[cinélogies :] SPRING BREAKERS

21 Mar

Avec Cinélogies, Boris Hurtel s’attaque une fois par mois (hum) à un film encore à l’affiche ; une critique dessinée, libre et âpre, malicieuse et moqueuse, élogieuse ou sceptique.

Pour ce sixième numéro, Boris Hurtel a choisi Spring breakers de Harmony Korine, en salles depuis le 6 mars.

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4 Réponses to “[cinélogies :] SPRING BREAKERS”

  1. karamboleuses lundi 1 avril 2013 à 200817 #

    bonjour
    je pense qu’il n’y a pas de question de morale dans ce film, harmony korine traite des vies vécues et idéalisées, entre réalité et fantasmes. Il n’est pas à prendre comme un film de « faits » : son but n’est pas de répondre à des attentes ; son but n’est pas d’être trash, ni d’être moralisateur (autant par les symboles sexuels dont tu parles que par le scenario), sont but n’est pas de fictionner le réel ou de réaliser les fictions contemporaines véhiculées par la mode fin-adolescente des années 2010. Il faut voir le film comme une peinture abstraite d’un certain monde (à blâmer ou non, le spectateur se fera sa propre idée) : abstraite car elle ne sous-titre pas son contenu par des directives (comme on en voit d’ailleurs dans la plupart des films, à petits ou gros budgets), où il nous est indiqué que telle scène fait partie des faits, et telle autre fait partie de l’illusion. Ici les deux sont mélangés, et ainsi le film se trouve dans un entre-deux qui peut paraître dérangeant parce qu’inhabituel, mais surtout juste : il va montrer du scénario jusqu’au montage que les choses ne sont pas unidirectionnelles, qu’il n’y a pas un réel et parallèlement des rêves, mais que les deux se confondent. J’ai trouvé ce film profondément humain et réellement cinématographique, et cette critique le présente comme un film à box-office (raté), ce qu’il n’est pas : rappelons qu’harmony korine est l’un des vaillants représentant du cinéma indépendant américain.
    Cette critique tente de normaliser le film et le cinema par la même occasion en le contraignant en « ce qu’il devrait être » et en passant ainsi à côté de ce qu’il est vraiment.
    Aussi la critique pourrait devenir intéressante dans les 4 avant-dernières cases, surtout lorsque l’on lit « c’est peut être cohérent de faire un film superficiel sur la superficialité -mais cela ne rend pas le film meilleur! », mais ça ne va malheureusement pas plus loin, la citation de nicolas ray ne suffisant pas. D’ailleurs la critique pourrait être plus juste si elle commençait à partir de cette réflexion et approfondissait les réels défauts du film.
    merci!! une réaction? :)

  2. Jérôme Le Roy jeudi 4 avril 2013 à 140246 #

    Vous auriez pu ne produire que la case où vous dites « Cette volonté de faire un film de djeunz alors que le fond est complètement réac… » Tout y est dit sur cette merde. Tout ? Non, vous occultez complètement le racisme du film : les gentils blancs n’y tuent que de méchants noirs.

  3. Boris Hurtel dimanche 7 avril 2013 à 01206 #

    C’est vrai que ce film est raciste en plus, sous ses apparences « cool ». C’est surtout un symptôme de l’état du cinéma actuel. Quand on pense que c’est soit disant un film « branché », on se croirait revenu à l’époque de Mac Carty! Mais où sont passé les Peckinpah, les Friedkin, les Arthur Penn? J’ai les boules, merde!

  4. Tristan Alban jeudi 11 avril 2013 à 231124 #

    un film raciste?? à vous lire j’ai l’impression que vous ne voyez seulement ce que vous voulez voir.

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