[dvd :] CELESTINE, BONNE A TOUT FAIRE – Jesus Franco

30 Déc
Ed. Artus films

Ed. Artus films

Suite à une descente de police, Célestine est forcée à fuir le bordel. Elle se retrouve, presque nue, sur la propriété d’une riche famille de la noblesse. En usant de ses charmes, elle ne tarde pas à réussir à se faire engager en tant que bonne à (vraiment) tout faire…

Célestine, bonne à tout faire est l’un de ces quelques cas à part dans la filmo de Jesus Franco. Il s’agit d’un vaudeville totalement inoffensif sans trace de sadisme ou de situations déviantes. C’est un hymne au sexe joyeux où Célestine passera gaillardement dans le lit de tous et toutes au château beaucoup plus par plaisir que par obligation. Un peu l’anti-Justine ou les infortunes de la vertu (que Franco adapta quelques années plus tôt et qui est bien plus en phase avec ses obsessions habituelles) puisque, la plupart du temps, c’est Célestine elle-même qui est la corruptrice.

On sent le budget un peu plus important que ce à quoi Franco était habitué et le film est également plus protocolairement construit et linéaire qu’à l’accoutumé. Du coup il lui manque l’excentricité – voir, disons-le, le laisser-aller – stylistique et narratif qui fait aussi l’intérêt du cinéma du réalisateur d’Une vierge chez les morts-vivants et Vampyros lesbos.

On se retrouve donc avec l’impression bizarre de voir Franco greffer ses comédiens habituels (Pamela Stanford, Olivier Mathot et consort) dans un cadre où ils paraissent étrangers (du moins sous l’objectif du cinéaste espagnol), en l’occurrence la comédie paillarde. Notons qu’en cette même année 1974, Franco créera de manière encore plus radicale le même genre d’impression en signant une adaptation – au demeurant fort sympathique – d’Un capitaine de 15 ans de Jules Verne.

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On s’amusera malgré tout de la prestation de Howard Vernon en vieillard malade mais néanmoins libidineux. Lina Romay, quand à elle, aussi décomplexée qu’à son habitude, apporte son énergie à un film qui repose en grande partie sur ses épaules.

Niveau bonus, le journaliste-cinéaste-acteur-etc. Jean-Pierre Bouyxou (qui tient un petit rôle dans le film) revient sur le tournage et sur la relation qui liait Jesus Franco à sa muse Lina Romay.

Mathias Ulrich

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