[dvd :] BANDIDOS – Massimo Dallamano

14 Oct
Ed. Artus films

Ed. Artus films

Pris au milieu d’une attaque de train menée par le terrible Billy Kane et qui se transforme en véritable carnage, Richard Martin, qu’un lien mystérieux lie au chef de bande, en ressort les deux mains mutilées. Il décide alors de former un tireur d’élite à qui il transmettra toute sa science des armes, dans le but de se venger de son ennemi…

Premier film du fort capable quand il le veut bien Massimo Dallamano (Mais… qu’avez-vous fait à Solange ?, Section de choc…), Bandidos est ce qu’il est convenu d’appeler un western crépusculaire. Les légendes de l’ouest y sont reconverties en saltimbanques, présentant de ville en ville des spectacles de tir à moitié bidouillés. Les bandits, psychopathes quasiment invincibles, n’hésitent pas à massacrer tous les témoins de leurs larcins, femmes et enfants compris. Par son ambiance foraine et le cheminement un peu particulier de ses personnages, le film de Dallamano n’est – en outre – pas sans anticiper un brin l’excellent Plus mort que vif que tournera deux ans plus tard Robert Sparr avec Vincent Price et Clint Walker.

Un peu freluquet, l’éphémère Terry Jenkins (il ne jouera que dans un seul autre film), le tireur formé par Martin, ne fait pas vraiment d’étincelles. Qu’importe, il est appuyé par la performance sans faille d’Enrico Maria Salerno, parfait un pistolero vieillissant, ne pouvant plus se servir de ses mains et – par cette mutilation symbolique – délesté de sa dignité comme de sa place dans un monde de l’ouest qu’il ne peut pourtant se résoudre à quitter. Salerno, acteur de théâtre ayant joué tous les classiques, est aussi émouvant dans ce rôle tragique qu’il était drôle dans la légèreté d’Un train pour Durango de Mario Caiano. Sa longue carrière d’acteur ne comprendra finalement que ces deux incursions dans le domaine du western. On peut le déplorer autant que se réjouir de la qualité des films.

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Dans le rôle du super vilain, Venantino Venantini, acteur que l’on connaît un peu tous comme notre poche (il faisait parti de la famille Lautner et a joué dans quantité de films en France, des Tontons flingueurs à J’ai toujours rêvé d’être un gangster, en sus de sa carrière italienne), apporte une présence un peu décalé mais pas désagréable.

Si le film souffre de quelques petites longueurs et d’un budget que l’on devine modeste, la manière dont il brasse et finit par rendre indissociable les thèmes de la filiation, du besoin de suprématie et de la vengeance, le rend malgré tout passionnant.

En bonus, des bandes annonces et une intervention de Curd Ridel, qui revient sur la carrière des comédiens et du réalisateur.

Mathias Ulrich

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