[agitation:] 36e FFIV – Le palmarès

13 Nov
Clara Ponsot et Riccardo Scamarcio

Clara Ponsot et Riccardo Scamarcio (Cosimo et Nicole)

Le 36e Festival du film italien de Villerupt (54), a rendu son verdict vendredi dernier, privilégiant des films engagés, qui sont une des caractéristiques majeures du cinéma transalpin. Les statuettes, conçues par le sculpteur italo-lorrain Amilcar Zannoni, ont ainsi récompensé le cinéaste Francesco Amato avec le Prix du jury pour Cosimo e Nicole (Cosimo et Nicole), avec Clara Ponsot. Il est loin le temps où l’actrice débutait sa carrière dans Madame le proviseur, Commissaire Moulin et Joséphine, ange gardien. Après Bye Bye Blondie de Virginie Despentes (2011), elle a su internationaliser sa carrière en franchissant les Alpes. Elle s’illustre cette fois dans une histoire d’amour franco-italienne sur fond de précarité.

Le jury jeune a pour sa part été sensible à L’Arbitro (L’Arbitre) de Paolo Zucca avec le très populaire Stefano Accorsi (Juste un baiser, Les Brigades du Tigre ou encore la série Mafiosa). L’acteur campe un arbitre rattrapé par le phénomène de la corruption. Puisque Camus est semble-t-il à la mode et que ses écrits son convoqués pour illustrer un peu tout et n’importe quoi, allons-y sur le football : « Vraiment, le peu de morale que je sais, je l’ai appris sur les terrains de football et les scènes de théâtre qui resteront mes vraies universités » (R. Grenier, Album Camus, La Pléiade).

C. Gerini, C. Capotondi et S. Impacciatore

C. Gerini, C. Capotondi et S. Impacciatore (Amies,…)

Le Prix du public est allé à Amiche da morire (Amies, à la vie à la mort) de Giorgia Farina avec Claudia Gerini, Cristiana Capotondi et Sabrina Impacciatore. En Sicile, une femme vertueuse, une autre aigrie et une prostituée s’allient pour enquêter sur la double vie du mari de l’une d’entre elles. Une comédie policière au féminin déjantée : le girl power à l’honneur.

Quant aux exploitants, ils ont voté pour Une piccola impresa meridionale (Une petite entreprise méridionale) de Rocco Papaleo avec Riccardo Scamarcio. Promis à la prêtrise, un homme change d’avis et se retrouve à vivre dans un phare en Sardaigne. Une galerie de personnages hétéroclites lui rendent visite. Une comédie légère cette fois.

La presse, enfin, a choisi Alì ha gli occhi azurri (Alì a les yeux bleus) de Claudio Giovannesi avec Nader Sarhan. Dans la banlieue de Rome, Nader, un Egyptien et Stefano, un Italien, deux jeunes qui participent à de petits trafics, entrent en conflit quand le second sort avec la sœur du premier. Un film sur la tolérance, inspiré d’une histoire vraie et interprété par ses véritables protagonistes.

L’Amilcar de la ville a rendu hommage au cinéaste Paolo Virzì, qui avait réalisé en 2012 Tutti i santi giorni (Chaque jour que dieu fait). Une histoire poignante sur un couple qui essaie d’avoir un enfant. A ce jour le seul film de la chanteuse Thony, dans un très beau rôle.

F.M.

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