[Cadeau :] LA FILLE DE NULLE PART – Jean-Claude Brisseau

6 Fév
© Emmanuel Trousse

Jean-Claude Brisseau, comme à la maison

Hourra, Jean-Claude Brisseau déboule à Strasbourg ! Personnage bien vivant, il fait rarement le voyage pour rien. Une rencontre avec lui, c’est une belle occasion de partager du cinéma, et d’en prendre plein la tronche. Cinéphile averti, passionné pour douze, franc-tireur, Jean-Claude Brisseau est un vrai personnage qui pour la première fois est aussi l’acteur principal de son film, La fille de nulle part. Nous l’avions rencontré pour un long entretien paru dans le numéro 2 de la revue CUT. Et on ne s’en est pas encore complètement remis.

Jeudi 7 février à 20h15 au cinéma Star à Strasbourg, sera projeté en séance spéciale et en la présence du bonhomme, La fille de nulle part (Léopard d’Or au dernier festival de Locarno). A cette occasion, on vous propose de gagner 10 invitations pour 2 personnes.

Comment ? En envoyant un e-mail à cutlarevue@yahoo.fr avec votre nom et prénom. Oui, c’est aussi simple que cela. Ne tardez pas !

En salles le 6 février

En salles le 6 février

Michel est un homme vieillissant, dont la solitude est devenue la meilleure copine. Mais, lorsqu’il se met à son bureau pour poursuivre ses écrits sur la croyance, Michel ne comble pas pour autant le vide. Il vit de ce qui lui reste ; le questionnement. Jusqu’au jour où il voit une jeune femme blessée, en sang, au pas de sa porte. Il la recueille comme un oiseau tombé du nid. Dora n’est pas une femme comme les autres, et Michel ne tarde pas à en prendre conscience.

Jean-Claude Brisseau est un cinéaste passionnant, fascinant surtout. L’homme est une bête blessée, passé par toutes les étapes ; l’immense reconnaissance critique (De bruit et de fureur), le succès public (Noces blanche), le film maudit (L’ange noir), l’échec (Les savates du Bon Dieu) et l’enfer (Les anges exterminateurs, lié à son procès). Il ne pensait plus pouvoir tourner ; l’art est plus fort que tout. Alors une petite caméra DV, les moyens du bord et sa propre implication (il endosse pour la première fois au cinéma, on exclut les cameos et figurations de fortune, le rôle d’acteur) sont à l’origine de La fille de nulle part.

On y retrouve les obsessions du cinéaste ; « nos croyances les plus profondes ne sont-elles pas des illusions individuelles ou collectives ? » interroge-t-il au cœur même de son film. Primé à Locarno par la plus belle des distinctions, le Léopard d’Or, Jean-Claude Brisseau peut s’autoriser à jouir d’une marque d’affection méritée. Lui, devenu un spectre du cinéma français, est l’un des plus beaux filmeurs de fantômes.

LA FILLE DE NULLE PART de Jean-Claude Brisseau // Avec Jean-Claude Brisseau, Virginie Legeay, Claude Morel//  En salles le 6 février – 1h31

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s