[dvd :] LE FIER REBELLE – Michael Curtiz

12 Avr
Ed. Artus Films

Ed. Artus Films

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Radicalement différent de L’attaque de Fort Douglas de Kurt Neumann qui sort également ces jours-ci chez Artus et qui appartient à la série B, Le fier rebelle est un western familial classique, signé par le réalisateur de Casablanca, parfois proche du mélodrame et où l’histoire et les personnages priment largement sur l’action.

Le film conte l’arrivée de John Chandler, un ancien soldat sudiste, accompagné de son fils muet, qu’il cherche à faire soigner, dans une petite ville nordiste. Suite à un accrochage avec la famille Burleigh et les ennuis avec la justice qui s’ensuivent, il se retrouve à travailler dans le ranch de Linnett Moore, vieille fille encore séduisante au caractère bien trempé. Evidemment, les Burleigh, éleveurs riches et sans scrupules, aimeraient s’approprier les terres de Linnett…

Si le scénario sort d’un moule qui a déjà servi – les tenants et aboutissements sont souvent éprouvés – le film reste très bien écrit et fait preuve d’une vraie richesse narrative. En partant du thème du héros déchu (il a combattu pour le Sud vaincu et n’a pas le sou), qui rate son entrée et s’attire de prime abord une certaine méfiance avant de pouvoir prouver sa valeur, Curtiz développe intelligemment une histoire qui ne manque pas de personnages intéressants et d’intrigues parallèles.

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Alan Ladd joue avec son propre fils et ça apporte un naturel inespéré à leur relation à l’écran. Toutes les parties avec le chien (parce qu’il y a un chien) ont, en outre, une vraie utilité scénaristique. Le spectre de la guerre de sécession n’est pas là pour servir un quelconque sous propos idéologique mais pour approfondir le vécu des personnages. En gros, le film surprend agréablement partout où il aurait pu s’enfoncer dans le consensuel et la tarte à la crème.

On est bien dans un western classique, celui dont la fonction première est, dirait-on, de donner une image grandissante de l’homme, mais la subtilité du traitement le fait tenir sur le dessus du panier, même pour qui n’est pas fan du genre.

Une intervention érudite d’Eddy Moine complète cette édition. On regrettera malheureusement la qualité insuffisante (définition manquant de précision, pellicule griffé et usée) du master image utilisé.

Mathias Ulrich

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