[cinéphilie :] Jérôme Bonnell

11 Avr

JeromeBonnell

Jérôme Bonnell (réalisateur) était à Strasbourg pour présenter son nouveau long métrage, Le temps de l’aventure (sortie le 10 avril 2013).

Une aventure charnelle d’un jour entre deux inconnus consentants, mais intimidés (Emmanuelle Devos et Gabriel Byrne). Trivial ? Non. D’autant qu’au cours de cette journée, il y a aussi l’Aventure avec un grand A : le « et si » qui ouvre une parenthèse où tous les repères disparaissent, où le quotidien déraille… et où on décide de faire avec.

Nous parlerons ou non du Temps de l’aventure dans la prochaine émission de CUTlaradio, en attendant, Jérôme Bonnell réagit aux films suivants.

UNE JOURNEE PARTICULIERE (Ettore Scola) :

Oh ! J’adore. Je ne l’ai vu qu’une seule fois, il y a longtemps, au cinéma. Et j’aurais rêvé justement de le revoir quand j’ai préparé le film, mais je n’en ai pas eu l’occasion, et puis je crois qu’il n’existe qu’en VF en DVD. Et il ne passe pas si souvent que ça. Je ne serais pas capable d’en parler précisément, à part que ça me touche beaucoup que vous le citiez en échos du mien. Toutes proportions gardées parce que l’idée de comparer ce serait trop. Il y a une grâce absolue entre les deux acteurs, qui sont deux immenses acteurs. Je me souviens surtout d’elle d’ailleurs, elle est immense dans ce film Sophia Loren. Je crois que c’est mon Scola préféré.

BREVE RENCONTRE (David Lean) :

Gros mélo sublime. Très moral. Parce que c’est le contexte de l’époque. J’espère que mon film à moi n’est pas moral justement, je n’ai pas souhaité mettre en relief la culpabilité. Mais c’est sublime Brève rencontre, je ne sais pas quoi dire d’autre. Là on est vraiment dans un des plus grands films de l’histoire du cinéma je pense.

VENDREDI SOIR (Claire Denis) :

Ah ben j’adore Claire Denis et j’adore Vincent Lindon, mais pardonnez ma franchise, ce film est raté ! Je trouve que ce film est vraiment raté, que la magie n’y est pas. Je me permets de dire ça parce que la magie est tellement par ailleurs chez Claire Denis, et chez Vincent Lindon !

HAROLD ET MAUD (Hal Ashby) :

Je l’ai vu quand j’étais tout petit donc j’en ai un souvenir confus… Je me souviens que c’était assez grinçant. Je sais que quand j’avais vu ce film, comme j’étais enfant, j’avais pris la mesure d’un humour qui n’était pas du tout le notre. Un truc très grinçant. Je me souviens qu’il faisait tout le temps semblant de se suicider, qu’il y avait quelque chose de très noir et qu’on pouvait vraiment en rire. Mais j’étais vraiment petit.

Propos recueillis par Jenny Ulrich

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