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[bluray :] LE 49E PARALLELE – Michael Powell

22 Nov
Ed. Carlotta

Ed. Carlotta

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1940, après avoir torpillé un navire anglais, un sous marin allemand aborde les côtes canadiennes. Une poignée d’hommes, menés par un officier fanatisé, est envoyé en reconnaissance à terre juste avant que le sous marin ne soit coulé à son tour. Le petit commando, isolé en territoire ennemi, va alors se diriger vers le 49e parallèle, qui délimite la frontière avec les États-Unis encore neutres, multipliant les rencontres et parsemant son chemin de cadavres…

A partir de 1939, Michael Powell participa amplement à l’effort de guerre en s’adonnant au film de propagande. La seconde guerre mondiale continuera d’ailleurs à l’intéresser longtemps après qu’elle soit terminée. Du Lion a des ailes (1939) à Intelligence service (1957), en passant par Un de nos avion n’est pas rentré (1942) ou même Une question de vie ou de mort (1946), son apport sur le sujet n’est donc pas négligeable. Lire la suite

[dvd:] LES AVENTURES FANTASTIQUES DU BARON DE MUNCHHAUSEN – Josef von Baky

15 Juil
Ed. Artus films

Ed. Artus films

Lors d’un bal costumé, le baron de Munchhausen fait la connaissance d’un jeune couple passionné par les exploits de son illustre ancêtre Hiéronimus. Il leur conte bientôt le récit de ses incroyables aventures. Comment il fut envoyé à la cour de Russie pour y séduire l’impératrice Catherine, comment il se retrouva prisonnier des Turcs ou embarqué sur une montgolfière pour un voyage vers la lune…

Commandé par Joseph Goebbels à la fois pour remonter le moral d’une Allemagne déjà usée par la guerre en ces années 1942-1943 et pour prouver au monde que le cinéma germanique pouvait égaler, voir surclasser la machine hollywoodienne, Les aventures fantastiques du baron de Munchhausen donne, disons-le tout de go, pleinement raison au ministre de la propagande du Troisième Reich. C’est un vrai remède contre la morosité et il se hisse sans soucis dans le très haut du panier du cinéma de divertissement des années 1940.

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[rétrospective :] Otto Preminger

14 Mar
Kojak

Kojak

Si tu ne viens pas à la cinémathèque, la cinémathèque viendra à toi, dixit, approximativement, un certain Bossu.

Le cinéma Star (à Strasbourg) accueille donc, dans la foulée de la Cinémathèque Française, une rétrospective Preminger, avec un total de huit films projetés du 6 mars au 2 avril 2013.

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[dvd :] LE COMMANDO DES MORTS-VIVANTS – Ken Wiederhorn

13 Jan
ed. Bach Films

ed. Bach Films

Oh la jolie jaquette que voilà. Elle date de l’époque où le Commando des morts-vivants (Shock Waves en VO, 1977) sortait en VHS, mais elle n’a pas pris une ride. Ce qui bien sûr en fait toujours beaucoup trop, les morts-vivants du film étant nettement moins parcheminés. Moins grands aussi. « Plongez dans l’horreur » nous suggère l’avenante devanture, d’où les noms jadis vendeurs de John Carradine et Brooke Adams ont été effacés au profit du seul Peter Chushing.

Alors on plonge.

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[dvd:] L’EPAVE – Willy Rozier

25 Déc
Bach Films

Bach Films

Cinéaste français oublié, Willy Rozier (1901-1983) a été champion de natation avant de devenir acteur, puis réalisateur, producteur, scénariste et dialoguiste. Champion de France de brasse coulée en 1925, il a même participé aux Jeux olympiques d’Amsterdam en 1928. Cette passion pour le sport l’a amené à utiliser ses connaissances dans ses films. Comme dans L’Epave, mélodrame osé et audacieux, qui a lancé la carrière de la pétillante Françoise Arnoul. Pour ce drame romantique, et bien avant Le Monde du silence de Cousteau (1956), Rozier tourne des scènes sous-marines d’anthologies, avec une caméra, l’Aquaflex, qu’il a mise au point avec son opérateur. C’est sous l’eau qu’il dirige ses comédiens pour ces quelques tableaux marins, mis en musique et nimbés d’une voix narrative évocatrice. Lire la suite

[dvd :] COLONEL BLIMP – M. Powell & E. Pressburger

9 Nov

Ed. Carlotta

Carlotta poursuit l’exploration et l’exploitation des productions ARCHERS. Après Les chaussons rouges et Le narcisse noir, l’éditeur se penche sur Colonel Blimp du duo Powell / Pressburger (The Life and Death of Colonel Blimp, pour qui voudrait de l’exhaustivité).

Le mode opératoire de l’éditeur est semblable. La copie est sublimement restaurée, introduite par Martin Scorsese. Le film s’accompagne d’un entretien avec Thelma Schoonmaker, veuve de Powell et monteuse de Scorsese depuis Raging Bull, et d’un documentaire plus général sur la création de l’œuvre. Ce dernier supplément permet d’entrevoir la carrière chaotique d’un film haï par Churchill, produit pendant la guerre et qui jette un regard débonnaire sur les relations anglo-allemandes.

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[dvd:] TWO O’CLOCK COURAGE – Anthony Mann

14 Sep

ed. Montparnasse

Polar oui, Film Noir non… Contrairement à ce qu’indique la jaquette du DVD, Two O’clock Courage est une comédie. Presque une comédie romantique même. Bon OK : sur fond d’enquête policière (existentielle ?), avec (au moins au début) des cadrages et des lumières empruntés au genre Noir.

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[dvd:] MYSTERE A MEXICO – Robert Wise

7 Sep

Ed. Montparnasse

Après avoir enchainé quelques séries B dans les studios de la RKO et juste avant de signer Nous avons gagné ce soir qui lui ouvrira les portes des grands studios, Robert Wise nous avait offert Mystère à Mexico en 1948. Le film parle d’un inspecteur d’assurances, Steve Hastings, envoyé à Mexico pour retrouver un agent, Glenn Ames, disparu alors qu’il enquêtait sur un mystérieux vol de bijoux. Il suit alors la sœur de Glenn, Victoria, en espérant qu’elle le conduira jusqu’aux bijoux. Mais la belle ne laisse pas Steve indifférent et il tombera rapidement amoureux d’elle…

Situé dans un Mexico à la fois accueillant et inquiétant – mais encore à mille lieux de la représentation chaotique de Luis Buñuel dans Los Olvidados réalisé seulement deux ans plus tard -, Robert Wise nous fait visiter les soirées mondaines, les hôtels de luxe et des immeubles abandonnés qui ont tous un point commun : le danger. Mais ce danger devient presque secondaire tant l’histoire d’amour espiègle entre le personnage joué par le décontracté William Lundigan et celui de la farouche Jacqueline White semble davantage retenir l’attention du cinéaste et, par conséquent, du spectateur.

Les qualités narratives du réalisateur sont bien présentes, ainsi que l’efficacité du montage et de la réalisation, mais il manque un certain équilibre entre légèreté et suspense. Mystère à Mexico commence comme un film à suspense et évolue comme une comédie romantique classique, mais il a le mérite de ne pas s’étaler sur la durée (le film ne faisant que 66 minutes) et de faire sincèrement rire par moments.

Sûrement pas une des œuvres les plus marquantes de l’homme qui fût aux commandes de The Haunting, mais une curiosité à (re)découvrir avec une qualité d’image qui ne dément pas la bonne réputation des éditions Montparnasse.

Rock Brenner