[dvd :] THE HUNTERS – Chris Briant

6 Juil

ed. Bac Video

D’après son réalisateur, The Hunters aurait pu sortir tout droit d’un livre de Stephen King ; le film est centralisé sur ses personnages et se veut comme un thriller psychologique livrant une réflexion sur l’humanité… Dans ce cas, je me sens obligé d’admettre que ma critique aurait pu sortir des Cahiers du cinéma ; elle va remettre en question cent ans de cinéma et faire plonger vos dvd dans les chiottes. Je plaisante, je vais me la jouer Cut et balancer une vanne originale : le film de Chris Briant n’est pas brillant.

Pour résumer, le film parle d’une jeune recrue de la police locale nommée Le Saint qui enquête sur une série de disparitions qui hantent la ville. Ses recherches vont le mener jusqu’au mystérieux Fort Goben où il va croiser la route de quelques chasseurs qui y font des choses pas très catholiques…

Tourné en anglais avec une équipe internationale ayant fait ses armes essentiellement à la télévision, filmé dans la ville de Metz, The Hunters est le premier long-métrage de son réalisateur qui s’offre par la même occasion le rôle principal du film. Difficile de dire quelque chose de sympa tant les intentions du film pataugent dans la boue. On pourrait peut-être dire que c’est bien de se battre pour réaliser ses rêves. Par contre, c’est nul d’avoir la prétention de dire faire un thriller psychologique lorsque la dimension intellectuelle de celui-ci demeure aussi invisible qu’un pet de mouche. Sans parler de l’aspect technique qui transpire l’amateurisme, du scénario torché à la cour de récrée et des acteurs en roue libre. Plutôt que de perdre de l’argent pour cette tâche de freinage, autant se tourner vers des tentatives plus intéressantes telles que les récents Territoires d’Olivier Abbou et The Incident d’Alexandre Courtès (pour rester dans les premiers films français de genre tournés en anglais).

The Hunters ne fait même pas le poids avec le récent direct-to-dvd The Hunt de Thomas Szczepanski (qui lui aussi montre des chasseurs pas très gentils) qui ne demeure pas original pour un sou, mais qui s’assume en tant que survival pur et simple sans avoir la prétention de se dire plus intelligent qu’il n’est… et de nous prendre pour des cons. Sérieusement, quand tu fais ton jogging, le clone de Dianna Agron ne s’arrête jamais pour te conseiller sur ta respiration ; il faut arrêter de nous faire avaler ces conneries !

En bref, un direct-to-dvd trop chiant à regarder seul chez soi, trop consternant et même pas assez involontairement drôle pour le regarder avec des potes et des bières.

En bonus, le dvd offre un making of de 16 minutes qui consiste à dire à quel point Chris Briant est brillant et une bande-annonce qui fait croire que le film tourne autour du personnage de Dianna Agron alors qu’elle n’occupe qu’un quart du film… Quand on n’a pas grand-chose offrir à son chien, un sucre fait toujours l’affaire, n’est-ce pas ?

Rock Brenner

NB tardive (Avril 2013) : « (…) trop consternant et même pas assez involontairement drôle pour le regarder avec des potes et des bières. » Je me corrige : l’ayant regardé avec des potes et des bières dans un pur moment de désespoir, The Hunters s’avère être une expérience mémorable en bonne compagnie. Une deuxième vision confirme l’impression de la première. Il mériterait une projection dans chaque école de cinéma au sein d’un cours qui s’intitulerait « Merder son film, mode d’emploi« .

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