Journal d’un CUTien au FEFFS (saison 6, ép.6)

23 Sep
Linda Lovelace like this.

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Quelques heures avant la cérémonie de clôture, je décide de m’astreindre à une petite séance de rattrapage. Bien m’en a pris, puisqu’Uma historia de Amor e Furia, seul film d’animation de la sélection, sera gratifié d’un prix du public quelques heures plus tard.

En cinq séquences, le long métrage parcourt différents épisodes de l’histoire du Brésil, du point de vue des opprimés et des révolutionnaires. L’ensemble est plaisant, pour son aspect historique plus que narratif, sans doute. Le dernier segment, qui est une projection dans un univers futuriste, s’avère être le plus stimulant.

N’ayant pas entendu parler du film dans les couloirs tout au long du festival, je présume que le prix est une forme de consensus, dans la mesure où Uma historia a peut-être moins divisé que ses concurrents.

Prendre le temps de dîner est une vaste utopie. Dès 19h, il convient d’entrer dans la file. L’affluence est telle pour l’avant-première de Machete Kills que les cinémas Star font le choix d’ouvrir une seconde salle. La cérémonie de clôture est, pour dire les choses simplement, plus cadrée que l’année précédente. Il y a peut-être moins la volonté d’en faire un spectacle ou d’étirer ce moment particulier. Pourtant, le contenu se révèle plus dense encore, avec l’ajout, notamment, d’une compétition dévolue aux jeux vidéo.

Je ne ferais pas la narration complète du palmarès (le site du FEFFS sera assez exhaustif), mais je m’arrêterais simplement sur ma satisfaction de voir Kiss of the damned, film de vampires de Xan Cassavetes et accessoirement énorme coup de cœur de votre chroniqueur, obtenir l’Octopus d’or.

A mon sens, le film mérite amplement d’être récompensé, pour sa grâce, son ambition sur un sujet amplement ressassé, et l’affirmation d’une nouvelle figure du cinéma indépendant. Robert Rodriguez, auteur de Machete Kills, a également, en son temps, été un emblème de ce cinéma indépendant.

A voir son dernier opus, on peut raisonnablement douter du fait qu’il s’intéresse encore au 7ème art. Machete, dérivé d’une fausse bande annonce incluse dans le projet Grindhouse, est une couteuse blague de potache étirée en tous sens. Le scénario, signé Rodriguez (comme à peu près tout le reste, d’ailleurs) vise la surenchère permanente mais touche au ridicule absolu dès la deuxième scène. Sous prétexte de divertissement, il faut une impressionnante dose de cynisme pour livrer un objet aussi décousu et mal branlé.

Mais le film de clôture ne saurait entacher l’impression très positive qui se dégage de la sixième édition du FEFFS. J’arguais, en ouverture de cette chronique, que la réputation du festival au sein de la communauté cinéphile allait se jouer cette année sur la qualité de la programmation. La mission des programmateurs est une réussite, dans la mesure où nous avons pu découvrir une demi-douzaine d’œuvres absolument excellentes.

On ne saurait être plus exigeant. Quoique, je tenterais dans un an.

Greg Lauert

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