copie terrifiante, rayée, usée, qui en vient à casser au milieu de la projection, il faut être présent pour voir le public frissonner à chaque réplique de Snake.

J’aurais entendu plusieurs néo-cinéastes cette semaine se revendiquer de Carpenter, pour ancrer leur démarche dans une forme de générosité, d’évidence, et dans la veine affective 80’s. Bien souvent, j’ai pensé qu’ils n’avaient pas saisi ce qui faisait le génie de Big John, à savoir l’icônisation de certains personnages, et une retenue salutaire. New York  1997 est un brillant exemple du modus operanti de Carpenter.

Le contexte est fabuleux, le personnage principal chargé de mystère. Et le cinéaste ne surexploite jamais les qualités de son film. Il prend ses meilleurs arguments, et en use en mode mineur, pour que jamais l’attente, le désir, la fascination ne faiblissent. Le résultat convainc plusieurs générations de cinéphiles.

Je me dispense, à tort peut-être, de la projection de Grabbers dans l’espoir de dîner correctement. Sur les conseils de certains confrères qui se déplacent (eux !!!) aux projections de presse, je tiens absolument à revenir dans la course à 22 heures pour assister à la projection de Resolution, de Justin Benson et Aaron Scott Moorhead.

L’introduction vidéo déjantée laissait présager d’une démarche audacieuse. Le résultat satisfait précisément cette attente. Ce récit ambitieux d’un homme venu sevrer un ami accroc au crack, isolé dans une maison en chantier au cœur d’une réserve indienne, s’avère surprenant, déconcertant et stimulant de la première à la dernière minute.

L’histoire, et la raison, glissent peu à peu comme dans un récit de Lovecraft, et le spectateur ne pourra jamais anticiper la scène suivante. Cette audace narrative est une véritable bouffée d’oxygène dans un paysage du film de genre où la conduite du récit est bien souvent cloisonnée. Les deux cinéastes reviennent pour un débat passionné qui aurait pu s’étendre pendant de longues minutes. Mais les spectateurs de la séance de minuit frappent à la porte.

Iron Sky fera salle comble. Le cinéma, c’est une promesse, et il faut avouer que les nazis exilés sur la lune font recette. Je suis surpris de voir que le cocktail fonctionne. Les nazis, la SF, et l’humour sont associés avec talent. Mais le film est trop long, le concept trop peu solide, et le virage vers l’action pur aux deux tiers du métrage a raison de ma patience à cette heure tardive.

Le prochain compte rendu visera la clôture, et maybe, peut être, vielleicht , la nuit post apocalyptique.

Greg Lauert

 

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s