[dvd :] HORROR HOSPITAL – Anthony Balch

11 Juin
Ed. Artus

Ed. Artus

Un jeune couillon (l’insupportable Robin Askwith, qui défigura de sa sale présence une bonne vingtaine de films durant les 70’s, des bons, parfois – La tour du diable de Jim O’Connolly – des conneries improbables, aussi – Queen Kong de Frank Agrama) répond à une annonce pour un séjour de remise en forme à la campagne. Il se retrouve, en compagnie d’une jeune hystérique, qui passera le plus clair du film à s’époumoner à la plus petite goutte de sang et à la moindre apparition impromptue, dans l’inquiétant manoir abritant l’institution du docteur Storm. Ce dernier, savant complètement fou, comme il se doit, se livre à d’épouvantables expériences sur le cerveau humain, transformant ses cobayes en véritables robots, asservis à sa seule volonté…

Dans l’épouvante anglaise, Horror hospital (qui fut titré La griffe de Frankenstein lors de son exploitation en salles) est un objet un peu à part. On y sent encore l’influence des films de studio des années 1950 et 1960 (scientifique dément, assistants ultra-typés, présence de Michael Gough…) mais on se rapproche déjà des bandes indépendantes et fauchées de Pete Walker ou Norman J. Warren qui prendront un moment la relève.

C’est l’un des deux seuls films qu’aura réussi à monter son réalisateur Antony Balch, après Secrets of sex, un nudie teinté de fantastique assez anecdotique. L’œuvrette a été écrite rapidement et ça se sent. Il y a un peu le même côté auberge espagnole construite de bric et de broc que dans le Lâchez les monstres de Gordon Hessler, tourné à la même époque. Et là aussi, le film compense son côté très inégal par un humour noir et absurde et un sens du délire parfaitement assumé.

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Balch table sur un racolage forcené pour rallier un public jeune tout en conservant un certain respect des traditions pour ne pas faire fuir les amateurs d’horreur de la première heure. Les idées sont parfois un peu bâclées (la voiture guillotine pour se débarrasser des témoins gênants et autres cobayes récalcitrants aurait pu être un peu mieux élaborée) mais elles s’enchaînent avec bonne santé. Les scènes sanglantes se succèdent (maquillages très sommaires !), alternées avec des scènes de comédie qui font parfois mouche.

Balch fait feu de tout bois. Ça paie comme ça peut, parfois en petite monnaie, parfois en grosses coupures, un peu jetées par les fenêtres, dans la prodigalité d’une fin de règne. L’ensemble est de mauvais goût, aussi criard dans son genre que son actrice principale, un peu dégénéré, parfois très drôle, toujours divertissant. Bis, comme on dit, et même très bis. C’est ça qui fait son charme ! Bandes annonces et intervention d’Alain Petit complètent le DVD.

Mathias Ulrich

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