[cinéphilie :] Sandrine Bonnaire

3 Nov

Sandrine Bonnaire était à Strasbourg pour présenter son second long métrage en tant que réalisatrice, J’enrage de son absence (sortie le 31 octobre 2012).

A la mort de son père, Jacques (William Hurt) revient en France pour liquider la succession et il ne peut s’empêcher de reprendre contact avec son ancienne compagne, Mado (Alexandra Lamy). Autrefois Jacques et Mado avaient un petit garçon, il est mort. Aujourd’hui Mado a un nouvel enfant, Paul (Jalil Mehenni), d’un autre homme (Augustin Legrand)… Jacques, qui ne se remet pas de la mort de son fils, s’attache à Paul. De plus en plus. Jusqu’à… ?

Nous parlerons ou non de J’enrage de son absence dans la prochaine émission de CUTlaradio, en attendant Sandrine Bonnaire réagit aux films suivant, en se concentrant sur les points communs qu’ils peuvent entretenir avec le sien.

ELLE S’APPELLE SABINE (Sandrine Bonnaire) :

Il est en rapport avec J’enrage de son absence. Sur le passé. Un passé où on a enlevé quelque chose ou quelqu’un. Et sur l’enfermement aussi. En tout cas sur un destin tragique, un destin qui bascule, quelqu’un qui bascule… Donc il y a de vrais rapports.

UN ANGE A MA TABLE (Jane Campion) :

Oh j’ai aimé ce film. Un ange à ma table… Je ne sais pas s’il y a des points communs, mais en tout cas je me souviens qu’il y a des enfants, je me souviens d’un film assez simple, assez direct, assez fort. Avec beaucoup de douceur aussi, par moments. J’ai beaucoup aimé ce film.

HOME (Ursula Meier) :

Les emmurés ? Avec Isabelle Huppert ? C’est ça ? Il pourrait y avoir des points communs avec mon film parce que ces gens, si mon souvenir est bon, choisissent de s’emmurer volontairement, comme le fait mon personnage. Effectivement il choisit de s’enfermer aussi, de s’emmurer. Il y a un point commun. Sauf que je trouve que ce film est un peu plus… Je le trouve un peu artificiel finalement. Je n’ai pas tellement aimé.

L’AVENTURE DE MADAME MUIR (Joseph Mankiewicz) :

Ca pourrait avoir un point commun : quelqu’un qui arrive comme ça, qui fait peur et qui en même temps est un ami aussi. Je me souviens d’images assez sombres, j’ai souvenir de beaucoup de choses la nuit… Oui, en tout cas, quelqu’un qui vient, qui s’installe dans la vie de l’autre.

RICKY (François Ozon) :

Il y a un point commun sur le tout début de Ricky : la situation sociale d’Alexandra Lamy. Et puis c’est la même actrice dans les des films. Mais dans Ricky, le personnage d’Alexandra, au début, est plus abattu. Il est plus terne, plus dur… Mais en tout cas sur l’actrice, c’est un peu la même veine, d’ailleurs on a tendance à dire : est-ce que vous l’avez choisie parce que vous avez vu Ricky ? Ce n’est pas tout à fait ça, mais il se trouve que j’ai vu Ricky et ça a conforté que cette actrice est capable de faire des films dramatiques.

L’EMPREINTE DE L’ANGE (Safy Nebou) :

Oui, il y a un point commun, le fait d’être sur le souvenir d’un enfant, de ne pas lâcher ce souvenir et d’être obsédé par cet enfant qui manque.

LE LOCATAIRE (Roman Polanski) :

Je l’ai vu il y a tellement longtemps, je ne m’en souviens vraiment pas bien… Je dirais le côté ténu, un peu froid, angoissant ?

Propos recueillis par Jenny Ulrich

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